‹ Œuvres compl`etes (volume 4)Chapitre 165 sur 180 · SUPPLIQUE · texte numérisé non relu

SUPPLIQUE

ment que ce soit. C'est pourquoi ils se proposent d'observer la plus grande modestie dans les regards, dans les paroles, dans les manières. Ils s'abstiendront donc de regarder ou au moins de fixer des objets dangereux, ils ne laisseront jamais échapper une parole équivoque ou une allusion quelconque à des choses contraires à leur saint vœu, et ils fuiront tout rapport familier avec des personnes suspectes, tout ce qui pourrait ternir l'éclat de la pureté. Ils aimeront extrêmement la retraite, qui est la gardienne fidèle de ce lis dont l'éclat vous est si cher. En un mot. ils sont déterminés à plutôt se laisser mettre en pièces que de commettre jamais, soit en pensées, soit en paroles, soit en actions, aucun péché contre un vœu si sacré, et ils entendent le renouveler présentement entre vos mains, fermement résolus de verser jusqu'à la dernière goutte de leur sang plutôt que de le transgresser.

Telles sont, auguste Mère, les offrandes que les religieux de cette pauvre Retraite, le front dans la poussière, osent déposer humblement à vos pieds. Ah! daignez jeter sur eux vos yeux pleins de miséricorde, favorisez-les d'un de ces regards amoureux qui réjouissent tout le paradis; répandez en eux un esprit nouveau, la force et l'énergie nécessaires pour pratiquer fidèlement ce qu'ils ont résolu on votre honneur , et en vue de rendre hommage h votre Immaculée Co.ncf.i'tion ; enfin, accordez-leur les quatre grâces suivantes :

La première, c'est de ne jamais commettre de péché mortel, ni véniel délibéré, d'éviter autant que possible toutes les imperfections, surtout celles auxquelles ils sont particulièrement sujets.

La seconde , c'est la persévérance finale dans le bien qu'ils ont entrepris, ainsi que la grâce si précieuse de vivre et de mourir dans notre saint Institut.

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La troisième, c'est un grand zèle jiour l'observance régulière, joint à un vil' désir d'avancer icus les jours dans la perfection.

La quatrième, c'est de maintenir leur Institut dans sa rigueur primitive, sans négliger jamais la moindre de ses règles. Ils vous supplient d'y appeler, à cet effet, des religieux morts à eux-mêmes, qui en approuvent et en maintiennent l'observance pure, entière et parfaite.

Voilà, auguste Reine, les quatre faveurs que souhaitent les religieux de la Retraite. Daignez bénir leur supplique, en leur accordant ce qu'ils vous demandent humblement pour la plus grande gloire de votre divin Fils et l'honneur de votre Puketé Immaculée. N'envisagez pas leurs misères, ô aimable Mère , ou plutôt qu'elles servent à attirer sur eux vos miséricordes. Toute leur confiance repose en vous, c'est dans votre Cœur sacré qu'ils doivent épancher l'ardeur de leurs désirs ; vous êtes leur refuge : ils vous vénèrent à ce titre, ô puissante Souveraine, ils vous saluent du fond de cette vallée de larmes, en unissant leurs hommages affectueux à ceux de tous les Bienheureux qui sont dans le ciel , et de tous vos fidèles serviteurs qui sont sur la terre. En signe de la perpétuelle servitude et de l'humble dévouement qu'ils professent à votre égard, ils entendent renouveler aujourd'liui le vœu qu'ils ont fait déjà de défendre, même au prix de leur sang, votre Immacum'e CoNcr.PTioN , mystère auguste qui vous attirera éternellement la vénération de tous les Elus. Ils finissent en soupirant après les grâces qu'ils sollicitent , et en implorant votre sainte bénédiction. Laus Deo, etc.

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