‹ Œuvres compl`etesChapitre 162 sur 214 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La très-sainte Vierge, Mère de Dieu, étant à un titre tout particulier la patronne de celte Congrégation, on ne peut douter qu'elle ne lui accorde sa faveur spéciale, et qu'elle ne la protège; car cette Mère de miséricorde paie de retour ceux qui l'aiment, et prend sous sa protection quiconque met en elle sa confiance. Il est donc juste aussi que les Congréganistes se distinguent par la plus tendre dévotion envers elle, en honorant d'une manière spéciale le glorieux privilège de sa Conception Immaculée. C'est ce que leur rappelle la dénomination même de notre Congrégation : elle est intitulée la petite Couronne de l'Immaculée Conception, à cause de cette Couronne de trois dizaines que les Congréganistes, dans leurs réunions, récitent en l'honneur de Marie toujours pure, avant, pendant, et après l'enfantement do son divin Fils. Les Congréganistes doivent surtout témoigner leur dévotion envers Marie, en s'efforçant, par une conduite pure et irréprochable, de retracer en eux les éminentes

vertus dont elle nous a donné l'exemple. Rien ne sera plus utile à cet effet, que la fréquentation des sacreroenis, qui est le but principal de notre Congrégation, et l'observance des règles que nous allons leur tracer. Nous jugeons utile de les publier, afin qu'elles soient lues tous les mois dans les assemblées publiques.

REGLES GENERALES

La Congrégation sera gouvernée par un prêtre d'une piété et d'un zèle reconnus, qui aura le titre de Directeur. Il remplira ses fonctions avec application et avec charité, sans aucune vue d'intérêt temporel, uniquement pour la plus grande gloire de Dieu et le salut des âmes. Il présidera toutes les réunions des Congréganistes ; il y fera la lecture spirituelle d'une demi-heure, ou la fera faire par un membre des plus capables, qui aura soin de lire distinctement et posément ; s'il jugeait bon d'adresser à l'assemblée une petite exhortation, il en est le maitre. Il tâchera d'avoir un Assistant prêtre, qui puisse le remplacer en cas d'absence.

C'est au directeur qu'il appartient de choisir les officiers inférieurs, tels qu'un Secrétaire, qui sera chargé de tenir le. registre des Congréganistes, et d'instruire des règles et usages de la Congrégation ceux qui sont nouvellement reçus ; un ou plusieurs Sacristains, chargés du soin de la chapelle ou oratoire, où se feront les exercices, et de convoquer les Congréganistes aux heures voulues en sonnant la cloche; deux ou trois Conseillers, qui auront pour mission d'étouffer les inimitiés et les ressentiments, et de maintenir la paix et

l'union fraternelle entre tous les Congréganistes. Le Directeur pourra créer d'autres fonctions semblables, selon les besoins de la Congrégation.

Il tiendra surtout à ce que les règles suivantes soient ponctuellement observées.

Premièrement, nul ne pourra être inscrit dans notre Congrégation avant l'âge de quatorze ans accomplis ; l'admission se fera par le Directeur. Rien n'empêche que le récipiendaire ne soit en même temps membre d'une autre Confrérie, pourvu qu'il ait le loisir d'assister aux exercices. Avant d'être admis, il devra faire une confession /générale de toute sa vie; s'il en avait déjà fait une antérieurement, il devra au moins confesser tous les péchés commis depuis sa dernière confession générale ; puis, le jour de son admission, il communiera, et fera entre les mains du Directeur son acte de consécration à Marie, tel qu'on le donnera ci-après.

