‹ Œuvres comple?tes du venerable Jean Eudes (volume 2)Chapitre 197 sur 208 · RE · texte numérisé non relu

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Avoir un bénéfice qui demande la résidence, résider pas. è

Avoir plusieurs bénéfices incompatibles. Ces deux de aiers cas obligent aussi à restitution.

Rechercher ou prendre quelque bénéfice à charg d'âmes, n'ayant pas la capacité requise. . :

Manquer à dire son bréviaire, ou le dire mal, ave précipitation, sans dévotion ni attention:

Ne se comporter pas avec la piété, la révérence, la moi destie et la sainteté requises dans l'exercice des fonctions sacerdotales, comme dans la célébration de la saint Messe et du divin Office, dans l'administration des Sæ crements, etc. | |

Administrer quelque sacrement ou dire la sainte Messé en péché mortel. : :

Célébrer ce divin Sacrifice avec du vin qui est ai ou avec du pain qui est corrompu.

Laisser tomber par négligence, et faute d'assez d'ap plication, quelque chose de la sainte hostie ou d ; calice.

Ne se conduire pas, dans les églises et lieux’ saints” avec respect, silence et modestie; et ne tenir pas les choses qui servent à l'église, spécialement à l'autel nettes et propres. |

Ne dire pas les messes qu'on estobligé de dire pou les fondateurs et pour ceux qui ont donne quelque chose à cette intention. . +.

Omettre à prêcher, catéchiser, visiter les malades et prisonniers, consoler les affligés et assister les pauvres

Laisser mourir quelqu'un sans. baptême ou sans le autres Sacrements. N

N'enseigner pas à ses paroissiens les mystères principaux de la foi et les choses nécessaires à leur salut, et n'apporter pas le soin et la vigilance décris pôur les! retirer du mal et les porter au bien. ,

N'étudier point pour se rendre capable de s'acquitters

dignement de son office, et spécialement lorsqu'on doit tre employé à entendre les confessions.

Confesser sans avoir l'approbation de l'Évêque et la uridiction.

« Entendre les confessions négligemment, par manière d’acquit et à la hâte, sans apporter la diligence requise pour bien examiner ses pénitents, les exciter à la contrition, et leur donner des remèdes contre leurs vices. Donner l'absolution des cas réservés, n’en ayant pas le pouvoir ; ou la donner à ceux qui en sont incapables, comme àceux qui ayant le bien d'autrui et le pouvant restituer, ne le font point ; à ceux qui ont des inimitiés let ne veulent point se réconcilier ; à ceux qui sont dans l’occasion prochaine du péché ou qui la donnent à autrui, et qui ne la veulent pas quitter, etc. 1 » Ne consulter point les hommes savants dans les choses douteuses et difficiles à résoudre, mais les décider trop D ocement.

‘ Dire ou faire quelque chose contre le secret de la confession.

Se servir de la confession pour provoquer les pénilents à quelque mal.

Donner mauvais ;exemple ou scandale, en quelque manière que ce soit.

Ne porter point l'habit et la tonsure ecclésiastique, mais marcher en habit indécent.

Exercer quelque art ou métier séculier, comme de A cin, de chirurgien, de marchand, de tavernier, de joueur de farces, ou quelque autre semblable.

Dire la sainte Messe, entendre les confessions ou exercer quelque autre fonction sacerdotale principalement pour le lucre.

Assister à un mariage clandestin.

Baptiser des enfants en des maisons particulières, remettant l'imposition du nom à un autre temps.

Par les Religieux ou Religieuses.

Entrer en religion par respect humain, ou par quélque considération terrestre, où par simonie en achetant son entrée et sa réception par argent, ou par quelque autre mauvaise intention. 4

Céler où cacher les choses qui peuvent apporter dommage au monastère, et qui à cause de cela empêcheraient la réception, si on les connaissait.

Transgresser et mépriser les commandements des Supérieurs ou Supérieures.

Négliger l'observance de ses règles.

