IV. LA FAUVETTE A POITRINE JAUNE DE LA LOUISIANE
Cette fauvette est une des plus jolies et la plus brillante en couleur de toute la famille des fauvettes : un demi-masque noir lui couvre le front et les tempes jusqu'au delà de l'œil ; ce masque est surmonté d'un bord blanc; tout le manteau est olivâtre; tout le dessous du corps jaune, avec une teinte orangée sur les flancs; elle est de la grandeur de la grisetle, et nous a été apportée de la Louisiane par M. Lebeau.
Une quatrième espèce est la fauvette verdâtre9- de la même contrée : elle est de la grandeur de la fauvette tachetée dont nous venons de parler ; son bec est aussi long et plus fort; sa gorge est blanche; le dessous de son corps gris blanc; un trait blanc lui passe sur l'œil et au delà ; le sommet de la tête est noirâtre; le dessus du cou cendré foncé; les côtés avec le dos sont verdâtres sur un fond brun clair ; le verdâtre plus pur borde les pennes de la queue et l'extérieur de celles de l'aile dont le fond est noirâtre; elle paraît, à cause de sa calotte noirâtre, former le pendant de notre fauvette à tête noire, qu'elle égale en grandeur.
1. « Cet oiseau est la femelle du motacilla coronata (Gmel.) , ou fauvette couronnée d'or « de Vieillot. » (Desmarets. )
* «C'est le sylvia trichas de Latham , turdus trichas de Gmelin, rangé par M. Vieillot « avec les fauvettes. » (Desmarets.)
2. « C'est une variété du sylvia atricapilla ou du motacilla atricapilla, selon Latham et « Gmelin. M. Vieillot en fait une espèce distincte sous le nom de sylvia viridicans. » ( Desma- « rets). — Les descriptions des fauvettes sont si vagues, et la plupart de leurs figures si mau- « vaises, qu'il est presque impossible d'en déterminer les espèces. Chaque auteur les dispose « autrement. Ainsi l'on peut compter sur nos descriptions, mais non pas absolument sur notre « synonymie. » (Cuvier.)