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paralysée , en avant, la feninie est debout devant saint Vincent, avec ses conducteurs, et le thaumaturge 1a louche en lui adressant ces paroles, écrites au dessus de sa tete : Ils in nomins Jesu 5 derrière le saint et à côté, on aperçoit un dominicain et plusieurs gentilshommes. 11 serait difficile d’assigner la date de ce fait, qui s’est reproduit plusieurs fois dans la vie du bienheureux.
Le septième tableau a pour légende :
IL RE.ND l’aMEA VENNES, 1419, AGÉ DE 70 ANS,
ET ENTERRÉ EN l’ÉGLISE CATHÉDRALE, PRÈS LE GRAND AVTËL.
Saint Vincent, revenu à Vannes pour la seconde fois, et logé chez un nommé Dreulin, y mourut le mercredi avant les Kameaux, l’an 1418, ce qui correspond pour nous au 5 avril 14l9. On voit le saint couché sur son lit et entouré de plusieurs frères de sou ordre, les uns à genoux, les autres debout ; au second plan, les religieux portent le corps du saint à l’église cathédrale, dont on aperçoit l’autel : ce dernier détail n’est pas absolument historique, car ce fut malgré les compagnons de Vincent que son corps futportéà saint-Pierre, et il y fut portépardes prêtres séculiers.
Tel üst l’ensemble des tableaux formant la première partie de la tapisserie de saint Vincent Ferrier,
La seconde partie offre également sept tableaux, de même forme et de même grandeur que les premiers, et se rapporte aux miracles opérés après la mort du saint.
Le premier tableau de cette série a pour légende ;
VN FRÉNÉTIQUE AMENÉ A LA TVMBE DU SAINCT FEVT SOVDAIN GVÉRY.
On y voit un possédé, amené par deux hommes au tombeau de saint Vincent, et une femme à genoux, qui implore la protection du saint: le tombeau, qui est une œuvre de fantaisie, porte l’image couchée du bienheureux; en arrière, à gauche, on voit l’autel majeur, avec le Saint-Sacrement et des cierges. Ce tableau rappelle la guérison miraculeuse de Perrin Hervé ou Grasset, qui, eu li2o, devint subitement fou furieux, et fut voué par sa femme et ses voisins à saint Vincent Ferrier.
Le deuxième tableau a pour inscription :
VN ENFANT TOMBÉ r’vN ARBRE ET TENV POVR MORT EST REMIS EN SANTÉ VOVÉ AV SAINCT.
Un enfant, tombé d’un arbre, est couché par terre, sans aucun mouvement ; à gauche sont quatre moines à robe blanche et manteau noir, dont un se tient !F genoux pour vouer l'enfant au saint Thaumaturge; à droite cl au milieu, sont plusieurs personnages témoins de l’accident. 11 s’agit ici du jeune Jean Goéhahan, neveu de Yves de Manheis, abbé de Lanvaux, (|ui tomba d’un noyer l’an 1452.
Le troisième tableau est intitulé comme il suit :
VN AVLTRE AFFLIGÉ DV HAVT MAL GVÉRl PVRUCQM'MRNT VOVÉ AU SAINCT.
On y voit un malheureux épileptique, tenu par deux hommes, auprès du ton)beau de saint Vincent, en p’ésence Je plusieurs personnes; le tombeau a toujours la forme d’un sarcophage, avec la ligure couchée du bienheureux ; en arriére se trouve l’aulel de l'église, avec le Saint-Sacrement et des chandeliers. Celte peinture se rapporte à la guérison instantanée de Jean Maydo, de Vannes, qui, en 1420, fut, après plusieurs attaques d’épilepsie, voué à saint Vincent Ferrier,