XXXVI. — LE PALMISTE
L'habitude qu'a cet oiseau de se tenir et de nicher sur les palmiers, où sans doute il trouve la nourriture qui lui convient, lui a fait donner le nom de palmiste. Sa grosseur égale celle de l'alouette; sa longueur est de six pouces et demi, son vol de dix un tiers, sa queue de deux et demi, et son bec de dix lignes.
Ce qui se fait remarquer d'abord dans son plumage c'est une espèce de large calotte noire qui lui descend de part et d'autre plus bas que les oreilles, et qui de chaque côté a trois marques blanches, l'une près du front, une autre au-dessus de l'œil, et la troisième au-dessous : le cou est cendré par derrière dans tout ce qui n'est pas recouvert par cette calotte noire ; il est blanc par devant, ainsi que la gorge; la poitrine est cendrée et le reste du dessous du corps gris blanc. Le dessus du corps, compris les petites couvertures des ailes et les douze pennes de la queue, est d'un beau vert olive; ce qui parait des pennes des ailes est à peu près de la même couleur et le reste est brun; ces pennes dans leur repos s'étendent un peu au delà du milieu de la queue; le bec et les pieds sont cendrés.
L'oiseau dont M. Brisson a fait une autre espèce de palmiste* ne diffère absolument du précédent que parce que sa calotte, au lieu d'être noire en entier, a une bande de cendré sur le sommet de la tête et qu'il a un peu moins de blanc sous le corps; mais comme, à cela près, il a exactement les mêmes couleurs, que dans tout le reste il lui ressemble si parfaitement que la description de l'un peut convenir à l'autre sans y changer un mot, et qu'il vit dans le même pays, je ne puis m'empêcher de regarder ces deux individus comme appartenant à la même espèce, et je suis tenté de regarder le premier comme le mâle et le second comme la femelle.
a. C'est la quarante-huitième grive de M. Brisson, qui a le premier décrit cette espèce, t. II, page 303.
b. T. II , page 301. C'est sa quarante-septième grive.
* Twdus palmarum (Lath.). — C'est, un tangara. « Le palmiste de Bulîon y appartient « également (à la division des tangaras cardinals) : l'échancrure de son bec est à peine « sensible, et elle disparait entièrement dans une espèce voisine dont M. Vieillot a fait son ;< genre icleria (icteria dumicola). Cette espèce conduit aux tisserins. » (Cuvier. ) — Voyez la nomenclature * de la p. 121.
\2i OISEAUX ÉTRANGERS
La dénomination île ce merle est une description presque complète de son plumage; il faut ajouter seulement qu'il a les grandes pennes des ailes noirâtres, le bec de même couleur et les pieds cendrés. A l'égard de ses dimensions, il est un peu moins gros qu'une alouette : sa longueur est d'environ six pouces et demi, son vol de dix et demi, sa queue de seize lignes, son bec de huit, son pied de neuf; les ailes, dans leur repos, vont aux trois quarts de la queue.