Prière à réciter à l'occasion de quelque besoin temporel
Glorieux S. Vincent, qui, parmi vos dévots, a hésité jamais, dans les besoins temporels pressants, à recourir à votre assistance efficace? Je me trouve actuellement dans cette nécessité et je vous demande instamment une faveur temporelle {On peut exprimer ici la grâce qu'on sollicite). En tout temps et en tout lieu, vous avez généreusement distribué les faveurs temporelles ; vous avez opéré tant de miracles en ressuscitant les morts, en guérissant instantanément les moribonds, en soulageant de leur misère tant d infortunés, en délivrant par prodige de leurs défectuosités naturelles tant de gens qui se trouvaient dans l’embarras ; tout cela m’encourage puissamment à recourir humblement à votre protection, afin que vous m’accordiez présentement la faveur que je vous demande en toute liberté. Si pour me rendre digne d’obtenir cette grâce, il faut que je recherche eu moi un bon et juste motif de la demander, en sorte que le défaut dans la recjuête ne m’enlève pas le mérite pour l’obtenir ; je vous assure, grand Saint, que je vous présente ma demande avec la sincère intention que
l’obtention de cette grâce ne nuise en rien aux avantages spirituels de mon âme, autrement, je ne me hasarderais pas à vous présenter ma requête instante.
Si tant de personnes qui dans un bon motif vous ont prié et chaque jour vous ont piié, ont été pleinement exaucés, je ne veux pas croire, ô puissant avocat, que vous me refuserez le secours de votre protection pour obtenir ce que je demande en ce moment. J’espère, et j’ai grande confiance que vous m’accorderez ce que je sollicite ; avec votre généreuse bienfaisance, vous consolerez un de vos dévots qui a recours à vous et qui vous assure qu'il ne cessera jamais de vous reconnaître pour son véritable protecteur et avocat, dont il espère assistance en toute autre occurrence temporelle. Travaillez donc à mon profit, ù grand Saint et obtenez-moi du Père de toutes les grâces, en présence de qui vous êtes toujours, la grâce temporelle spéciale dont j’ai besoin actuellement.
A la fin de chacune de ces deux pr ières on récite l'antienne Adsit no bis, avec le verset et l'oraison (p. S33) .
3. Vricre pour obtenu- la protection du ijlorieitæ apôtre de l'Espagne , S. Vincent Février.
Apôtre de l’Espagne, soleil glorieux du monde, S. Vincent Ferrier, qui, pendant votre vie, avez répandu de toutes parts et maintenant au ciel ne cessez de répandre les splendeurs de vos grâces et de vos merveilles, voici que mon âme se prosterne devant votre clémence et implore humblement votre patronage efficace, car je sais que vous êtes un avocat puissant auprès du Christ, souverain juge. Il vous envoya, ange de l’Apocalypse, annoncer à Ions les peuples et nations l’approche du jugement, que vous avez prêché avec tant de fruit que vous avezconverli à la foi plus de 80,000 mahoraétans, plus de vingt-cinq mille juifs et que vous avez ramené à la pénitence plus de cent mille pécheurs, touchés par la grâce que leur avaient nhtemie vos prières, pleins de componction à la suite de vos prédications et convaincus par vos nombreux miracles. Eu outre, on vous coiuluisait les malades, qui recouvraient subitement la santé à l’attouchement de vos mains ; les sourds accouraient à vous et vous leur rendiez l’ouïe ; aux muets vous donniez la parole et pour faire sortir le démon des corps des possédés, un signe de vous suffisait ; enfin vous avez rendu la vie aux morts, en commençant à les ressusciter depuis l’âge le plus tendre, vers dix ans.
Ah! grand avocat, obtenez-moi, je vous en supplie, la crainte de Dieu, afin de régler tellement ma vie que je mérite, lors du redoutable jugement, d’entendre la sentence réseivèe aux bons. Je sais bien que je mérite, à cause de mes péchés, d’être condamné pur le souverain juge, mais je vous prie de tout mon cœur pour en obtenir le pardon, car je me repeus profondément d’avoir ti gravement offensé la divine Majesté et je suis résolu de changer de mœurs et de persévérer dans le bien jusqu’à ma mort. Et afin que les sollicitudes du monde n’empêahcnl pas mes désirs.
je m’abandonne entre vos mains paternelles, ô thaumaturge, mon protecteur, espérant que vous me protégerez et que vous m’aiderez dans tontes les nécessités, iniirmités et misères de cette vie, puisque vous êtes le père des pauvres, le consolateur des affligés, le salut des infirmes et le refuge des malheureux, comme l’allcstent pleinement les miracles éclatants et continuels, que vous opérez dans les parties de l’univers oùvous êtes connu èt invoqué. Agissez eu faveur de vos heureux et fortunés dévots, au nombre desquels je vous prie de me recevoir, afin qu’avec eux, pour votre plus grande gloire et à l’avantage de mon âme, je vous vénère de loin sur cette terre et qu’il me soit accordé de vous honorer de plus près au ciel et dans l’éternité. Ainsi soit-il.
Hijmnus
Aime Vincenti, veneranda cujus Hæc dies totum colitur per orbem,
Quas tibi cantat chorus hic lidelis Accipe laudes.
Rite mox annis teneris peractis,
Prædicatorum sitiens adisti Ordinem, sei vans documenta palrum Mente pudica.
' Summa sit Cliristo salus et perennis
Gloria Patri pariterque Sancto Flamini, quorum sine fine virtus Régnât in orbe.
Antip.nne Adsit nobis, avec L’omi&on Daus, quigentium.
Laus Deo et B. Mariæ Yirgini ac S. Vincentio Fcrrerio,
4. Ÿrière de saint Vincent Février pour demander à Dieu la grâce de bien mourir
Mon Dieu, mon Sauveur Jésus-Christ, qui avez tant souffert pour sauver le monde, et qui ne voulez pas que personne périsse; vous qu’on ne prie jamais avec confiance sans ressentir les effets de votre grâce et de votre miséricorde, qui avez dit tant de fois; Vous obtiendrez démon Père tout ce que vous lui demanderez en mon nom; je vous supplie très humblement parce même Nom et par ces admirables paroles, de meconserverà 1 article de la mort un bon sens et la parole libre ; surtout, mon D;eu, que j aje dans ce moment un sensible regret de vous avoir offensé, une véritable contrition de mes péchés, une foi vive, une espérance assurée, une charité parfaite et une humilité profonde, afin de pouvoir vous dire, en ra adressant à vous d’un cœur pur et plein de confiance-.' Je l'emets mon âme entre vos mains, ô mon Dieu, qui êtes béni dans tous les siècles. Ainsi soit-il.