‹ Œuvres compláetes avec la nomenclature linnâeenne et la classification de Cuvier, reviser et annotâeesChapitre 314 sur 459 · LE PACAPAG OU POMPADOUR · texte numérisé non relu

LE PACAPAG OU POMPADOUR

Tout le plumage de ce bel oiseau est d'un pourpre éclatant et lustré, à l'exception des pennes des ailes, qui sont blanches, terminées de brun, et des couvertures inférieures des ailes, qui sont totalement blanches : ajoutez encore que le dessous de la queue est d'un pourpre plus clair; que le fond des plumes est blanc sur tout le corps, les pieds noirâtres, le bec gris-brun, et que de chaque côté de sa base sort un petit trait blanchâtre qui, passant au-dessous des yeux, forme et dessine le contour de la physionomie.

Cet oiseau a les grandes couvertures des ailes singulièrement conformées; elles sont longues, étroites, raides, pointues et faisant la gouttière: leurs barbes sont détachées les unes des autres; leur côte est blanche et n'a point de barbes à son extrémité, ce qui a quelque rapport avec ces appendices qui terminent les pennes moyennes de l'aile du jaseur, et ne sont autre chose qu'un prolongement du bout de la côte au delà des barbes. Ce trait de conformité n'est pas le seul qui soit entre ces deux espèces; elles se ressemblent encore par la forme du bec, par la taille, par les dimensions relatives de la queue, des pieds, etc. ; mais il faut avouer qu'elles diffèrent notablement par l'instinct, puisque celle du jaseur se plaît sur les montagnes, et toutes les espèces de cotingas dans les lieux bas et aquatiques.

Longueur totale, sept pouces et demi; bec, dix à onze lignes ; tarse, neuf à dix lignes; vol, quatorze pouces et plus ; queue, deux pouces et demi, composée de douze pennes : dépasse les ailes de sept à huit lignes.

Le pompadour est un oiseau voyageur; il paraît dans la Guiane, aux environs des lieux habités, vers les mois de mars et de septembre, temps de la maturité des fruits qui lui servent de nourriture : il se tient sur les grands arbres au bord des rivières; il niche sur les plus hautes branches, et jamais ne s'enfonce dans les grands bois. L'individu qui a servi de sujet à cette description venait de Cayenne.

a. «Cotinga splendidè purpurea; remigibus albis, septem primoribus apice fuscis; rectricibus lateralibus interiùs roseis; tectricibus alarum majoribus longissimis, rigidis, carinatis... » Cotinga purpurea, cotinga pourpre. Brisson, t. II , p. 347. — Le pompadour, espèce

de manakin. Edwards , pi. 341. — Les naturels de la Guiane lui donnent le nom de pacapaca.

— « Ampelis purpurea, tectricibus alarum proximis ensiformibus, elongatis , carinatis ,

« rigidis. Pompadora... Turdus puniceus de Pallas [adumbr. 99).» Linnœus, Syst. nat. >

éd. XIII, p. 598, sp. 2.

* Ampelis pompadora (Linn. ). — Genre et sous-genre id.

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VARIÉTÉS DU PACAPAC.

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