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LA PRINCESSE, ARISTOMÈNE, AGLANTE

MORON

\ RISTOM K\K.

Madame, je viens à vos pieds rendre grâce à l'Amour

de mes heureux destins, et vous témoigner, avec mes

transports, le ressentiment2 où je suis des bontés surpre-

oantes dont vous daignez favoriser le plus soumis de vos

captifs.

LA PR1 NCESSE.

ninent?

I. Cette scène offre seulement le sommaire de la scène correspondante de l'auteur espagnol. Il existe toutefois une différence entre elles, c'est que Cintia ;i été avertie de sa bonne fortune, non pas, comme Aglante, par sa ne, mais par Carlos, el qu'elle vient demander à Diana la permission d'accorder si main au noble époux qui la sollicite. Dans la comédie de M tte sorte de persécution à laquelle l'héroïne esl en butte, est

poussée avec une vivacité et une apreté extrêmes, el donne (!<• la vraisemblance a un dénouement qui , à première vue, peut paroître forcé.

eption du mol ressentiment, se rappeler ce que nous avons 'lit tome il . page 1 79.

304 LA PRINCESSE D'ÉLl DE.

ARISTOMÈNE

Le prince d'Ithaque, madame, vient de m'assurer tout à l'heure que votre cœur avoit eu la bonté de s'expliquer en ma faveur, sur ce célèbre choix qu'attend toute la Grèce.

Il vous a dit qu'il tenoit cela de ma bouche ?

Oui, madame.

C'est un étourdi ; et vous êtes un peu trop crédule, prince, d'ajouter foi si promptement à ce qu'il vous a dit. Une pareille nouvelle méritoit bien , ce me semble, qu'on en doutât un peu de temps; et c'est tout ce que vous pourriez faire de la croire, si je vous l'avois dite moi-même.

ARISTOMÈNE

Madame, si j'ai été trop prompt à me persuader...

LA PRTNCESSE.

De grâce, prince, brisons là ce discours; et, si vous voulez m'obliger, souffrez que je puisse jouir de deux moments de solitude.1

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