XXXIV. — LE SAUI-JALA OU LE MERLE DORÉ DE MADAGASCAR
Celte espèce, qui appartient à l'ancien continent, ne s'écarte pas absolument de l'uniforme de nos merles : elle a le bec, les pieds et les ongles noirâtres; une sorte de collier d'un beau velours noir qui passe sous la gorge et ne s'étend qu'un peu au delà des yeux ; les pennes de la queue et des ailes, et les plumes du reste du corps toujours noires, mais bordées de citron, comme elles sont bordées de gris dans le merle à plastron blanc, en sorte que le contour de chaque plume se dessine agréablement sur les plumes voisines qu'elle recouvre.
Cet oiseau est à peu près de la grosseur de l'alouette; il a neuf pouces et demi de vol, et la queue plus courte que nos merles, relativement à la longueur totale de l'oiseau, qui est de cinq pouces trois quarts, et relativement à la longueur de ses ailes, qui s'étendent presque aux deux tiers de la queue lorsqu'elles sont dans leur repos. Le bec a dix lignes, la queue seize, le pied onze et le doigt du milieu dix.