DANS LE CIEL
I. Je vous félicite, ô Fille du Père éternel, du bonheur dont vous jouissez présentement en paradis, de ce que choisie à cause de votre virginité, de votre pureté et de votre humilité pour être la Mère de son Fils unique, vous êtes maintenant exaltée au-dessus de toutes les hiérarchies célestes. — Ave Maria.
II. Je vous félicite, ô Mère du Fils de Dieu, de la joie que vous éprouvez en paradis, à cause que, comme le soleil ici-bas illumine le monde entier, ainsi par la splendeur de votre gloire vous ornez et vous embellissez ce fortuné séjour. — Ave Maria.
III. Je vous félicite, ô Epouse de l'Esprit-Saint, des délices dont vous jouissez présentement en paradis, à cause que tous les chœurs des Anges, tous les esprits bienheureux vous honorent, vous révèrent, vous reconnaissent pour la Mère de leur Créateur et pour leur Souveraine, et s'empressent d'obéir à vos moindres signes. — Ave Maria.
IV. Je vous félicite, ô Servante de la très-sainte Trinité, de l'allégresse dont vous êtes comblée en paradis, à cause que toutes les grâces que vous demandez à la bonté et à la miséricorde divine vous sont aussitôt accor-
dées; bien plus, comme dit saint Bernard, telle est votre dignité et votre crédit là-haut, qu'aucune grâce n'en descend sur la terre, qu'elle n'ait passé auparavant par vos mains. — Ave Maria.
V. Je vous félicite, auguste Princesse, des honneurs sublimes et des triomphes qui vous sont décernés dans le ciel, parce que vous seule avez mérité d'être assise à la droite de votre divin Fils, qui occupe un trône égal en majesté et en gloire à celui de son Père. — Ax>e Maria.
VI. Je vous félicite, ô Refuge des pécheurs. Consolatrice des affligés, Espérance des chrétiens, de l'allégresse que vous ressentez en paradis, à cause que vos véritables serviteurs, ceux qui vous louent, vous honorent et vous imitent ici-bas, reçoivent de Dieu pour récompense sa sainte grâce en ce monde, et la gloire la plus élevée dans le ciel. — Ave Maria.
VII. Je vous félicite, ô Mère, Fille et Epouse de Dieu, de ce que les grâces, les joies et les allégresses dont vous êtes comblée en paradis, loin de cesser jamais, ne feront que s'accroître jusqu'au jour du jugement, et dureront dans tous les siècles des siècles. — Ave Maria.