Être cause, pàr son mauvais exemple ou par ses paroles, que les autres les négligent.

Avoir quelque chose en propre et sans la permission des Supérieurs.

Recevoir ou donner quelque chose sans permission.

Penser. dire, ou écrire, ou faire ou souffrir quelque chose contre la chasteté.

Avoir trop d'affection pour le monde et pour les choses temporelles, et fréquenter et converser trop familièrement avec les personnes séculières.

Murmurer et exciter les autres à murmurer contre les Supérieurs et Supérieures.

Avoir quelque aversion et animosité contre ses frères et sœurs de religion.

N'apporter pas la dévotion et diligence requises dans les exercices de la religion pour les faire saintement.

Dans les visites des Prélats et Supérieurs, ne dire pas la vérité qu'on est tenu de déclaref, ou bien calomnier et accuser quelqu'un faussement.

Sortir de son monastère sans licence du Supériéur, ou en habit indécent.

Faire entrer des femmes ou des filles dans les monastères de religieux, ou des hommes dans les monastères de religieuses, sans nécessité pressante et absolue.

| SUR LES DIVERS ÉTATS 501 | 5 À | Étant religieuse, sortir de son monastère sans cause | légitime et sans permission.

Donner mauvais exemple ou scandale aux séculiers par ses déréglements et par la trop grande licence de sa vie.

Nes’acquitter pas soigneusement des offices qui ont été donnés par les Supérieurs ou Supérieures.

Se repentir d’être entré en religion et d'avoir fait vœu, et avoir volonté de rompre ses vœux pour sortir de religion. 8

Écrire ou recevoir des lettres sans permission.

Par les Gouverneurs, Magistrats et autres Seigneurs F . temporels.

Maltraiter et tyranniser ses vassaux et sujets.

Les obliger, par violence ou par artifices, à leur céder ou vendre leurs terres ou maisons, ou quelque autre chose de ce qui leur appartient.

Obliger, par contrainte, autorité, menaces ou af directement, ou indirectement, par eux ou par autrui, les pères et mères à donner leurs'filles, ou les tuteurs et parents leurs mineures qui sont héritières, en mariage à leurs domestiques ou à d’autres ; ou bien empêcher la liberté de tels mariages jusqu’à ce qu’on ait composé avec eux. En quoi il y a non seulement obligation de restitution à la fille, si elle n’est mariée aussi richement qu'elle aurait été si on n'y avait pas mis d’empêchement ; mais encore il y a excommunication fulminée par le saint Concile de Trentet.

Dans les distributions des tailles et autres impôts, faire

Quare, cum maxime nefarium sit matrimonii libertatem ‘violare, ….præcipit sancta Synodus omnibus, cujuscumque gradus, dignitatis et conditionis existant, sub anathematis pœna, quam ipso facto incurrant, ne quovis modo directe vel indirecte subditos suos, vel quoscumque alios cogant, quominus libere matrimonia contrahant. » Conc. Trid., sess. 24, cap. 9.

décharger les uns el charger les autres injustement ou par vengeance.

Se faire de partie aux affaires et procès de leurs sujets - ou autres, sous prétexte d'embrasser et Soutenir Ja justice, pour en tirer lucre et profit. v;

Sé faire fâire des contrats dle vente, d'échange ou re, par leurs vassaux ou autres personnes indéfendues, à la charge de leur payer rente, pension, douaire, ou les payer à leur décharge ; et par après ne s'en acquitter pas comme on s’est obligé.

. Faire des emprunts à des vassaux ou autres, d'argent ou d'autres chôses qu'ils savent probablement ne leur devoir être prêtées sans la crainte de leur autorité ; et par après, être négligents à les rendre, ceux à qui ils sont dus n'osant les redemander.

Nonobstant qu'ils possèdent les héritages sujets etredevables en quelques rentes dues à leurs seigneuries, se faire néanmoins payer des dites rentes par ceux qui jouissent des autres héritages qui sont voirement prenables des dites rentes, mais qui doivent enêtre tenus quittes, puisque les susdits héritages redevables sont en leur possession. ,

Envoyer des soldats par vengeance en quelque paroisse ou en quelque maïson.

