JÉSUS EST DESCENDU DE LA CROIX
f. .^doramus te, Christe, etc. | y. Nous vous adorons, etc.
Cette (rei/cième station représente le lieu où Jésus fut descendu de la Croix et déposé entre les bras de sa Mère aflligée.
Considérez quel glaive de douleur perça le cœur de cette Mère inconsolable, lorsqu'elle reçut dans ses bras le corps inanimé de son divin Fils. Elle contemple les unes après les autres les plaies qui le couvrent, et cette vue fait saigner de nouveau toutes les blessures de son cœur matei'nel. Mais quel fut le poignard le plus meurtrier et le plus cruel pour ce tendre cœur? Ce fut le péché, le péché qui ôta la vie à son bien-aimé Fils. Détestez donc ce maudit péché, et mêlez vos larmes à celles de cette Vierge désolée, en lui disant :
0 Reine des Martyrs! quand serai-je digne de comprendre vos peines et d'y compatir en les portant constamment dans mon cœur? Ah ! faites, ô Mère de douleurs! que je pleure jour et nuit ces dérèglements criminels qui vous ont tant fait souffrir; et qu'après avoir passé ma vie à pleurer, a aimer et à espérer, j'expire de douleur pour vivre éternellement avec vous.
58 PREMIt.K FAF.RCICE
Notre Père, etc. | Pater. Ave. Gloria, etc.
Cœur généreux, toi qui, pendant la vie, Veux sur la croix rester jusqu'au trépas ! Ose espérer, digue enfant de Marie, De reposer, à la mort, dans ses bras.
XI V" STATION
JÉSCS EST MIS AU TOMBEAU. v
p. Nous vous adorons, etc. | j^. Adoramus te,Christe, etc.
Celte dernière station représente le saint sépulcre où fut déposé le corps adorable de Jésus.
Considérez quels furent les gémissements de saint Jean, de Marie Madeleine, des autres saintes femmes et de tous les fidèles disciples du Sauveur, lorsqu'on le renferma dans ce tombeau ; mais considérez surtout la désolation extrême du Cœur de Marie, en se voyant privé tout à fait de son bien-aimé Fils. A la vue de tant de larmes et de soupirs, rougissez de ce que, dans le cours do ce saint exercice, vous avez éprouvé si peu de sentiments de piété et de compassion. Ranimez votre ferveur en finissant, baisez humblement la pierre qui recouvre cette tombe sacrée, faites un effort pour y laisser votre cœur en dépôt, et en poussant de |)rofonds gémissements conjurez votre Sauveur de le renfermer avec le sien :
0 miséricordieux Jésus! qui avez voulu, uniquement par amour pour moi, parcourir le douloureux clieniin du Calvaire, je vous adore maintenant dans ce sépulcre où vous êtes renfermé. Mais je voudrais vous ensevelir encore plus profondément dans mon cœur, afin de ressusciter avec vous à une vie nouvelle, et de persévérer jusqu'à la lin dans votre grâce. Faites donc, je vous en con-
jure par les mérites de votre Passion que je viens de méditer, faites que ma dernière nourriture avant d'expirer soit la divine Eucharistie, que mes dernières paroles soient Jésus et Marie, que mon dernier soupir se confonde avec celui que vous avez exhalé pour moi sur la croix, et quainsi, animé d'une foi vive, d'une espérance ferme, d'une charité ardente, je meure avec vous, je meure pour vous, afin d'être admis à régner avec vous dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il. Pater. Ave. Gloria, etc. j Notre Père, etc.
Morte à soi-même, ensevelie au monde, L'àrae en son corps, ce triste et vil séjour. Avec .lésus goûte une paix profonde.
Dans l'humble espoir de voir sa gloire un jour.
Si le Chemin de la Croix se fait en dehors de l'église, on pourra, en y retournant, chanter quelques strophes du Stabat Mater. Lorsque la procession est arrivée au pied de l'autel, on termine par la prière suivante :
^. Ora prò nobis. Virgo dolorosissima,
i^.Utdigni efBciamur proraissionibusChristi.
f. Priez pour nous, ò Vierge désolée,
^. Afin que nous soyons dignes des promesses de Jésus-Chrisl.