B. 1N1C0L4S DES LOMBARDS
1. Voici un abrégé de sa vie d'après le Z)ic/io/mairc phupie de Migne (il, 5G9) :
Le D. Nicolas de Longobardi', religieux minime, naquit, le 6 janvier 1649, à Longobardi, en Calabre, de parents pieux, mais pauvres. Il ne reçut d’autre éducation que celle qu’on reçoit ordinairement à la campagne, mais la ferveur avec laquelle il pratiquait tous les devoirs de la religion lui attira des grâces extraordinaires, qui éclairèrent son esprit et développèrent les sentiments de son cœur. Etant entré dans un couvent de Minimes, il s’appliqua avec ardeur à devenir un bon religieux et à faire tous les jours de nouveaux progrès dans la perfection. Il obtint de ses supérieurs la permission de faire le pèlerinage de Rome et celui de Lorette, ce qui contribua encore à augmenter sa ferveur. La sublimité de ses vertus le rendit l’objet de la vénération publique et tout le monde le regardait comme un saint. Nicolas, loin de se prévaloir de ces témoignages d’estime, n’en était que plus humble et il cherchait à cacher à tous les yeux les grâces privilégiées dont Dieu se plaisait à le combler. 11 fut éprouvé par de graves maladies, qu’il supporta avec patience et même avec joie. 11 mourut le 12 février^ 1709, à l’âge de soixante ans, après avoir été favorisé pendant sa vie du don de prophéties et du don des miracles. Pie VI le béatifia en 1786. — 3 février.
2. Une omission importante dans celte notice est le séjour et le culte à Rome.
En 1868, p. 56, et en 1869, p. 66, j’écrivais dans la Correspondance de Home, sous la rubrique Fêtes et cérémonies de la semaim prochaine, au 3 février :
B. Nicolas des Lombards, de l'Ordre de? Minimes, mort l’an 1709. Son corps repose à S.-François-de-PauIe ai Monti, dans la chapelle qui lui a été dédiée. L’urne d'albâtre de l’autel porte cette
1. Le nom de lieu est, en épigraphie, exprimé autrement, LongobavrJio et a Longobardi^. X.
2. Cette date est erronée, ca»’ elle ne correspond pas au natal liturgique. X.
courte épitaphe, gravée sur lapis -laziuli : Sao'um quieti corporis heaii Nicolai a Longobardis On y expose divers objets, vraies reliques, qui furent à sou usage, tels qu’un crucifix, une chemise, iin cilice, des chaînes de fer et le morceau de bois qui lui servait d oreiller pour dormir^. Dans le couvent des Minimes Siciliens attenant à l’église, on voit la chambre qu’il habita et où il mourut. Les religieux de son ordre distribuent aux pieux visiteurs des images, gravées d’après le portrait authenli(iue du bienheureux L
3. Son iconographie résulte de cette gravure et de la toile, de la fin du xvme siècle, apposée à son autel. Sur celle ci il porte la croix avec Jésus-Christ et, en récompense, au ciel, un ange tient au-dessus de sa tête une couronne de roses.
La gravure le représente à mi-corps, et de face, dans le costume de la religion'*, la tête rayonnante et couverte d’un capuchon, la barbe et les cheveux courts. Sa main gauche est posée sur sa poitrine en signe d’humilité et la droite tient un crucifix. La lettre porte ;
Vem Effigies II. Nicolai Saggi n Langobardis Cilerioris Calabrix Obrjt Ronue ^ 3 feb. in Collegio S. Frnncisci de Panla in Moniibus 1709 xlalis siue annis 60 ; et diebus 28 Religionis 40.
F. Dencd®. fane parochus f. f. ' Garofalo fanormit sculp.» Uomui 1780.
Cette image date donc de l’annee de la béatification : elle donne à la fois le nom du curé frère lienedetlo Pane, qui la commanda, et du graveur Palermitain Garofalo, qui 1 exécuta à Rouie.