Exiger des présents de ses vassaux, pour les défendre des soldats ou des affaires publiques.

Exiger d'eux quelque service auquel ils me sont pas obligés, et duquel on ne les récompense point.

Vexer indüment les pauvres par procès et chicanerie, ou par quelque autre voie.

Empêclier que les biens cé ne soient baillés à ce qu'ils valent, afin de les avoir à bon marché.

Usurper les biens et les rentes de l’Église ou des hôpitaux, où ne payer pas celles qui leur sont dues.

Exiger ou usurper sur ses vassaux des redevances injustes, comme de nourrir des chiens et chevaux, des

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SUR LES DIVERS ÉTATS 303 é .

droits de garenne et de colombier, de prévôté!, récence, et autres choses semblables:

Banuir sa prévôté trop excessivement, et la faire ‘cueillir par ses valets.

Faire payer ses rentes à plus haut prix qu ie ne valent.

Bailler ses moulins à ferme par un trop haut prix. sachant bien ou devaut considérer que cela est cause que les meuniers dérobent, et partant, se rendant coupables et participants de leur larcin.

Donner mauvais exemple en faisant mal, ou ne faisant pas le bien qu'on doit faire.

Contraindre ceux qui vendent et achètent, à bailler des aveux? auxquels ils ne sont point obligés.

Obliger ses vassaux, sous ombre de prairies faisables, à en. faire d’autres, à quoi ils ne sont point sujets.

N'empêcher pas les désordres et offenses contre Dieu qu’on peut empêcher, comme les duels, les blasphèmes, les scandales, etc.

Ne tenir pas la main à faire observer les choses qui concernent la police et le bien public, tant au temporel

.qu'au spirituel.

Ne tenir pas la main à l'observance des fêtes, et ne faire pas fermer les tavernes et cabarets, pour le moins durant la grand messe et les vêpres.

Ne pourvoir pas aux bénéfices qui sont en sa nomination, des personnes qui aient la capacité et probité requises pour s'en acquitter dignement.

Mépriser ‘et traiter indignement les pasteurs et autres ecclésiastiques ; les employer en des affaires temporelles

1 Dignité, fonction, juridiction du prévôk, officier qui jugeail les procès pendants entre les vassaux, et exigeait pour cette fonction cerluines redevances.

? J{econnaissance de vassalité, de ses obligations à l'égard du seigneur, ce qu'on avoue teniv de lui. «Un seigneur ne peut contraindre son vassal de bailler aveu plus d'une fois en, sa vie. » Loysel, 599.

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et mécaniques ; les obliger de retarder le service divin hors l'heure en laquelle il se doit faire ; et exiger d'eux, spécialement dans l’église, des hommages et servitudes indignes de la profession ecclésiastique. ,

Par les Officiers des finances.

Ne rendre pas la justice suivant l'ordonnance. Ne partir! pas les tailles équitablement.

Prendre de l'argent et des présents, ou se laisser

gagner par faveur, crainte, respect ou intérêt, pour soulager quelques élections ou paroisses, et opprimer les autres.

Faire des brigues dans sa compagnie? pour ce sujet. Ayant fait sa visite, ne pas faire un fidèle rapport à la compagnie de la commodité ou incommodité des élections et paroisses. \

Ne nommer pas des gens de bien pour témoins réduc-

teurs.

Prendre plus qu'il n’estraisonnable pour ses signatures et vacations.

Par les Juges et Conseillers.

N'avoir pas la scienceet “En requises pour exercer son office.

N'apporter pas la diligence nécessaire pour examiner les causes avant que de les juger.

Donner des sentences injustes, ou y contribuer et consentir.

Ne rendre pas la justice aux personnes indéfendues, mais les opprimer pour favoriser ses amis.

Souffrir ou faire des procédures contre les ordonnances et règlements. k

1 Répartir.

? Le comité des censeurs ou répartiteurs.

