OEUVRES COMPLÈTES DE X, RARBIER DE MONTAULT
(Voir tomes III, VI, VII, VIII, IX, X, XI, XII et XIII)
XXXIV. Üom Besse, J)éii('îdictin de Ligugé, dans la Revue des sciences ecclesiastiques, 1808, t. VIII, pp. 177-179 :
Voilà de longues années que Mgr Barbier de Moulault consacre son intelligence et son activité à l’élude de la liturgie, du droit canon et de l’archéologie sacrée. Les circonstances, il faut le dire, l’ont admirablement
servi. Il a vu à Rome, dans plusieurs villes d’Italie, en France, et ailleurs ^ *
encore, s’ouvrir devant lui des portes, derrière lesquelles se cachaient des richesses à peine soupçonnées du public. Il y a puisé à pleines mains. Son impatience de communiquer aux autres ce qu’il voyait ou même découvrait, ne lui a pas permis de s’astreindre au labeur que nécessite la composition d’un livre de longue haleine. L’opuscule et surtout l’article de revue répondaient mieux aux élans de son enthousiasme d’artiste.
Comment retrouver ces travaux, fruits de celte activité peu commune, dans les volumineux recueils où le hasard les avait fait jeter? La plupart d'entre eux couraient grand risque d’y rester dans l’oubli. C’est pour obvier à cet inconvénient que Mgr B. de M. a entrepris la publication du recueil de ses œuvres complètes. Douze volumes ont d,(jà paru. Leur sous-titre ferait croire qu’il y est question seulement de Rome et des choses romaines. .Mais il suffit de jeter un rapide coup d’œil sur les tables pour s’assurer que l’auteur traite d’une foule de choses au sujet de la Ville Éternelle.
L’amateur de liturgie et d’archéologie sacrée trouve dans celle collection une foule de documents et de renseignements curieux, qu’on chercherait vainement ailleurs. Je demande au lecteur la permission de faire passer sous ses yeux quelques-unes de ces richesses, ce sera le meilleur moyen de lui faire apprécier le recueil que j’ai l’honneur de lui présenter.
Sans insister sur les inventaires contenus dans le tome premier, je passe au volume suivant, il y est question du Vatican. L’auteur commence par décrire le palais apostolique ; puis il fait connaître les trésors artistiques et liltéraires que renferment les musées, la Bibliothèque et la Bisilique de Saint-Pierre. 11 parle des indulgences attachées à la visite de cette église et des deux grandes cérémonies qui se sont déroulées sous ses voûtes dans le courant de ce siècle: la définition de l’immaculée Conception et le concile du Vatican. Le tome troisième traite de ce qui se rap-
porte à la pei’soniie du Souveraiu-PonUfe, de son élection, du conclave, de son costume, son habitation privée, scs armoiries, ses médailles, ses statues, des indulgences qu’il accorde personnellement, et des cérémonies qui s’accomplissent à sa mort et pendant ses funérailles.
Dans les deux volumes suivants, consacrés au droit papal, on lit des travaux intéressants et pratiques sur l’acquillement des messes, l’autel privilégié, la visite pastorale. Les trois, qui viennent ensuite, s’occupent des dévotions populaires : sainte communion, exposition du Saint-Sacrement, sainte messe, objets divers qui servent à sa célébration, culte de saint Joseph et pratiques qu’il a inspirées aux âmes pieuses, iconographie du chemin de la croix, reliques de la Passion et des Saints, souvenirs de pèlerinages, etc. Le culte des Saints fait l’objet des derniers volumes.
L’auteur ne se perd pas dans les dissertations historiques ou autres. Il expose simplement ce qu’il a rencontré, ce qu’il sait, avec une surabondance de détails, dont les hommes d’étude ne se plaindront certainement pas.
Ceux qui seront à même do mettre à profit ce précieux recueil feront des vœux, je n’en doute pas, pour que Mgr B. de M. puisse mener à bonne fin son entreprise et ne pas nous faire trop attendre les volumes qui n’ont pas encore vu le-jour. Il est à désirer qu’il intercale dans ce recueil, sous une forme ou sous une autre, ce qu’il y a de plus important dans ses notes inédites et dans celles que lui a léguées son ami Léon Palustre.