CHAPITRE ONZIÈME
D: — Quelle est la douzième ?
R. — C'est la solennité de la Très Sainte Vierge, qui comprend toutes les autres ; car elle est instituée en l'honneur, premièrement et principalement de la personne même de la sacrée Vierge ; ensuite en l’honneur de tous ses mystères, vertus, qualités et grandeurs.
D. — Où est-ce qu'on fait cette fête ?
R. — En la Congrégation de l'Oratoire de Jésus!. D. — En quel temps ?
- R. — Le dix-septième de septembre.
D. — Outre ces douze fêtes principales, y en a-t-il en-
core d'autres ?
R. — Oui, plusieurs.
D. — Quelles sont-elles ?
R. — Il ya la fête du très saint Cœur de Marie, que plusieurs célèbrent en leur particulier le premier jour de juin, et d’autres le huit de février.
La fête du très saint Nom de Mate, le vingt-deux de septembre. . c
“ La fête des Joies de la sainte Vierge, le cinquième de juillet ;
La fête de Notre-Dame du Mont-Carmel, le seizième jour du dit mois ;
La fête de Notre-Dame des Anges, le second jour d'août;
La fête de Notre-Dame des Neiges, le cinq du dit mois ; et quantité d’autres qu'on célèbre en divers lieux, sans parler des samedis qui lui sont dédiés.
diocèses obtinrent de célébrer une fête en reconnaissance de cette grâcé mémorable. Le Vén. P. Eudes composa à cet effet un bel office de N.-D. de la Victoire, fixé au 7 octobre. On le trouvera dans le dernier volume de ses œuvres. Dans le bréviaire romain, l'office du Saint-Rosaire et celui de Netre-Dame Auxiliatrice (24 mai) font mention de la victoire de Lépante.
.1Le Vén. Jean Eudes était encore membre de l’Oratoire lorsqu'il a composé cet ouvrage (1641). Il fit célébrer lui-même cette fète pendant longtemps dans sa Congrégation; ear il l'avait insérée-dans les premières éditions de ses Offices propres, 1652, 1668.
498 | LA VIÈ DU CARÉTIEN
D. — Que faut-il faire pour bien célébrer les fêtes de M lo Mère de Dieu ? LR:
R. — Il faut se confesser et communier avec une pré- M parälion et dévolion particulière ; et avec cela, donner à diner à un pauvre, ou à plusieurs si ona le moyen ; et M s'exercer en toutes sortes de bonnes œuvres corporelles « ou spirituelles.
D. — Qu'arrivera:t-l à ceux qui ont une vraie dévotion à la sacrée Vierge ?
R. — Dieu les bénira de toutes sortes dé bénédictions
en ce monde et en l'autre.
D. — Que deviendront ceux qui ne lui ont point de dévotion, et qui ne la veulent point honorer et invoquer ?
R. — Il est impossible qu'ils puissent être sauvés.