Mettre en rapport une cause qui se peut justement vider en audience.

Prolonger les procès ou consentir aux LT des parties, qui font des malices pour avoir le bien d'autrui, et de longues procédures pour ennuyer celui qui a le droit.

Faire des brigues dans sa ApRGUIE pour empêcher ou corrompre la justice.

Ordonner des accessions de lieu, sans en être requis et sans nécessilé.

Usurper sur la charge de ses confrères, et par cabale empêcher la fonction de leur office.

Ne faire pas fidèlement son rapport; soustraire, céler ou supposer quelque pièce pour faire gagner la cause ou les dépens contre.la justice ; ou bien colorer son avis de raisons apparentes pour attirer les autres à son opinion.

Refuser de faire justice, ou différer le jugement avec notable dommage des parties.

Omettre, au préjudice d’un tiers, de condamner aux dépens, amendes ou EEE ceux qui y doivent être condamnés.

Taxer de pleins dépens à ceux qui ne doivent avoir qu une simple vacation.

N'observer et ne faire point observer les lois, ordonnances et coutumes.

Laisser faire des blasphèmes, meurtres, duels, larcins, voleries, usures, fausse monnaie, faux poids et fausse mesure, scandales ou autres méchancetés, par négligence ou connivence. À

Retarder, empêcher ou négliger les affaires de l'Église, des pauvres ou aulres choses pieuses.

Souffrir les exactions et injustices des autres officiers, qu'on doit réprimer et châtier, comme mue sergents et autres.

Condamner quelqu'un sans suffisante preuve, ou sans être pleinement éclairci de l'affaire.

Faire donner la torture sans indices suffisants ou preuves valables. ;

Être trop indulgent et lâche à condamner et punir les méchants. ;

Violer les immunités ecclésiastiques en usurpant la juridiction de l'Églisé, ou en quelque autre manière.

Faire mépriser les censures de l’Église, en accordant trop facilement aux parties de s’en servir pour des sujets qui ne le méritent pas.

Prendre des dons et présents pour bien ou mal juger, ou pour se déporter du jugement d'une cause au préjudice d’un tiers.

Faire quelque injustice dans l'examen des témoins, leur faisant dire plus ou moins qu'il ne faut, ou faisant écrire autrement que ce qu'ils ont dit.

Exiger au-delà de ce qui est raisonnable.

Faire mettre quelqu'un en prison injustement, ou avec violence et outrage sans nécessité.

Élargir un prisonnier au préjudice de sa partie ou de l'intérêt public, ou le laisser trop longtemps en prison par négligence ou malice.

Être négligent à visiter les prisons, pour voir comme on y traite les prisonniers, et pour entendre leurs plaintes et leur faire justice.

Ne pourvoir pas à temps de confesseur à un criminel condamné à la mort.

Violer le serment par lequel on a juré d’exercer fidèlement son office.

Par les Capitaines et Soldats.

Retenir l'argent du roi, qui appartientà sescompagnons.

N'empêcher pas les jurements, blasphèmes, larcins, violences et autres désordres qui se font par les soldats, ou ne les obliger pas à rendre ce qu Gi} ont pris à leurs hôtes ou à d'autres.

Prendre de l'argent ou autre chose d'une paroisse pour n'y pas loger, et pour aller loger en une autre. Loger en des paroisses par vengeance, ou à la sollieitation des personnes qui le font faire dans cet esprit. Vexer indûment ses hôtes, et les forcer à baïller de l'argent, ou à faire de trop grands frais, ou à fournir des chevaux, harnais ou autres choses.

Les menacer, injurier, battre ; brüler et rompre leurs meubles.

Prendre de l'argent de son hôte pour ne loger point … chez lui, et aller loger chez un autre.

Par les Sénéchaux des Seigneurs.

Contribuer aux violences et usurpations injustes des seigneurs dont ils sont sénéchaux ; comme de condamuer injustement les vassaux à des redevances où ils ne sont pas obligés ; taxer les rentes plus qu'elles ne valent, et autres malices.

