‹ Œuvres comple?tes du venerable Jean Eudes (volume 4)Chapitre 180 sur 309 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

Sur le second Commandement:

Dieu en vain lu ne jureras, ni autre chose pareillement.

Sur ce commandement il y a neuf choses principales à examiner :

1. Si on à point juré sans nécessité, et souvent, le nom de Dieu, ou de la Vierge, ou de quelque Saint, ou Sa foi, ou en quelque autre manière.

Sur quoi il faut donner à entendre aux pénitents, que Notre-Seigneur a défendu aux chrétiens toute sorte de

“jurement : et qu'il veut que tout notre discours soit oui “et non, nous déclarant que toute autre manière d’assurer

ce que nous disons, est de l'esprit malin’.

L« Ego autem dico vobis non jurare omnino... Sit autem sermo vester : Est, est: Non, non; quod autem his abundantius est, a Malo est. » Matth. V, 34, 37. Le V. P. Eudes suit ici l'opinion de plusieurs interprètes qui croient que le mot malo est au masculin, et signifie le démon. D'autres y voient un nom neutre désignant le mal,

| le peche.

2. Si on a proféré souvent le nom du diable ; sion point maudit ou donné au diable soi-même, ou autrui, ou quelques bestiaux; et si on a point fait quelque sers ment d'imprécation, comme de dire : « Je ne voie jamais Dieu ; que je sois damné ; que je n’entre jamais en pare dis ; que je meure misérablement ; que la peste m'étouffe etc. » Et si c'a été contre la vérité. E

3. Si on a point juré pour assurer une chose qui né tait pas vraie, soit devant le juge, soit ailleurs.

4. Si on a point blasphémé, et profané les membres sacrés du Fils de Dieu, son précieux Sang et sa sainte Mort.

5. Si on a point été cause que les autres aient juré el blasphémé, ou par mauvais exemple, ou en leur donnant sujet de ce faire ; et si on a point inventé des manières nouvelles de blasphémer. 1

6. Sion a point fait jurer quelqu'un devant le juge sans nécessité, ayant des pièces par devers soi po prouver le fait, ou See pour éprouver sa mauvais foi.

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