‹ Œuvres compláetes avec la nomenclature linnâeenne et la classification de Cuvier, reviser et annotâeesChapitre 31 sur 459 · LE SIFFLEUR · texte numérisé non relu

LE SIFFLEUR

il est plutùl troupiale que baltimore. Au reste, je laisse la queslion indécise en plaçant le siffleur entre les baltimores et les troupialcs sous le nom vulgaire qu'on lui donne à Saint-Domingue, nom qu'il doit sans doute aux sons aigus et perçants de sa voix.

En général, cet oiseau est brun par-dessus, excepté les environs du croupion et les petites couvertures des ailes qui sont d'un jaune verdàlre, comme tout le dessous du corps; mais celte dernière couleur est plus rembrunie sous la gorge, et elle est variée de roux sur le cou et la poitrine; les grandes couvertures et les pennes des ailes, ainsi que les douze pennes de la queue, sont bordées de jaune : mais pour avoir une idée juste du plumage du siffleur, il faut supposer une teinte olive plus ou moins forte, répandue sur toutes ses différentes couleurs sans exception; d'où il résulte, que pour caractériser cet oiseau par la couleur dominante de son plumage, il eût fallu choisir l'olive et non pas le vert, comme a fait M. Brisson.

Le siffleur est de la grosseur du pinson; il a environ sept pouces de longueur et dix à onze pouces de vol; la queue, qui est étagée, a trois pouces, et le bec neuf à dix lignes.

Page 1