CHAPITRE X
La Vie de la très sainte Vierge Marie, Mère de Jésus. ‘Ja
ID. — Za connaissance que j'ai maintenant de Dieu et “de Notre-Seigneur Jésus-Christ. et des choses grandes qu'il a, faites et souffertes pour moi, me donne un très grand désir de le servir en ce monde-ici, et de me rendre digne de le voir et de l'aimer dans le ciel. Mais donnez-moi un bon moyen pour c2'RE Ti à cela. ; …R. — Je n’ensais point un meilleur que d’avoir une Nraie dévotion à la très sainte Vierge Marie.
111 est impossible de ne pas voir dans ces paroles une réminiscence et une application à la communion du texte célèbre de l’Imitation, 1. IV, ch. 5, v. 3. « Quando sacerdos celebrat, Deum honorat. Angelos lætificat, Ecclesiam ædificat, vivos adjuvat, defunctis requiem præstat, et sese omnium bonorum participem effcit, »
Hs LA VIE DU CHRÉTIEN è .
D. — Qui est-elle, la très sainte Vierge Marie? " M R. — C'est la plus grande, la plus digne, la plus pa
faite, la plus libérale, la plus puissante, la plus aimab
et la plus admirable de toutes les pures créatures.
D. — Æst-ce là tout ce que vous en savez? | PR. — C'est la Fille ainée et très aimée du Père éternel] D. — N'est-elle point autre chose que cela ?
R. — C'est la très digne et très chère Mère du Fils | Dieu. LA D. — N'at-elle point d'autres qualités ?
R. — C'est la très pure et très adorable‘ Épouse dt Saint-Esprit.
D. — Quoi encore ?
R. — C'est la Reine des Anges et des hommes, et a
souveraine Impératrice du ciel et de la terre. D. — Continuez.
R. — C'est la joie, le trésor, l'honneur et la gloire du genre humain.
D. — Poursuivez. |
R. — C'est la consolation des affligés et le refuge de tous les misérables.
D. — Je ne suis pas encore content.
R. — C'est la Mère admirable et toute aimable.
D. — De qui est-elle Mère ?
R. — Mère de Jésus, et de tous les membres de Jésus , qui sont les chrétiens.
D. — Puisque c'est notre Mère, nous devons donc savon sa vie, afin de limiter tant que nous pourrons ?
R. — Oui, car les enfants doivent serendre semblables à leur père et à leur mère. |
D. — Qu'elle est la vie de la très sainte Vierge ?
R. — Toute sainte, toute divine et toute admirable:
D. — De quel pays est sortie celte grande Princesse?
R. — Du pays de Judée.
!A l’époque où écrivait le Vén. J. Eudes, le mot adoration n'avait point le sens exclusif de culte de latrie.