Tous les Congréganistes se confesseront et feront une communion générale au moins une fois par mois, le dimanche qui sera désigné par le Directeur. Si cependant quelqu'un avait quelque empêchement pour ce jour-là, il pourra, de l'avis du Directeur, différer sa communion à un autre jour. On les exhorte de plus à s'approcher des sacrements aux fêles solennelles de Notre-Seigneur, de la très-sainte Vierge et des saints Apôtres,

RÈGLES DE LA PETITE COt'RONNE. 377

Au moment de la communion générale tous les Congréganistes réciteront ensemble le Confiteor. Si cette communion ne pouvait avoir lieu dans l'oratoire de la Congrégation, les Congréganistes, autant que faire se peut, se rendront processionnellement à l'église paroissiale, le crucifix en tête, en marchant deux à deux, avec la plus grande modestie ; ils chanteront les Litanies en allant, elle Te Deum en revenant; puis ils se sépareront après avoir récité les prières accoutumées. Qu'ils aient soin, du reste, toutes les fois qu'ils s'approchent de la sainte Table, non-seulement d'apporter à celte grande action toutes les dispositions extérieures et intérieures requises, mais en outre, de faire au moins un quart d'heure d'action de grâces après la communion.

Le matin à leur lever, après avoir pris de l'eau bénite et fait le signe de la croix, ils rendront grâces à Dieu de tous les bienfaits qu'ils en ont reçus, et feront les actes de Foi, d'Espérance, de Charité et de Contrition. Ils feront ensuite l'acte d'offrande qui commence par. ces mots : 0 Dieu éternel, etc. ^ pour offrir à Dieu toutes leurs actions avec le ferme propos de ne pas l'offenser, et renouveler l'intention de gagner toutes les indulgences qui se présenteront dans le cours de la journée. S'il arrivait qu'ils ne pussent pas faire ces actes avant de sortir, qu'ils lâchent de les faire tout en se rendant à leurs occupations.

(1) Voyez La Voie du Pat-adis, page 266

Dans le cours de la journée, qu'ils élèvent fréquemment leur esprit vers Dieu, et qu'ils se souviennent, spécialement quand ils seront assaillis de quelque tentation, que Dieu est présent, qu'il les voit, et qu'il peut, à l'instant même où ils auraient le malheur de l'offenser, les retirer de ce monde pour les précipiter en enfer. Qu'ils contractent même la précieuse habitude, lorsqu'ils sont tentés, de mettre aussitôt la main au crucifix, qu'ils porteront toujours sur la poitrine en dessous de leurs vêtements, et qu'ils prononcent avec foi cette belle invocation : Mon Jésus, miséricorde ! Nous les exhortons à répéter ces paroles le plus souvent possible pendant la journée.

Le soir, avant de se coucher, après avoir pris de l'eau bénite, ils s'examineront sur les pensées, les paroles et les actions de la journée, formeront un ferme propos de ne jamais plus pécher, feront un acte de contrition en excitant dans leur cœur une vive douleur d'avoir offensé un Dieu si bon, et tâcheront de s'endormir avec quelqu'une des vérités éternelles à l'esprit,

Ils réciteront, tous les soirs, le chapelet avec les autres personnes de la maison, pour honorer la trèssainte Vierge; ils s'efforceront de lui témoigner leur amour filial, principalement en imitant ses éminentes vertus par une grande pureté de corps et d'âme, en s'entretenant fréquemment de ses glorieuses prérogatives et en attirant tout le monde à son service.

Ils assisteront tous les jours au saint sacrifice de la Messe ; les jours où ils seraient empêchés d'y assister, qu'ils tâchent au moins de faire une visite au très-saint Sacrement, dans quelque église, en y récitant cinq Pater et Ave en l'honneur des cinq plaies de Notre-Seigneur.

Ils seront très-diligents à accompagner le Saint- Sacrement lorsqu'il est porté aux infirmes, interrompant pour cela toute autre occupation, et donnant le bon exemple à tous par leur piété et leur modestie. Ils feront même en sorte d'avoir chez eux un cierge destiné à accompagner le Saint-Sacrement, et qu'ils feront porter toutes les fois que l'occasion se présentera.

Qu'ils professent un souverain respect pour les églises, qu'ils s'y fassent toujours remarquer par leur modestie, leur silence et leur dévotion, et qu'ils assistent les dimanches et jours de fêtes aux instructions et aux catéchismes qui s'y feront.

Qu'ils se gardent bien de travailler les jours de fêtes de précepte ; en cas de nécessité, qu'ils demandent la permission voulue et qu'ils aient soin d'éviter tout ce qui pourrait occasionner le plus léger scandale.

