III. — l'olivarez
Le dessus du corps olivâtre; le dessous citron; la tête noire; les pennes de la queue et des ailes noirâtres, bordées plus ou moins de jaune clair ; les les ailes marquées d'une raie jaune; tout cela ressemble fort à notre tarin et à celui de la Nouvelle-York ; il est de la même grosseur et modelé sur les mêmes proportions : on ne peut s'empêcher de croire que c'est le même oiseau qui s'étant répandu depuis peu de temps dans ces différents climats n'en a pas encore subi toute l'influence.
La femelle a le sommet de la tête d'un gris brun et les joues citron, ainsi que la gorge.
C'est un oiseau qui chante très-bien, et qui surpasse à cet égard tous les oiseaux de l'Amérique méridionale; on le trouve aux environs de Buénos- Ayres et du détroit de Magellan, dans les bois qui lui offrent un abri contre le froid et les grands vents. Celui qu'a vu M. Commerson s'était laissé prendre par le pied entre les deux valves d'une moule.
Il avait le bec et les pieds cendrés; la pupille bleuâtre; le doigt du milieu uni par sa première phalange au doigt extérieur; le doigt postérieur le plus gros, et son ongle le plus long de tous; enfin il pesait une once.
Longueur totale quatre pouces et demi ; bec cinq lignes, vol huit pouces, queue vingt-deux lignes, peu fourchue, composée de douze pennes, dépasse les ailes d'environ un pouce : ces ailes n'ont que seize pennes.
* « L'oiseau , figuré dans les planches enluminées de Buffon , n° 292 , sous le nom de tarin de « la Nouvelle-York, était considéré comme une variété du tarin ; mais on a reconnu depuis que « c'était le chardonneret jaune dans son plumage d'hiver. » (Dict.dessc. nat. : art. Linottes.)
** Fringilla magellanica (Vieill.). — Espèce propre et distincte.