‹ Œuvres compláetes avec la nomenclature linnâeenne et la classification de Cuvier, reviser et annotâeesChapitre 295 sur 459 · V. — LE BEC-ROND OU BOUVREUIL BLEU D* AMÉRIQUE- b · texte numérisé non relu

V. — LE BEC-ROND OU BOUVREUIL BLEU D* AMÉRIQUE- b

M. Brisson fait mention de deux bouvreuils bleus d'Amérique, dont il fait deux espèces séparées; mais comme ils sont tous deux d'Amérique,

a. Je dois avertir que ce bec-rond a du rapport avec le brunor ci-dessus (p. 237), qui est le petit pinson rouge de M. Brisson; mais en y regardant de près, on trouve que ni les teintes , ni la distribution des couleurs, ni les proportions des ailes , ni la forme et la couleur du bec, ne sont absolument les mêmes.

b. « Pyrrhula saturatè caerulea; basi rostri nigro circumdata ; taenia in alis transversà rubrà ; « remigibus rectricibusque fuscis, aliquà viriditate mixtis (Mas). » — « Pyrrhula saturatè « fusca, cœruleo mixta (Fœmina)... » Pyrrhula Carolinensis cœralea, bouvreuil bleu de la « Caroline. Brisson, t. III, p. 323. — Blew gross-benk. Catesby, t. I, pi. 39. — Coccolhraustes cœrulea; en allemand, blauer-divk-schnœbler. Klein, Ordo avium , p. 95, n° 7. — « Loxia « cœrulea, alis fuscis, fascià basis puipureà. » Linnœus, Syst. nat., édit. XIII, p. 306. — « Pyrrhula saturatè cœrulea; macula nigrà rostrum inter et oculos utiimque posità; tectiicibus « alarum superioribus minoribus splendidè cœruleis ; remigibus rectricibusque nigiis, oris « exterioribus saturatè cœruleis... » Pyrrhula Brasilœnsis cinerea , le bouvreuil bleu du Brésil. Brisson, t, III, p. 321.

* Loxia minuta (Gmel.).

** Loxia cœrulea (Gmel.). — Coccothraustes cwridaa (Vieill.).

tous deux de même grosseur, tous deux proportionnés à peu près de même, tous deux du même bleu, et qu'ils ne durèrent que par la couleur des ailes, de la queue et du bec, j'ai cru devoir les rapporter à une seule et même espèce, et regarder leurs différences comme produites par l'influence du climat.

Dans l'un et l'autre, le bleu foncé est la couleur dominante; celui de l'Amérique méridionale a une petite tache noire entre le bec et l'œil; les pennes de la queue , celles des ailes et les grandes couvertures de celles-ci noires bordées de bleu ; le bec noirâtre et les pieds gris.

Celui de l'Amérique septentrionale a la base du bec entourée d'une zone noire qui va rejoindre les yeux; les pennes de la queue, celles de l'aile et leurs grandes couvertures d'un brun teinté de vert; leurs moyennes couvertures rouges, formant une bande transversale de cette couleur; le bec brun et les pieds noirs. Le plumage de la femelle est uniforme, et partout d'un brun foncé mêlé d'un peu de bleu.

A l'égard des mœurs et des habitudes de ces oiseaux, on ne peut les comparer, parce qu'on ne sait rien de celles du premier. Voici ce que Catesby nous apprend de celui de la Caroline : c'est un oiseau fort solitaire et fort rare; il reste toujours apparié avec sa femelle, et ne se met point en troupes; on ne le voit jamais l'hiver à la Caroline; son chant est très-monotone, et ne roule que sur une seule note. Je vois dans tout cela beaucoup de traits de conformité avec notre bouvreuil.

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