‹ Œuvres compláetes de MoliáereChapitre 157 sur 342 · Faux , dans le sens de méchant , traître et déloyal · texte numérisé non relu

Faux , dans le sens de méchant , traître et déloyal

2. L'Arétin, dans une lettre à Baptiste Srroz/i, a écrit: Èmeglioperla pelle vostra che si dieu . Qui fuggi il taie, cite, Qui mori il cotale. « Il vaut mieux pour votre poau qu*on dise : Ici un tel prit la fuite, cpje : Ici un tel trouva la mort. »

EUR Y A LE

Fort bien.

MORON

Oui. J'aime mieux, n'en déplaise à la gloire, Vivre au monde deux jours, que mille ans dans l'histoire.

EURYALE

En effet, ton trépas fâcheroit tes amis; Mais, si de ta frayeur ton esprit est remis, Puis-je te demander si du feu qui me brûle?...

Il ne faut point, seigneur, que je vous dissimule;*

Je n'ai rien fait encore, et n'ai point rencontré

De temps pour lui parler qui fût selon mon gré.

L'office de bouffon a des prérogatives;

Mais souvent on rabat nos libres tentatives.

Le discours de vos feux est un peu délicat,

Et c'est chez la princesse une affaire d'État.

Vous savez de quel titre elle se glorifie,

Et qu'elle a dans la tête une philosophie

Qui déclare la guerre au conjugal lien,

Et vous traite l'Amour de déité de rien.

Pour n'effaroucher point son humeur de tigresse,

11 me faut manier la chose avec adresse :

Car on doit regarder comme l'on parle aux grands,

Et vous êtes parfois d'assez fâcheuses gens.

Laissez -moi doucement conduire cette trame.

Je me sens là pour vous un zèle tout de flamme;

Vous êtes né mon prince, et quelques autres nœuds

Pourroient contribuer au bien que je vous veux.

Ma mère, dans son temps, passoit pour assez belle,

\ \u. Il ne faut pas, seigneur, que je vous dissimule; (108l\)

\c r i: I , SCÈ NE III. 261

Kt naturellement n'émit pas fort cruelle;

Feu votre père alors, ce prince généreux,

Sur La galanterie étoil Tort dangereux,

Et je sais qu'Elpénor, qu'on appeloit mou père,

\ cause qu'il étoil le mari de ma mère,

Contoil pour grand honneur aux pasteurs d'aujourd'hui

Que le prince autrefois étoit venu chez lui,

Et que, durant ce temps, il avoit l'avantage

De se voir salué de tous ceux du village.

Baste. Quoi qu'il en soit, je veux par mes travaux...

Mais voici la princesse et deux de vos rivaux.*

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