CHAPITRE VI
découverte, à l'imitation de saint Charles, si la santé le | permet, et en apprendre quelque chose par cœur.
… Les lieux communs sur l'Écriture sainte de Balinghem, . Jésuite, sont excellents, et ce qu'il a écrit au commencement de son livre touchant les prédicateurs!.
Cornelius a Lapide?, et Barradas*, tous deux Jésuites : Le premier a très bien écrit sur toute l’Écriture, et le se- | cond sur les saints Évangiles.
Après l'Écriture sainte, voici les autres livres dont ils | se doivent servir :
… Les saints Conciles, spécialement le sacré Concile de |Mrente, et le Catéchisme de ce même Concile.
Les saints Pères, particulièrement, saint Augustin,
| Antoine Balinghem, né à Saint-Omer en 1572, entra chez les “Jésuites en 1588, et mourut le 24 janvier 1630. 11 est auteur de plu- Msieurs ouvrages. Voici le titre de celui que signale le P. Eudes : Scri- Mptura sacra in locos communes morum et exemplorum novo ordine distribula ; commodiore quam hactenus methodo ad usum concionatorum Wdigesta, cum interpretatione difficiliorum, quibus præponitur præpa- Wratio duplex ad eosdem. 1 vol. in-f°. La dernière édition est de Tré- Ihvoux, 1705.
M. : Corneille Cornelissen Van den Steen, plus connu sous le nom de Corneille de La Pierre ou Cornelius a Lapide, naquit à Bockholt, dans la Campine liégeoise, en 1566. Il entra dans la Compagnie de Jésus ket s y consacra à l'étude des langues et surtout de l'Écriture sainte. MAprès avoir professé avec succès à Louvain et à Rome, il mourut à MRome le 12 mars 1637, en odeur de sainteté. Tout le monde connaît kses Commentaires des Livres Saints, constamment réédités.
…. : Sébastien Barradas, né à Lisbonne en 1542, entra dans la Com- Mpagnie de Jésus le 27 septembre 1558 ; il fut professeur de philoso- [Mphie et de théologie à Evora et à Coïmbre; plus tard il prêcha ayec Wiant de succès qu'on lui donna le titre d’Apôtre du Portugal, I] moukrut en odeur de sainteté en 1615. C'est à Coïmbre qu'il publia, en Wvol. in-fe, ses Commentaria in concordiam et historiam Evangelioum, dont parle ici le P. Eudes. Ils ont été souvent réédités depuis Mors : Anvers, 1617; Lyon, 1612, 1621 ; Cologne, 1628, etc. Corneille ILa Pierre les apprécie en ces termes : Sebastianus Barradas excellit Mir moralibus quæ meditationi et concioni subserviunt. Saint François kde Sales les recommande également dans sa lettre à l'Archevêque de Bourges sur la prédication. « Cette concordance des Évangiles lest très estimée, dit Feller ; elle est méthodique, claire, pleine d’onc- | tion et bien écrite en latin ; l'explication du sens littéral y. est suivie d'excellentes réflexions morales, »
saint Chrysostome, saint Grégoire le Grand et saint Bernard.
La Somme de saint Thomas, la table de laquelle fournit toutes les choses dont on a besoin.
Les livres de Grenade, que saint Charles avait toujours entre les mains ; et il n'avait point d'autre théologie pour prêcher que celle-là. Aussi sont-ils remplis de vérités évangéliques si excellentes, si utiles, si puissantes, et déduites avec tant de clarté et de force, que tous ceux qui désirent travailler efficacement au salut des âmes par le moyen de la prédication, en doivent faire leur second bréviaire, et les lire et étudier avec grande affection, spécialement sa grande Guide des pécheurs!.
Les livres du Révérend Père Suffren, de la Compagnie de Jésus, lequel était de son temps le prédicateur le plus touchant de tous ceux qui administraient la parole de Dieu, et qui a très utilement écrit pour les prédicateurs, en son Année chrétienne, au 2° volume du 1° tome, part. 3, chap. 10, art. 3*°.
l Louis de Grenade, né en 1504, à Grenadeen Espagne, prit l'habit de saint Dominique et l'illustra par ses vertus et ses écrits. Il mou: rut en 1588. Le Pape Grégoire XIII disait qu'en publiant ses ouvrages, ce pieux auteur « avait fait plus de bien à l'Église qué s’il eût rendu la vie aux morts et la vue aux aveugles. » S. Fran:cois de Sales ne se lassait pas de les étudier et d'en conseiller le lecture : « Ayez, je vous prie, Grenade tout entier, et que ce soi « votre second bréviaire. Le Cardinal Borromée n'avait point d’autrt « théologie que celle-là, et il prêchait fort bien. » (Lettre du 3 jun 1603 à un évêque). Les principauxécrits du pieux etsavant dominicai sont la Guide des pécheurs, le Mémorial de la vie chrétienne, M Catéchisme, le Traité de l'Oraison, et ses Sermons. Ils furent traduit: en français par Girard et publiés vers 1658 en deux volumes in-folic et en 10in-8. On trouve aujourd’hui les œuvres complètes de Gre nade chez l'éditeur Vivès, qui en a fait faire une nouvelle traductior en 22 volumes.
? Jean Suffren naquit à Salon en Provence, en 1571. Entré dans 1 Compagnie de Jésus, il se rendit célèbre par ses talents pour E chaire et pour la conduite des âmes, par son zèle et par la saintet de sa vie. 11 fut pendant quelques années confesseur de Marie d Médicis et de Louis XIII. C’est à la prière de saint François d