‹ Œuvres compláetes avec la nomenclature linnâeenne et la classification de Cuvier, reviser et annotâeesChapitre 211 sur 459 · I. — LE CHARDONNERET A POITRINE JAUNE · texte numérisé non relu

I. — LE CHARDONNERET A POITRINE JAUNE

Il n'est pas rare de voir des chardonnerets qui ont les côtés de la poitrine jaunes, et qui ont le tour du bec et les pennes des ailes d'un noir moins foncé; on croit s'être aperçu qu'ils chantaient mieux que les autres : ce qu'il y a de certain c'est que la femelle a les côtés de la poitrine jaunes comme le mâle.

a. On prétend qu'elle est occasionnée par un ver mince et long qui se glisse entre cuir et chair dans sa cuisse, et qui sort quelquefois de lui-même en perçant la peau, mais que l'oiseau arrache avec son bec lorsqu'il peut le saisir. Je ne doute pas de l'existence de ces vers dont parle Frisch , mais je doute beaucoup qu'ils soient une cause d'épilepsie.

b. Les jeunes chardonnerets l'ont moins allongé à proportion.

c. Je ne mettrai pas au nombre de ces variétés le chardonneret à tète brune ( vertice fuscu ) dont parle Gcssner, sur la foi d'un ouï-dire (p. 243) , comme d'une race distincte de la race ordinaire, ni des variétés rapportées par M. Salerne, d'après les oiseleurs Orléanais, telles que le vert-pré , qui a du vert au gros de l'aile , le charbonnier qui a la barbe noire , le corps plus petit, le plumage plus grisâtre, et qui est plus plein de chant (Hist. nat. des oiseaux, p. 276). Je ne citerai point non plus les monstres , tels que le chardonneret à quatre pieds dont Aldrovande fait mention. OrnithoL, t. II , p. 803.

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