À Par les Avocats et Procureurs.

Prendre des causes qu'on sait bien être injusies ; ou entreprendre toutes sortes de causes indifléremment, sans regarder si elles sont bonnes ou mauvaises.

Ayant pris une cause quon croit du commencement ètre juste, el par après ayant reconnu son injustiee, ne laisser pas de la poursuivre.

User de fraude pour gagner un procès injustement.

Laisser perdre le procès de son client par négligence et faute d'étudier pour défendre son droit, ou par connivence avec la partie, en découvrant les secrets, ou taisant les raisons qui sont pour le droit de la eause.

Refuser de défendre les justes causes des veuves et des orphelins.

Tenir les procès en longueur, et rechercher des délais

> ‘ | | 508 IM VIE DU CHRÉTIEN frustratoires, et user de nouvelles et jnjustes pratiques. dans la procédure.

Suborner des témoins pour dire le faux ou pour taire la vérité ; alléguer faussement les lois ; citer les Docteurs contre leur intention; produire quelque fausse: pièce ; prendre l'accessoire pour le principal.

Briguer ou faire des cabales pour une mauvaise cause.

Conseiller à son client d'appeler, sachant bien qu'il est justement condamné.

Défendre une cause usuraire.

Prendre trop de causes, en sorte qu’on ne peut pas apporter la diligence requise à chacune.

Obliger ses clients à faire des frais sans nécessité, les mandant et faisant venir de loin avant le temps, ou leurfaisant faire plusieurs voyages et perdre le temps par négligence ou malice.

Perdre les écritures des clients par négligence ; ou les. brûler ou déchirer, y ajouter ou diminuer, au préjudice d’un tiers.

Prendre, ou permettre à ses cleres de prendre pour leur salaire plus qu'il n’est raisonnable.

Violer le serment par lequel on a juré de s'acquitter fidèlement de son devoir.

Par les Greffiers.

Ne coucher pas fidèlement sur le plumitif l'ordonnance. du Juge. |

Apporter de la difficulté à délivrer quelques pièces, afin: d'en avoir davantage.

Ne se comporter pas fidèlement selon la Coutume et les Ordonnances, aux décrets des héritages.

Prendre plus qu'il ne leur appartient.

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». + . “‘ LU m'7 4 ; ÿ L L

Par les Notaires et Tabellions.

Ne savoir pas la Coutume et les Ordonnances, afin d'y conformer les contrats.

Faire de faux contrats, ou quittances, ou obligations ; ou de fausses audiences ou quelque autre pièce ; ou les

. antidater, ou y mettre quelque clause obscure pour en-

tretenir des procès.

Faire des contrats usuraires, qu'on sait bien être tels. Ne pas tenir et garder fidèle registre de tout,ou en ôter quelques minutes.

Lacérer ou biffer quelque instrument nécessaire à

quelqu'un ; ou refuser, pour ne déplaire à un autre, de le

délivrer à ceux qui le requièrent justement.

Omettre, par malice ou par ignorance, les solennités requises dans un contrat, comme son nom, son seing, les témoins, le jour, le mois et l’an.

Faire des contrats au jour de fêtes sans grande nécessité.

Exiger où prendre pour son salaire plus qu'il n'est dû.

Par les Huissiers ou Sergents.

Bailler par faveur, crainte, haine argent ou autre motif, aux parties requérantes, des exploits d'assignalions, lesquelles ils n’ont point failes, ou ne les ont faites le jour dont elles sont datées.

Retenir les actes obligatoires des créanciers, différant de les mettre en exécution. en faveur des redevables.

Rechercher, ou, qui pis est, supposer des charges de contraindre les particuliers, pour leur apporter vexation, par vengeance ou pour en tirer de l’argent.

Au lieu de prendre biens suffisants pour la dette, prendre par exécution des biens de moindre prix, qui leur sont demeurés, soit pour n'être suffisants de contenter leur salaire, soit pour n’en avoir fait la vendue,

soit pour avoir occasion d'y retourner, et de constituer le redevable en plus grands frais.

