‹ Œuvres compl{grave}etesChapitre 85 sur 152 · Le texte dit : « il allume su lampe · texte numérisé non relu

Le texte dit : « il allume su lampe

visiter lui-même tous les endroits de sa maison j et ce n'est qu'avec beaucoup de peine qu'il s'endort après cette recherche. Il mène avec lui des témoins quand il va demander ses arrérages, afin qu'// ne prenne pas un jour envie à ses débiteurs de lui dénier sa dette. Ce n'est point chez le foulon qui passe pour le meilleur ouvrier qu'il envoie teindre sa robe, mais chez celui qui consent de ne point la recevoir sans donner caution. Si quelqu'un se hasarde de lui emprunter quelques vases*, il les lui refuse souvent; ou s'il les accorde* il ne les laisse pas enlever qu'ils ne soient peséSj il fait suivre celui qui les emporte^ et envoie dès le lendemain prier qu'on les lui renvoie^. A-t-il un esclave qnil affectionne etqui l'accompagne dans la ville, il le fait marcher devant lui, de peur que, s'il le perdoit de vue, il ne lui échappât et ne prît la fuite. A un homme qui, emportant de chez lui quelque chose que ce soit, lui diroit : « Estimez cela, et mettez-le sur mon compte*, » il répondroit qu'il faut le laisser où on Ta pris, et qu'il a d'autres affaires que celle de courir après son argent.

[XIX]. d'un vilain homme*.

Ce caractère suppose toujours dans un homme une extrême malpropreté et une négligence pour sa personne

\. D'or ou d'argent. {Note de La Bruyère.)

2. Il y a en grec : « Si c'est un parent ou un ami qui les demande. »

3. Cette fin de phrase n'est pas dans le texte, qui est du reste fort altéré. D'après l'édition Stiévcnart, le sens est : « Il est tenté de les essayer, de les peser, d'exiger un gage avant de les prêter. »

4. Le texte ajoute : « Car je n'ai pas le temps de vous envoyer le paie* ment. »

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