‹ Œuvres compláetes de MoliáereChapitre 341 sur 342 · LA COMÉDIE, LA MUSIQUE, LE BALLET, JEUX · texte numérisé non relu

LA COMÉDIE, LA MUSIQUE, LE BALLET, JEUX

RIS, PLAISIRS

SGANARELLE

Voilà une plaisante façon de guérir! Où est donc ma fille et le médecin ?

Mi TE III. SCÈNE l\. 569

LISETTE

Ils sont allés achever le reste du mariage.

se, \ \ \ RELLE.

Gomment . le mariage?

LISETTE

Ma loi. monsieur, la bécasse est bridée; et vous avez cru faire un jeu, qui demeure une vérité.

SGANARELLE

Gomment diable ! (Il veut aller après Clitandre et l.ucinde, les

danseurs le retiennent.) Laissez - moi aller, laissez - moi aller,

VOUS dis— je. (Les danseurs le retiennent toujours.) EnCOre ? (ils veulent faire danser Sganarelle de force.) Peste des gens î 1

1. Ce dénouement est imité du Pédant joué , de Cyrano de Bergerac. Dans cette pièce, le père, amoureux de la maîtresse de son fils, refuse de con- MMitir à leur mariage ; mais on lui persuade de leur laisser jouer une petite comédie; lui-même se charge d'un rôle, et il signe le contrat des deux amants. C'est alors qu'on lui apprend qu'il est victime d'un stratagème, et qu'il vient de marier son fils. Ce dénouement, a servi de modèle à Molière; cependant il est mauvais, et celui de l'Amour médecin est excellent. Pourquoi celai C'est que le père qui, dans le Pédant joué, connoît l'amour de son fils, doit nécessairement se douter du tour qu'on lui joue, et qu'il n'est pas naturel qu'il signe réellement lorsqu'il pouvoit se contenter de le feindre. Au lieu que Sganarelle, ignorant que le faux médecin est l'amant de sa fille, ne doit pas se méfier de lui : remarquez môme qu'il ne signe réellement cpie lorsque sa fille l'a pressé de signer. (Cailhava.)

fin n K I. \ M o r R M E D E C I N.

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