SECTION VIL
LES VERTUS ET LE BONHEUR d'un PEUPLE SONT l'eFFET, NON DE LA SAINTETÉ DE SA RELIGION , MAIS DE LA SAGESSE DE SES LOIS.
Chapitre premier. Du peu d'influence des religions sur les vertus et la félicité des peuples 390
Chap. II. De l'esprit religieux, destructif de l'esprit législatif 396
Chap. III. Quelle espèce de religion serait utile 401
Ce serait celle qui forcerait les hommes à s'éclairer. L'inconséquence et le crime sont, dans presque tous les hommes, l'effet de l'ignorance.
Chap. IV. De la religion papiste , 404
Plus de conséquence dans les esprits la rendrait plus nuisible. Les principes spéculatifs ont heureusement peu d'influence sur la conduite des hommes ; ils la règlent sur les lois , et non sur leur croyance. Le gouvernement des jésuites en est une preuve.
Chap. V. Du gouvernement des jésuites 408
Moyens qu'il leur fournit de faire trembler les rois , et d'exécuter les plus grands attentats.
Chap. VI. Des diverses causes des grands attentats, .page 41 1 Chap. VII. Du moment où l'intérêt des jésuites leur commande un grand attentat 4*4
On ne pouvait leur opposer qu'une autre secte.
Chap. VIII. Des moyens employés pour détruire les jésuites. 420 On doit aux jésuites la connaissance de ce que peut la législation. Pour la créer parfaite , il faut, ou, comme un saint Benoît, avoir un Ordre religieux, ou, comme un Romulus ou un Pen , avoir un empire ou une colonie à fonder.
En toute autre position, on peut proposer, mais difficilement établir d'excellentes lois.
Chap. IX. Examen de cette vérité 421
Je prouve qu'il n'est rien d'impossible aux lois , mais que , pour fixer le degré auquel elles peuvent porter la félicité des peuples , il faut pre'liminairement connaître ce qui constitue le bonheur de l'individu.