Qu'ils s'instruisent exactement de la doctrine chrétienne et l'enseignent avec le plus grand soin à leurs enfants ; qu'ils ne manquent pas d'envoyer ceux-ci au catéchisme et à l'école; qu'ils soient attentifs à leur donner toujours le bon exemple, en se gardant bien de dire une parole ou de faire en leur présence la moindre action qui serait indigne d'un bon chrétien. Ils pourront les conduire aux assemblées de la Congrégation lorsqu'ils en seront capables, bien qu'ils n'eussent pas encore l'âge requis pour en faire partie, afin de les initier aux pratiques de piété, et de leur inspirer, dès l'âge le plus tendre, la crainte salutaire de Dieu et la dévotion envers la très-sainte Vierge.

Les dimanches et jours de fêtes, ainsi que les vendredis, ou tout autre jour, ils feront, s'ils le peuvent, le Chemin de la Croix, afin de gagner les nombreuses indulgences attachées à ce saint exercice, de soulager les âmes du purgatoire, d'apprendre à l'école du Sauveur à réformer leur conduite, et enfin d'accumuler d'immenses trésors de mérites pour celte vie et de gloire pour la vie éternelle.

Qu'ils ne se permettent jamais de chanter des chansons déshonnêtes ou profanes, mais qu'ils se familiarisent avec des cantiques spirituels, propres à récréer l'esprit en même temps qu'ils portent le cœur à la vertu. Qu'ils ne prennent jamais part à des conversations indécentes, et que bien loin de proférer eux-mêmes des paroles trop

libres, ils arrêtent ceux qui voudraient entamer de pareils discours en leur présence. Qu'ils se gardent aussi de lire des romans ou d'autres mauvais livres.

Qu'ils évitent, surtout les jeunes gens, les fréquentations dangereuses, se souvenant que l'amour profane est un filet à l'aide duquel le démon entraîne une multitude de familles à leur ruine, et, qui pis est, une infinité d'âmes en enfer. Lorsqu'ils songeront à s'établir, qu'ils ne prennent pas d'engagements sans le conseil et l'assentiment de leurs parents ou de ceux qui en tiennent la place, afin de prévenir les troubles et de divisions qui naissent trop souvent de ces mariages conclus dans l'ombre, sans guide, ni conseil.

Qu'ils aient en horreur tout ce qui sent la médisance, la calomnie, le blasphème et le faux serment, les regardant comme des vices qui déplaisent souverainement à Dieu, Qu'ils lâchent même, autant qu'il est en leur pouvoir, de corriger les blasphémateurs, et que tout au moins ils disent, chaque fois qu'ils entendent blasphémer : Loué soit Jésus-Christ. Ils observeront que c'est par ces mots qu'ils doivent se saluer lorsqu'ils se rencontrent, quelque part que ce soit, et ils en agiront de même avec tout le monde en enseignant aux autres à répondre : A jamais ! afin de gagner les indulgences attachées à cette pieuse pratique. (Voyez ci-dessus, p. 17.)

Qu'ils fuient, comme la peste, les mauvais compa-

gnons, ceux qui par leurs paroles ou leurs actions entraînent les autres au mal, et qu'ils s'abstiennent aussi de tout ce qui pourrait scandaliser le prochain : par conséquent, ils ne fréquenteront pas les lieux où l'on se réunit pour boire et se livrer au jeu. Si, en voyage, ils doivent entrer dans une auberge, ils s'y comporteront avec gravité, se tiendront à l'écart et n'y prendront que leur nécessaire.

On ne les entendra jamais chanter ou faire du brait dans les rues, surtout la nuit, soit en ville, soit à la campagne ; ils s'habitueront à rentrer chez eux de bonne heure le soir, ils ne se permettront point de se masquer en temps de carnaval, ni d'assister au spectacle.

Qu'ils s'abstiennent des jeux de hasard, tels que le jeu de cartes ou de dés. Ils pourront se permettre d'autres jeux licites et honnêtes, mais qu'ils aient soin d'éviter les contestations, les fraudes et enjeux trop considérables.

Qu'ils soient diligents et prompts à se rendre aux exercices de la Congrégation, interrompant au premier sonde la cloche toute autre occupation, estimant qu'il n'y en a point de plus importante que celle qui concerne le salut de leur âme.

