CHAPITRE VIL
“Faire le même au regard de la charité des saints Pariarches, puis des saints Prophètes, puis des saints \pôtres, puis des saints Martyrs, puis des saints Prêtres, t ainsi des autres Saints. Ce que l’on peut faire aussi au fegard des Saints en particulier auxquels on a quelque dévotion.
“Par ce moyen on se maintient toujours dans le recueillement, et on exerce cette fonction en esprit d’oraison; ce qui fait que l’on travaille beaucoup plus utilement pour lès âmes. Et non seulement on n'en est pas plus long, Mais au contraire on expédie davantage, et on fait cette iction plus promptement, sans s’y ennuyer ni fatiguer, mais avec joie et vigueur, par la bénédiction que Dieu ÿdonne, et par la ferveur et le zèle avec lequel on travaille.
“I1 est très bon aussi d'avoir un crucifix avec soi dans leconfessionnal. Car en le regardant de fois à autre, on voit l'amour très ardent dont le Cœur adorable de Jésus est tout embrasé pour les âmes ; on s’abime dans cette fournaise d'amour et de charité ; on s’anime à travailler vec ardeur. Si on trouve quelque difficulté, on demande Micro à ce divin Sauveur. Si on voit quelque péril, Somme dans l'examen sur le sixième commandement, on se donne à lui, on se met en sa protection. On lui offre lussi les âmes des pénitents, spécialement celles qui ont mal disposées ; on le supplie d'en avoir pitié, de es éclairer, de les toucher, de les convertir.
Voilà ce qu'il faut faire dans le confessionnal, pour y agir en esprit de piété.
M3. Quand on en est sorti, il faut nous jeter aux pieds le Notre-Seigneur, pour lui demander pardon des péchés lle ceux que nous avons entendus, comme aussi des autes que nous y avons faites ; le remercier des grâces juil nous y a données, et qu'il a données aux âmes par
otre entremise : le prier qu'il supplée à nos défauts,
et qu’il accomplisse dans ces âmes les desseins de bonté. 4
Offrir aussi à la bienheureuse Vierge Mère de Die aux Anges et aux Saints, toutes les âmes que la Pro dence divine nous a adressées, les priant de les off à notre Sauveur, et de le supplier qu'il exerce plein
ment ses miséricordes sur elles, et qu'il ne perme pas qu'il y en ait aucune qui périsse.