XVI. — Protestation touchant l'Indulgence plénière
) MON SAUVEUR, je crois fermement que vous avez “donné pouvoir à votre Église de me délier, non ulement de la coulpe de mes péchés par le sacrement “Pénitence, mais aussi de la peine par le moyen des dulgences. Je désire les gagner pour l'amour de vous. nnez-moi, s’il vous plait, les dispositions qui sont relises pour cet effet. Je conjure tous vos Anges, tous S Saints et votre très chère Mère de m'obtenir de vous tte miséricorde.
Et, afin de m’y préparer, je m’accuse derechef devant us de tous mes péchés ; je les déteste de toutes mes rces, parce qu'ils ont été cause de vous faire souffrir
tant de tourments et une mort si cruelle. J'y ren pour jamais, et à tout ce qui vous déplait; et je proteste que je ne veux plus avoir d'être, ni de que pour la sacrifier à votre pure gloire et à l’accom sement de votre très adorable volonté ! Ainsi soit-il
Ensuite, on baise une croix ou une médaille où des indulgences, en prononcant trois fois, avec tou dévotion possible le saint Nom de Jésus et de Marie
XVII. — Protestation touchant le jugement qui se par Jésus-Christ à l'instant de la mort, JÉSUS, je vous adore comme mon Juge souverai me soumets volontiers à la puissance que votre vous a donnée de me juger. Je vous adore, vous lot vous glorifie dans le jugement que vous exercer dans la sentence que vous prononcerez au regaï moi, quelle qu'elle soit, au moment de mon trépasÆ veux dire dès maintenant de tout mon cœur : Just Domine, et rectum judicium tuum?. Mais pourtant, a Sauveur, j'ai confiance en votre infinie bonté, que sentence me sera favorable. ES Vous avez dit, Seigneur, que celui qui croit en vous sera point jugé. Or, je proteste que je crois tellement vous, que, moyennant votre grâce, je voudrais sacri pour ce sujet toutes les vies du ciel et de la térre, si étaient à moi.
1 Les fidèles qui possèdent des médailles, rosaires ou crucifis richis des indulgences apostoliques, ou qui font partie du tiers-0! de Saint Francois, de la confrérie du Rosaire, ou de quelquea confrérie de ce genre, peuvent gagner une indulgence plénièl l’article de la mort, à la condition de se confesser, de commun de faire un acte de contrition et un acte de charité, et d'invoqu saint nom de Jésus. Les prêtres munis d'une délégation ad peuvent aussi, aux mêmes conditions, appliquer aux fidèles rants une indulgence plénière
= Ps. CXVIII, 137.
Vous avez dit aussi, par votre Apôtre que, si nous nous jugeons nous-mêmes, nous ne serons point jugés. Or, je “me donne à vous pour entrer dans le zèle de votre justice “contre moi-même, afin de me traiter, de me juger et de me “condamner moi-même comme un pécheur et un criminel “qui mérite toutes sortes de châtiments. Et à cette fin, je “reconnais et confesse, devant toutes les créatures, que je Suis infiniment indigne de votre grâce, que je ne mérite que l'enfer, et que même je ne vaux pas que vous preniez Ja peine d'exercer votre jugement sur moi ; pouvant vous dire avec l'un de vos serviteurs, et ayant bien plus sujet “de vous le dire que lui : £{ dignum ducis super hujuscemodi aperire oculos tuds, et adducere eum tecum in judiéium! : « Est-il possible, à grand Dieu, que vous daigniez bien ouvrir les yeux pour regarder un sujet si misérable #omme je suis, et que vous veuilliez prendre la peine de me faire paraitre devant le trône de votre justice ? » Non intres in judicium cum servo tuo, Domine, quia non justificabilur in conspectu tuo omnis vivens? : « Seigneur, nentrez point en jugement avec votre très indigne et très infidèle serviteur, car il n’y à personne qui puisse se justifier devant vous. »
“ Domine, secundum aclum meum noli me judicare, quia nühil dignum in conspectu luo egi. Ideo deprecor Majestalem tuam, ut tu Deus deleas iniquitatem meam. Miserere mei Deus, secundum magnam misericordiam tuam. Amen
XVIII. — Protestation et invocation au regard de la très sainte Vierge Marie.
Marie, Mère de Jésus, Reine des hommes et des Anges, prosterné à vos pieds en tout le respect et affection de tous les cœurs qui vous aiment, je proteste à la face de l'univers que je vous reconnais et honore
lJob, XIV, 3. — * Ps. CXLII, 2.
comme la Mère de mon Créateur, la Vierge des vierges et la Dame souveraine de tout le monde, à qui Dieu à donné tout pouvoir au ciel et en la terre ; et que je me tiendrais bien heureux de mourir pour le soulien de ce vérités, et d'être anéanti plutôt que vous ne fussiez pas ce que vous êtes.
