‹ Œuvres compláetes avec la nomenclature linnâeenne et la classification de Cuvier, reviser et annotâeesChapitre 280 sur 459 · I. — LE GUIRNEGAT · texte numérisé non relu

I. — LE GUIRNEGAT

Si ce bruant n'était point de l'Amérique méridionale, et que son cri ne fût point différent de celui de notre bruant, je ne l'aurais donné que comme une variété de celui-ci : il est même en quelque sorte plus bruant que le nôtre6, car il a plus de jaune que le nôtre n'en a communément % et je ne doute pas que ces deux races ne se croisassent avec succès, et qu'il ne résultât de leur mélange des individus féconds et perfectionnés.

Le jaune règne sans mélange sur la tète, le cou et tout le dessous du corps, et cette même couleur borde presque toutes les couvertures supérieures et les pennes de la queue et des ailes, qui sont brunes. Sur le dos elle est mêlée de brun et de vert; le bec et les yeux sont noirs, et les pieds bruns.

Cet oiseau se trouve au Brésil, et selon toute apparence il en est originaire, puisqu'il a été nommé par les naturels du pays. Marcgrave fait l'éloge de son ramage, et le compare à celui du pinson.

La femelle est fort différente du mâle, puisque, suivant le même auteur, elle a le plumage et le cri du moineau.

a. Guiranheemgata Tupinambis. Marcgrave, Hist. aci. Brasil., cap. xi , p. 211 ; c'est d'après ce nom imposé par les Sauvages Topinatnboux, que j'ai formé celui de guirnegat. — Passer Brasiliensis. Willughby, p. 186. — Ray, Synopsis, p. 89. — Jonston, p. 144. — C'est le moineau-paille de M. Mauduit; et les noms de c'a pagliarina, seu pagliariccia , de gold-hammer, de bruant jaune, bruant doré , etc., lui conviennent parfaitement.

b. Notre bruant s'appelle luteula, auréola; gold-hammer, bruant jaune, bruant doré, «a pagliarina; le jaune semble faire partie de son essence, du moins de son essence de convention.

c. On trouve quelques individus, dans l'espèce de notre bruant , qui ont la tùte, le cou et le iessous du corps presque entièrement jaunes, mais cela est rare.

* Emberiza brasiliensis (Linn.). — « L'emberiza brasiliensis est un moineau. » (Cuvier.) vi. 22

Comme je ne connais que le portrait de cet oiseau du Mexique et son cadavre, je ne puis en dire autre chose, sinon que par le plumage il approche beaucoup de notre bruant commun : il a presque toute la tête, la gorge et les côtés du cou d'un jaune orangé, la poitrine et le dessous du corps mouchetés de brun sur un fond blanc sale, le derrière de la tête et du cou et tout le dessus du corps bruns : cette dernière couleur se prolonge de chaque côté sur le cou en forme de pointe, et s'étend presque jusqu'à l'œil; les pennes des ailes et de la queue et leurs couvertures sont brunes, bordées d'un brun plus clair.

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