‹ Œuvres compláetesChapitre 50 sur 77 · LETTRES DE VOLTAIRE A HELVETIUS · texte numérisé non relu

LETTRES DE VOLTAIRE A HELVETIUS

tion. Il manque à cet ouvrage de l'agrément et de l'éloquence. Ce sont là vos armes, daignez vous en servir. Le Nil , disait-on , cachait sa tête, et répandait ses eaux bienfaisantes; faites-en autant. Vous jouirez en paix et en secret de votre triomphe. Hélas! vous seriez de notre académie, avec M. Saurin , sans le malheureux conseil qu'on vous donna de demander un privilège. Je ne m'en consolerai jamais. Enfin, mon cher philosophe , si vous n'êtes pas mon confrère dans une compagnie qui avait besoin de vous, soyez mon confrère dans le petit nombre des élus qui marchent sur* le serpent et sur le basilic.

Adieu. L'amitié est la consolation de ceux qui se trouvent accablés par les sots et par les médians.

Par Paris, 1 1 iwai.

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