O Mère de grâce, que de faveurs j'ai reçues de la d vine bonté par votre moyen ! Je vous en remercie autant que je puis, et je supplie tous les Anges et tous les Saints de vous en remercier pour moi.
O Mère de miséricorde, de combien d'ingratitudes d'infidélités et d'offenses suis-je coupable au regard d vous ! Je vous en demande pardon de tout mon cœur,
O Mère d'amour, avocate des pécheurs, refuge des misé rables, consolatrice des affligés, c'est en Nous qu'aprè Dieu j'ai mis toute mon espérance. Ne merejetez donc pas etne permettez pas que celui qui se confie en vous soit con: fondu de son attente ; mais ayez pitié de moi, assistez-mob spécialement en la dernière heure de ma vie ; soyez pré sente à mon décès et me prenez en votre Sainte protections
O ma très chère Maîtresse, Ô ma sœur très aimée à ma Mère, d ma très bonne Mère, Dic, obsecro, quod soroi mea, imo quod Mater mea sis, ut bene mahi sit propler te et vivam ob gratiam tui! : « Dites, s’il vous plait, au sou verain Juge, que vous êtes ma Sœur, voire même qu vous êtes ma Mère, afin qu'en votre considération il mé soit favorable », et qu'il donne la vie à un criminel qui a mérité la mort éternelle. ; .
Monstra te esse Matrem ; monstra te esse Matrem ; mons tra te esse Matrem. |
O Mater dilectissima, O cordis mer, Domina, Mihi te Matrem exhibe Meque te dignum effice.
1 Gen. XII, 13.
Natum benigna respice, Natum ubique protege :
1 Ut tibi pangat cœlica Æterna laudis cantica.
O trésorière de la très sainte Trinité, qui avez en main tous les trésors de Dieu pour les distribuer aux pauvres, vous voyez mon extrème pauvreté. Il n'y a personne au monde de plus pauvre que moi, puisque de moi-même je n'ai rien, ne puis rien et ne suis rien ; et cependant je “suis redevable à Dieu, aux Anges, aux Saints et à toutes les créatures. Ayez donc compassion de ma misère, “suppléez à tous mes manquements, payez toutes mes “dettes : priez la divine Justice qu'elle prenne dans ses “irésors immenses, qui sont enlre vos mains, la satisaction de tout ce que je lui dois pour mes innombrables péchés.
Enfin, à ma très chère Mère, à la vie, l'espérance, la joie et la Reine de mon cœur, je vous donne mon àme, logez-la, s’il vous plaît, dans votre sein maternel ; défendez-la des embüches de ses ennemis : purifiez-la de toutes ses ordures dans le sang précieux que votre Fils a répandu pour elle , ornez-la de toutes les grâces et vertus “qui lui sont nécessaires et convenables pour être agréable , aux veux de la divine Majesté; recevez-la à la sortie “de son corps, présentez-la à mon Sauveur, et faites en “sorte quelle soit du nombre de ceux qui verront sa divine face, et qui béniront à jamais avec lui, avec vous et avec tous les Anges et les Saints, la très adorable Trinité. Pia ergo, Advocata nostra ; Eia ergo, A dvocata nostra; Eia ergo, Advocata nostra, illos tuos misericordes oculos ad nos convertle :et Jesum, benedictum fructum ventris tui, nobis post hoc exilium ostende. O clemens, 0 pia, vo dulcis Virgo Maria !