Rendre faux procès-verbaux de rebellion, ou y mettre

des charges contre la vérité pour faire la chose plus griève ; et d'abondant confirmer le contenu par témoignage et serment, induire les recors! de signer ou déposer le faux, y employer des recors qui n'y étaient point,

les induire et solliciter de signer ou d'y rapporter le

faux à leur intention. Sur quoi il faut dire quel préjudice en est arrivé à celui contre lequel à été fait le faux rapport. Exiger plus grand salaire qu'il ne leur appartient, ou l’exiger des redevables qui n'étaient obligés de les satisfaire, sans en tenir compte au requérant, duquel il se sont fait payer tout du long.

Faisant la vendue des biens des mineurs, en recéler

quelques-uns en faveur d'autrui ou pour son profit par-

liculier.

Faisant la vendue de tels biens, en mettre à son profit sous le nom de personnes interposées ou autrement, ne recevant ou ne couchant les enchères, ou en précipitant l’adjudication sans donner loisir aux enchérisseurs de parler et de renchérir. L

Faire fraude au préjudice du mineur ou de l’obligé en quelque autre manière.

Prendre par exécution des biens d'autrui, sans en laisser exploit dûment fait au redevable, tellement que le dit prétendu redevable et dessaisi en est constitué en grand intérêt.

Refuser, en faveur des redevables ou autres, de faire des exploits dont ils ont été requis, tellement que les requérants en ont souflert de la perte, ou ont été détournés de plus poursuivre leurs affaires, et peut-être contraints de les abandonner.

1 On appel recors, celui qui accompagne un huissier pour lui servir de témoin et lui donner main-forte au besoin.

Être rigoureux aux pauvres gens, les intimidant par paroles ou actions de violence, comme de renverser le pot de dessus le feu pour l'emporter, rompre les portes et autres meubles, etc.

" Sous l'ombre d'un exécutoire sur une Communauté, travailler indûment les pauvres pour en tirer de l’argent “pour eux, au lieu de s'adresser aux plus riches, ou bien prendre de l'argent des riches à cet effet.

+ Prendre l'occasion au jour du dimanche ou autre fête, Met au temps de la messe et du divin service, pour aller kcontraindre le peuple, et pour crainte de quoi il a été » détourné d’alier à l’église.

En question d'établissement de Commissaires régis- ” seurs, simuler en établir aucuns pour en tirer de l'argent, ou prendre de l’argent de ceux qui raisonnablement

doivent y être établis, pour à ce moyen ou par faveur » les décharger, et y en commettre d'autres qui ne doivent | pas y être commis.

Mille autres méchancetés, dont ils doivent s’examiner afin de s en accuser et d’en faire pénitence.

Par les Tuteurs et Curateurs.

Omettre quelque chose dans l'inventaire.

Empêcher que les biens des pupilles ne soient vendus autant qu'ils valent, les achetant eux-mêmes et empêchant les autres, soit par autorité, soit par subtilité, d'enchérir par dessus eux.

N’avoir le soin convenable des pupilles, tant pour leurs corps que pour leurs âmes.

N’administrer fidèlement leur bien.

Par ceux qui ont des procès.

Entreprendre un procès par haine ou par injustice, à dessein de ruiner ou incommoder son prochain, et puis mettre sa terre en décret.

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Avoir dessein de faire perdre, en tout ou en partie, ses dettes à ses créanciers, en s’opposant, appelant, inseri vant, ou supposant des dettes plus anciennes, ou des personnes qui réclament son bien.

Avancer ses enfants, ou faire séparer sa femme pour frustrer ses créanciers, et faire réclamer son bien par sa femme et ses enfants.

Fabriquer. des faux témoins, faire de fausses pièces ; solliciter des officiers, sergents, tabellions ou autres, de contribuer à sa méchanceté.