Si, pour quelque empêchement , ils ne pouvaient se rendre à une assemblée, qu'ils en donnent avis au directeur. Du reste, au dehors comme chez eux, qu'ils

tâchent d'observer partout les mêmes règles, et de pratiquer les mêmes exercices de piété, autant que faire se peut. Que s'ils venaient à s'absenter sans raison, ils demanderont qu'il leur soit infligé quelque pénitence.

Si un Congréganiste se montrait peu fidèle observateur des règles, particulièrement s'il manquait fréquemment d'assister aux assemblées par négligence, surtout s'il lui arrivait de faire du tapage dans les rues, s'il se livrait aux jeux de hasard, ou causait quelque autre scandale, il recevra d'abord des avertissements convenables du directeur, et s'il n'en profitait pas, il sera exclu de la Congrégation, et son nom, rayé du registre des associés.

Lorsque quelqu'un des Congréganistes tombera malade, les autres tâcheront d'aller le voir, de le consoler, et même de lui procurer des secours selon ses besoins et les ressources de chacun. S'il vient à mourir, on priera pour le repos de son âme, conformément à ce qui sera réglé par l'usage dans chaque Congrégation.

On exhorte les Congréganistes à pourvoir par des aumônes volontaires aux frais de la Congrégation, spécialement lorsqu'on fera la quête, ce qui aura lieu après la récitation de la petite Couronne, ou en d'autres temps, si le directeur le juge bon. Chacun donnera ce qu'il peut ; toute taxe ou imposition fixe est défendue ; il faut que chacun soit libre de donner ou de ne pas donner, comme bon lui semble. Une seule fois l'année V. su PAR. 33

384 RÈer-ES de la petite couronne.

à la fêle principale de la Congrégation ou toute autre, au choix du directeur, on ira déposer publiquement son offrande dans un plateau qui se trouvera au pied de l'autel ; encore sera-t-on libre de donner ou de ne pas donner, comme on voudra. Ces aumônes seront remises entre les mains du directeur, qui pourra nommer un trésorier, lequel sera chargé d'en tenir un compte bien réglé, afin qu'il ne puisse jamais s'élever aucun soupçon d'infidélité.

Aux fêtes principales de la sainte Vierge, les Congréganistes renouvelleront tous ensemble leur acte de consécration à cette auguste Mère, en répétant la formule qui sera donnée ci-après. Cette consécration, ainsi qu'on l'a déjà dit (art. III), devra se faire entre les mains du directeur par chaque nouveau Congréganiste le jour de sa réception. L'admission des aspirants ne sera prononcée qu'après quelques mois d'épreuve, durant lesquels on s'assurera de leur ponctualité et de leur assiduité aux exercices de la Congrégation.

Dans les lieux où s'est introduit l'usage de se donner la discipline le vendredi ou le dimanche soir, quoique nul n'y soit tenu, on exhorte cependant tous les Congréganistes à ne pas y manquer, et à s'en acquitter en esprit de foi.

A la fin de chaque réunion, quatre ou cinq Congréganistes désignés indifféremment par le directeur pourront pratiquer quelques pénitences publiques, qui leur seront déterminées soit de vive voix, soit par écrit,

comme, par exemple, de baiser la terre autant de fois, de dire un Salve Regina les bras en croix, de rester à genoux à la porte de l'oratoire, la corde au cou et une couronne d'épines sur la téle, pendant que les Congreganistes sortent et de leur dire : Mes frères, priez Jésus pour moi, et autres semblables. Si quelques-uns témoignaient spontanément au directeur le désir de faire ces pénitences, il le leur permettra en leur donnant labénédiction, particulièrement à ceux qui auraient volontairement transgressé quelques règles et qui en auraient fait l'aveu en public.

Le directeur fera faire la lecture des présentes règles une fois par mois; il pourra choisir pour cela le jour de la communion générale.

Il est bon d'observer que ces règles n'obligent nullement sous peine de péché, même véniel, sauf l'obligation provenant de la loi de Dieu ou de l'Eglise ; mais que néanmoins la négligence à les observer pourrait causer un préjudice notable aux transgresseurs.

