‹ Œuvres compl`etesChapitre 128 sur 214 · LES SEPT DOULEURS DE MARIE · texte numérisé non relu

LES SEPT DOULEURS DE MARIE

Le pape Pie VII a accordé une indulgence de 300 jours, à gagner une seule fois le jour, à ceux qui réciteront avec un cœur contrit 7 Ave Maria en l'honneur de la sainte Vierge, en ajoutant après chaque Ave la strophe : Sancta Mater, on en français : O sainte Mère, etc. — De plus indulgence pléniere une fois le mois, aux conditions ordinaires, pour ceux qui auront pratiqué

ce pieux exercice pendant un mois. — Ces indulgences sont applicables aux âmes du purgatoire.

Deus, in adjutorium meutn 0 Dieu, veuez à mon aide ; intende :

Domine, ad adjuvandum me Seigneur, hâtez-vous de me

festina. secourir.

Gloria Patri, et Filio, et Spi- Gloire soit auPère,etau Fils,

ritui Sancto : et au Saint-Esprit :

Sicut erat in principio et Comme elle était au commen-

nunc et semper, et in ssecula cernent, maintenant et toujours

sseculorum. Amen. et dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il

I. Je compatis, ô Mère désolée, à cette première douleur qui vous perça le cœur, lorsque Siméon vous prédit tout ce que votre bien-aimé Jésus aurait à souffrir. Je vous prie, par vos larmes amères, d'amolir la dureté de mon cœur, afin que pénétré de la plus affectueuse compassion, je pleure sincèrement la Passion et la mort de mon divin Rédempteur, ainsi que vos douleurs, .

Après chaque invocation on dira :

Pater, Ave, Gloria

Sancta Mater, istudagas, 0 sainte Mère, je vous en prie,

Crucifixi fige plagas. imprimez profondément dans mon

Cordi meo valide. coeur les plaies de Jésus crucifié.

II. Je compatis, ô Mère désolée, à la seconde douleur qui vous perça le cœur, lorque vous vîtes votre Fils innocent, à peine né, déjà en butte aux persécutions d'Hérode, et que vous-même vous fûtes contrainte de fuir en Egypte, à travers mille dangers, et avec des peines et des fatigues sans nombre. Je vous supplie, ô ma tendre Mère, de m'obtenir la grâce de souffrir avec patience, d'embrasser même avec joie les croix et les

contrariétés de cette misérable vie, et de les porter de compagnie avec vous et avec votre doux Jésus ; afin que, satisfaisant en ce monde pour mes péchés, je sois délivré des peines plus grandes de l'autre vie.

III. Je compatis, ó Mère désolée, à la troisième douleur qui vous perça le cœur, lorsque vous perdîtes votre cher Fils. Par les larmes et les soupirs que vous exhalâtes jour et nuit pendant ces trois jours que vous fûtes à sa recherche, je vous prie de m'obtenir la grâce de trouver le véritable amour de mon Dieu, pour ne jamais plus le perdre jusqu'à la mort, afin d'être admis à l'aimer et à le glorifier pendant toute l'éternité en paradis.

IV. Je compatis, ô Mère désolée, à la quatrième douleur qui vous perça le cœur, et qui fat de voir votre Jésus condamné à mort, garrotté comme un criminel, couvert de sang et de blessures, couronné d'épines, succombant sous le poids d'une lourde croix qui meurtrissait ses épaules, et mettait ses os à nu, et gravissant péniblement la montagne du Calvaire, pour s'immoler en notre faveur. Par cette affliction profonde que vous éprouvâtes en le voyant tout ensanglanté, tout défiguré lorsque vos yeux rencontrèrent ses yeux ; votre cœur, son cœur; lorsque vous le serrâtes dans vos bras et sur votre sein, je vous supplie de m'obtenir la grâce de vivre dans une parfaite et constante résignation à la volonté de mon Dieu, et de ne respirer toute ma vie que pour sa plus grande gloire et pour son amour.

V. Je compatis, ô Mère désolée, à la cinquième douleur qui vous perça le cœur, lorsque vous vîtes dépouiller votre cher Fils sous vos yeux, et percer ses pieds et ses mains ; que vous le contemplâtes suspendu cruellement à la croix sur de longs clous, et là, plongé dans l'affliction, inondé de son sang, réduit à l'agonie.

terminer enfin sa vie au milieu des tourments et des opprobres, sans que vous pussiez l'aider, ni lui procurer le moindre des soulagements qu'on ne refuse pas même d'ordinaire aux plus grands criminels. Je vous supplie, par votre constance invincible au pied de la croix où Jésus expirait, de m'assister à l'heure de ma mort, et de m'adoucir les amertumes de la dernière agonie. Au nom de l'amour que Jésus mourant vous a témoigné, ainsi qu'à nous, lorsque prenant congé de vous, il vous a laissée pour Mère à saint Jean, et nous a donnés à vous pour enfants dans la personne de ce disciple, acceptez-moi pour votre enfant, et faites que je vous honore toujours comme une bonne et tendre Mère, que je vous aime comme telle, et que je vous glorifie jusqu'à mon dernier soupir.

VI. Je compatis, ô Mère désolée, à la sixième douleur qui vous perça le cœur, en voyant enfoncer cruellement une lance dans le côté sacré de votre cher Fils déjà mort, et le sang jaillir avec l'eau, pour laver les souillures de nos âmes. Je vous prie, ô ma Mère, par cette amère douleur que vous ressentîtes seule, de m'obtenir la grâce d'habiter dans le Cœur de Jésus, ouvert pour mon amour, et de faire que mon cœur n'admette plus d'autre amour que le vôtre et celui de mon Dieu. Vierge sainte, vous pouvez m'obtenir ces grâces précieuses; si vous le pouvez, je l'attends de vous.

VIL Je compatis, ô Mère désolée, à la septième douleur qui vous perça le cœur en recevant dans vos bras votre bien-aimé Fils déjà mort, en le voyant pâle, livide, ensanglanté, tout meurtri, et en le plaçant dans le tombeau, où vous l'avez déposé avec votre cœur, demeurant la plus affligée et la plus inconsolable des mères. Je vous prie, ô Vierge sainte, par les larmes et les souffrances que je vous ai coûtées, de m'obtenir le

pardon de mes péchés, la grâce de la persévérance finale, et la gloire du paradis. Faites-le, ô ma Mère.

Ora prò nobis. Virgo dolorosissima.

Ut digni efficiamur promissionibus Christi.

OREMUS. — Deus , in cujus passione, secundum Simeonis prophetiam, dulcissimam animam gloriosae virginis et matris Mariae doloris gladius pertransivit : concede propitius , ut qui dolores ejus venerando recolimus, tuae passionis effectum felicem consequamur. Qui vivis et régnas in ssecula saeculorum. Amen.

Priez pour nous, ô Vierge très-douloureuse ; Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.

PRIÈRE. — Divin Sauveur, dont la passion, selon la prophétie de Siméon, a percé d'un glaive de douleur lame si tendre de la glorieuse vierge Marie, votre Mère, accordez-nous la grâce, tandis que nous vénérons ses douleurs, de recueillir les fruits salutaires de votre passion, vous qui vivez et régnez dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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