Prêter son nom pour empêcher que le légitime cré ancier n'emporte les deniers qui luisont adjugés. |

Réclamer les namps! exécutés en vertu de brevets ou obligations supposées.

Une femme qui suppose un faux amortissement de sa dot, pour en avoir Temple sur le bien de son

mari. |

Refuser ou éviter, par malice et opiniâtrelé, un accommodement amiable par arbitres intelligents et désintéressés.

Mille autres malicieux artifices qui se pratiquent par ceux Lo ont des procès, desquels ils doivent soigneusément s'examiner pour s’en confesser et corriger.

Par les Médecins, spots et Chirurgiens.

Exercer quelqu'un de ces offices, sans avoir la capaties requise.

Ordonner des médecines ou remèdes dangereux, sans. | bien connaître la qualité de la maladie ou du remède. N'avertir de bonne heure le malade de se mettreen bon * état, spécialement lorsqu'ils le voient en péril. Conseiller ou ordonner des choses, pour la santé du | corps, qui ne se peuvent faire sans offenser Dieu. |

‘Mot très ancien, encore en usage en Normandie au temps du P. Eudes, et qui signifie $ gage, nanfissanent

fe 4 SUR LES DIVERS ÉTATS 3 , 513

Être trop faciles à permettre aux malades l'usage de la chair aux jours défendus.'

| Prolonger la maladie pour gagner davantage. -

Être cause de la mort de quelqu'un.

Refuser d'assister les malades qui sont pauvres.

Les Apothicaires : N’être exacts à composer les médecines selon les ordonnances des médecins.

| Donner du poison à ceux qui en veulent mal user.

Donner des drogues pour procurer l'avortement.

. Vendre les remèdes plus que de raison.

Baiïller de faux refers!. ”

Par les Marchands et Artisans.

« Ayant vendu quelque marchandise, livrer l’une pour } l’autre et de moindre valeur.

Vendre ou acheter à faux poids ou à fausse mesure.

Vendre ou acheter plus ou moins que le juste prix.

Faire monopole avec ses compagnons, ou acheter toute une sorte de marchandise, afin de vendre par après ce qu'il voudra.

Vendre de la marchandise falsifiée, comme les dra- * piers qui vendent de la fausse teinture.

Vendre de la n archandise qu'ils savent devoir être employée en mauvais usage.

Porter envie à ceux de sa condition ; mépriser et mal parler de leur marchandise ou de leurs personnes, et ainsi leur porter préjudice.

Ne travailler fidèlement et tromper quelqu'un.

Le faire payer plus qu'il n’est raisonnable.

* Vieux mot employé pour signifier des certificats ou rapports d’experts en cas de mort, d'accidents, etc.

Sous un nom emprunté. | Donner ou accepter un Bénéfice, à condition qu'on ne .paiera point les dimes.

Par les Taverniers ou Cabaretiers.

Donner à boire durant le service divin, contre l'Ordonnance. |

Vendre des viandes défendues. "

Bail'er à boire à ses hôtes plus qu'il ne faut, et con tribuer par ce moyen à leurs excès et enivrements.

Mixtionner le cidre ou le vin.

Retirer et loger sciemment les larrons et autres per

sonnes scandaleuses. * +

Par les Simoniaques.

Vendre ou avoir volonté de vendre ou acheter un Bénéfice ou une chose sainte. L Jouir d’une Chapelle, Prieuré ou autre bien d'Église,

Servir à la simonie d’autrüi et prêter son nom pour ce

sujet, prenant l'obligation de l'acheteur et s'obligeant au” vendeur ; ou conseillant,' excitant, approuvant chose.

semblable, ou y aidant en quelque facon que ce soit.

Jouir du bièn d'Église sous le nom de ses enfants, pour. les faire étudier, quoiqu’on n'ait pas le: dessein qu'ils soient d'Église.

Voilà les principales choses sur lesquelles ont doit s'examiner, lorsqu'il est question de faire une confession générale, chacun selon sa condition et qualité, et selon le besoin qu'il en a. :

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