DE LA TEiNUE DES ASSEMBLÉES.

Les assemblées pourront se tenir le matin ou le soir, comme le directeur le jugera bon, eu égard à la diversité des temps et des lieux. Au signal de la cloche donné par le sacristain, tous les Congréganistes se dirigeront vers l'Oratoire ou l'Eglise. En arrivant, ils prendront de l'eau bénite, diront à genoux un Pater ei un Ave,

puis iront baiser le crucifix qui sera déposé au pied de l'autel, et après avoir salué le directeur, se rendront à leur place; ils y resteront pendant tout le temps que durera l'assemblée, dans une attitude modeste, recueillie et silencieuse. S'ils avaient quelque chose à dire, qu'ils ne parlent qu'à voix basse, attendu qu'un religieux silence est la condition la plus indispensable pour entretenir la piéié et la ferveur.

Lorsque les Gongréganistes seront réunis en nombre suffisant, on donnera le dernier signal, et on commencera la lecture spirituelle de la manière indiquée par la règle, (art. 1) ; elle durera environ une demi-heure, en observant toutefois que , comme les réunions en règle générale ne doivent pas durer plus d'une heure, il conviendrait d'abréger la lecture si elle devait être suivie d'une allocution prononcée soit par le directeur, soit par tout autre prêtre religieux ou séculier. Le directeur se montrera empressé de procurer ce secours spirituel aux Gongréganistes , afin qu'ils soient bien instruits dans la pratique de la vertu. Les livres dont on fera usage pour les lectures spirituelles sont : V Introduction à la vie dévote de saint François de Sales, les Œuvres du père Louis de Grenade... ou d'autres ouvrages semblables, propres à instruire et à toucher tout à la fois.

Au signal donné par le directeur, la lecture cesse et tous se mettent à genoux. Le directeur dit d'abord l'oraison Aetiones nostras , puis on récite la petite Gouronne de trois dizaines ; à la fin de chaque dizaine, après le Gloria Patri, on dit : Bénie soit la Sainte et

Immaculée Conception de Marie toujours Vierge. La petite Couronne terminée, on récite le Salve Regina et le Credo; ensuite le directeur indique encore diverses fins pour lesquelles il invite les Congréganistes à prier, en disant :

Nous dirons un Pater et Ave pour ceux qui sont en état de péché mortel, ou dans l'occasion du péché ;

Un autre, pour ceux qui sont en état de grâce, afin qu'ils y persévèrent ;

Un autre, pour les Congréganistes vivants et trépassés ;

Un autre, pour les bienfaiteurs de la Congrégation ;

Un autre, en l'honneur de S. François d'Assise et de S. Pierre d'Alcantara, protecteurs de la Congrégation ;

Un autre, pour les fondateurs et le directeur de la Congrégation.

Après avoir récité ces Pater et Ave, on distribue les pénitences dont il est parlé à l'article XXIX, et tous ensemble récitent les Litanies de la sainte Vierge à demi-voix, tandis qu'on fait la quête. Les Litanies terminées, le directeur dit le f et l'oraison, comme il suit :

. suit :

'^. Ora prò nobis, sancta Dei Genitrix ; i^. Ut digai efSciamur promissionibus

us Christi.

Defende, quaesumus, Domine, beata Maria semper Virgine intercedente, istam ab omni ad^^ersitate familiam congregatam, et toto corde tibi prostratam ab hostium propitius tuere clementer insidiis. Per Christum Dominum nostrum. Amen.

S'il devait y avoir une instruction, tout le monde s'assiérait de nouveau, et l'instruction finie, on récitera l'acte de contrition suivant :

388 RÈGLES DE l.\ PETITE COURONNK.

Je me repens de tout mon cœur, ô mon Dieu, de vous avoir offensé, parce que vous êtes infiniment bon et infiniment digne d'être aimé par-dessus toute chose ; je me propose fermement avec le secours de votre grâce, de ne jamais plus vous offenser à l'avenir.

C'est par cet acte de contrition que devront se terminer toutes les réunions, qu'il y ait instruction en finissant ou non. Puis, au signal de la cloche, tout le monde se lève et on se retire en silence.

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