C'est de quoi je vous supplie, Ô Mère de Jésus, par vos sacrées entrailles qui l'ont porté, par vos bénites mamelles qui l'ont allailé, par votre très saint Cœur qui l'a
tant aimé, par toules les plaies douloureuses dont ce même Cœur a été navré au temps de sa passion, pal toutes les joies qu'il a eues en la terre et qu'il possède dans le ciel, spécialement par la joie indicible dont il a été comblé lorsque votre Fils bien aimé vous a visitée après sa résurrection ; enfin, par le très grand amou: que la très sainte Trinité vous porte et que vous lui port el par toutes les saintes prières qui vous ont jamais ét: faites en la terre et au ciel. Me
Exaucez-moi, exaucez-moi, à très bonne Vierge, qu n’avez jamais rebuté aucun de ceux qui ont eu recours votre incomparable bonté : Memorare, 0 piissima Virg Maria, non esse audilum a sæculo. quemquam ad lua cu: rentem præsidia, lua implorantem auxilia, Lua petente suffragia, esse derelictum. Ego, tali animatus confidentiæ adte, Virgo virginum Mater, curro ; ad te venio ; coran té -gemens peccalor assislo : Noli, Mater Verbi, Mater Jesu Mater amabilis, Mater admirabilis, Matermea charissima noli inquam verba mea despicere, sed audi propihia, € eæaudi. Amen. ;
Ave Maria, Filia Dei Patris! ;
Ave Maria, Mater Dei Fil;
Ave Maria, Sponsa Spiritus sancti ;
Ave Maria, templum totius Divinitatis :
Ave Maria, candidum lilium fulgidæ, semperque trans quillæ Trinitatis ;
Ave Maria, rosa præfulgida cælicæ amænitalis ;
Ave Maria, Virgo virginum, Virgo fidelis, de qua nasci, et de cujus lacte pasci Rex cælorum voluit ;
Ave Maria, Regina Martyrum, cujus animam doloris gladius pertransivit ;
Ave Maria, Domina mundi, cui data est omnis potestas in cælo et in terra ;
i Nous dirons, dans l'opuscule suivant, Exercice de piété, Intro= duction et $ IX, la raison de cette prière que le Vénérable fait réciter pour se préparer à la mort.
Ave Maria, Regina cordis mei, Mater, vita, dulcedo et spes mea carissima ; Ave Maria, Mater amabilis ; Ave Maria, Mater admirabilis ; Ave Maria, Mater misericordiæ ; Gratia plena, Dominus tecum; ù… Benedicta tu in mulieribus ; mm Et benedictus fructus ventris tui, Jesus ; Et benedictus sponsus tuus Joseph ; — Et benedictus pater tuus Joachim ; — Et benedicta mater tua Anna; Et benedictus filius tuus Joannes ; / Et benedictus Angelus tuus Gabriel ; Et benedictus Pater æternus, qui te elegit; Et benedictus Filius, qui te amawvit ; Et benedictus Spiritus sanctus, qui te sponsavit ; Et benedicti in æternum omnes qui benedicunt tibi, et qui diligunt te. Amen.
Nos cum prole pia benedicat Virgo Maria. Amen.
XIX, — Protestation et invocation au regard des Anges et des Saints,
MON saint Ange gardien, Ô bienheureux saint Michel,
Ô bienheureux saint Gabriel, à bienheureux saint Raphaël, Ô bienheureux saint Joseph, à bienheureux N..., Ô tous les Anges et tous les Saints et Saintes du Paradis, je vous salue et vous honore tous en général et chacum en particulier, autant que je puis et que je dois selon Dieu.
Je vous remercie de tous les effets de votre charité vers moi, et vous demande pardon de tout ce que j'ai fait qui vous a été désagréable.
» VMous voyez le besoin extrème que j'ai maintenant de votre secours : ne me le refusez donc pas, s'il vous plaît,
mais aidez-moi par vos prières, défendez-moi,suppléez À mes défauts ; faites pour moi devant Dieu tout ce que vous savez que je suis obligé de faire. Assistez mon âme lorsqu'elle sortira de son corps, présentez-la à sa divine Majesté, et lui offrez quant et quant vos mérites et inter” cessions pour moi, afin que je sois digne de lui sacrifier éternellement avec vous un sacrifice de louange et d'a mour.
Car je proteste que je ne prétends autre chose, en ce monde ni en l’autre, sinon d’aimer et bénir à jamais avec vous Celui qui seul est digne de tout honneur, gloire et amour, et qui soit pour jamais glorifié et aimé de toutes ses créatures. Ainsi soit-il.
XX. — Protestation sur les dernières paroles que Notre- Seigneur a dites en mourant, et qu’il faut dire avec lui.
Jésus, je vous adore dans les saintes dispositions
avec lesquelles vous avez prononcé les dernières pa= roles que vous avez dites en la croix, recommandant votre âme entre les mains de votre Père. Je me donne à vous pour entrer en ces mêmes dispositions, protestant que je désire prononcer ces paroles en votre esprit, c’està-dire en union de la résignation, dévotion, amour, confiance et autres saintes dispositions avec lesquelles vous les avez proférées. ;
Et. à cette fin, je veux dire de tout mon cœur : Pater in manus tuas commendo spiritum meum. Mais dites-le pour moi. Ô mon Sauveur, dites-le pour moi, à Mère de Jésus ; dites-le pour moi, à bienheureux saint Gabriel, ©" bienheureux saint Joseph, 6 tous les Anges et tous les Saints et Saintes de Jésus. Et que je dise avec Jésus, ek avec tous les Saints et Saintes qui l'ontdit si saintement,à l'heure de leur mort : Pater, in manus tuas con met spiritum meum. Ainsi soit-il.
