DEUXIÈME OFFRANDE
A" Dieu offensé.
A V Offertoire.
Oui, nous vous avons offensé, ô grand Dieu ! nous avons enfreint votre loi en pensées, en paroles, en actions : nous avons péché sous vos yeux, et tant de fois, qu'il nous est impossible d'en dire le nombre. Nous nous confessons pécheurs, mais pécheurs humiliés, contrits, repentants. Nous voudrions n'être pas nés, si nous devions vous offenser ; nous aimerions mieux mourir mille fois plutôt que de retomber dans le péché ! Ah ! qui nous donnera les soupirs et les larmes d'un Pierre, ou d'une Madeleine. — Mais ces pleurs, mais cette douleur, voire même celle de tous les pénitents, est-ce en soi une satisfaction pour un Dieu outragé ? Vous êtes infini : et pour compenser une offense infinie, il ne faut rien moins qu'une satisfaction infinie. — La voilà, ô Père éternel, dans le sacrifice de l'Agneau divin, qui est venu pour porter les péchés du monde. Il s'est immolé sur le Calvaire pour les iniquités de tous les hommes, et il vient ici maintenant se sacrifier pour les nôtres en particulier ; il vous offre ses mérites tout exprès pour nous. Son sang crie miséricorde en notre faveur; nous l'implorons nous-mêmes avec un cœur contrit et repentant, et nous l'espérons en vertu des mérites infinis de Jésus-Christ.