XXI. — Protestation sur le saint Nom de Jésus et de Marie, dont notre cœur et notre bouche doivent être remplis, spécialement à l'heure de la mort.
Jésus, Ô MARIE, l'amour et les délices du ciel et de la terre ! Que tout le monde sache que toutes les grâces M ét bénédictions, tous les trésors et richesses, et tout ce | qu'il y a d’aimable, de désirable et d'admirable en l’uni- M vers, est renfermé en Jésus ET MARIE.
O Jésus et MARIE, que votre saint Nom soit gravé dans
tous les cœurs du monde, et spécialement dans le mien jusqu'au dernier soupir de ma vie. Et que je meure avec M ces deux paroles en la bouche : JESUS, Marta ! Mais je proteste que mon intention est de prononcer — ces sacrés Noms en toute la vénération et dévotion avec laquelle ils ont jamais été prononcés par toutes les saintes bouches qui les ont proférés ; et en les prononcant, d'offrir à la très sainte Trinité tout l'amour et la gloire qui lui a été, est et sera rendue par Jésus et MARIE; d'offrir à Jésus et à MaRtE tout l'honneur et l'amour qui leur a été, est et sera porté au ciel et en la terre ; et d'offrir à tous les Anges et à tous les Saints le très aimable Cœur de Jésus et de MARIE, en augmentation de leur joie et de leur gloire.
O Jésus et MARIE, que je vive de votre vie, que je meure de votre mort ! O Jésus, que je meure entre les bras de votre paternelle bénignité! O MARIE, que je finisse ma vie dans le sein de votre maternelle charité !
O Jésus et Marie, que je dépose mon âme dans votre Cœur sacré tout embrasé d'amour vers toutes les âmes! Il est vrai que, par la rigueur de la justice, j'ai mérité d'être jeté dans le feu éternel de l'enfer; mais je demande que, pär les excès de la miséricorde, je sois plongé, absorbé, perdu et consommé dans les feux éter-
nels de cette fournaise d'amour divin, le très sai Cœur de Jésus et de MARIE.
Ave, Cor sanctissimum!,
Ave, Cor mitissimum,
Ave, Cor humillimum,
Ave, Cor purissimum,
Ave, Cor devotissimum,
Ave, Cor sapientissimum,
Ave, Cor patientissimum,
Ave, Cor obedientissimum,
Ave, Cor vigilantissimum,
Ave, Cor fidelissimum,
Ave, Cor beatissimum,
Ave, Cor misericordissimum,
Ave, Cor amantissimum JEsu et MARIE ;
Te adoramus,
Te laudamus,
Te gloriticamus,
Tibi gratias agimus:
Te amamus
Ex toto corde nostro,
Ex tota anima nostra,
Et ex totis viribus nostris ;
Tibi cor nostrum offerimus,
Donamus, f
Consecramus,
Immolamus ;
Accipe et posside illud totum,
Et purifica,
Et illumina,
Et sanctifica,
Ut in ipso vivas et regnes et nune el semper, et. in sæcula sæculorum. Amen.
‘ Voir ci-après, dans l’Exrercice de pieté, RES Sr Ja raison d'être de cette belle Salutation.
D Jésus et MARIE, que mon âme soit unie très parfaiment à votre ame, mon esprit à votre esprit, mon cœur votre Cœur, afin que j'adore, que je loue et que j'aime >rnellement la très sainte Trinité avec Jésus et MARIE! 0 Jésus et MARIE, soyez ma vie, ma force, ma défense, djoie et mon amour ! O JÉsUS, soyez-moi Jésus ! 6 Ma- 3, soyez-moi MARIE !
0 mon Dieu, je proteste pour loujours, mais spécialent pour le temps auquel il arrivera (si vous le permettez iSi) que je perdrai la parole, ou même l’usage des sens de l'esprit ; je proteste, dis-je, que je veux que toutes Srespirations, tous les battements de mon cœur et de s veines, et toutes les parties de mon corps et de mon ië, soient autant de cœurs, de langues et de voix qui sent sans cesse tous les actes et protestations que j'ai tes ci-devant ; mais surtout qui crient continuellement : VE JÉSUS ET MARIE !
Je me donne à Jésus et à MARIE, afin qu'ils me donnent Sacrifient entièrement et pour jamais au pur amour et a seule gloire de la très sainte Trinité. Ainsi soit-il. JESUS MARIA, JESUS MARIA, JESUS MARIA.