CHAPITRE L
gard des pécheurs, tant en public qu'en particulier, pour les convertir.
Si vous avez à prècher, quand vous monterez en chaire, il faut porter avec vous les canons, les foudres, et les Armes les plus puissantes et les plus terribles de la parole de Dieu, pour combattre contre le péché en général, et pour lefoudroyer et écraser dans les âmes. Mais lorsque vous allez parler et communiquer en particulier avec quelque pécheur pour le convertir, il faut mener avec ous la douceur, la bénignité, la patience et la charité. Vous devez regarder et traiter tous ceux qui sont en béché, comme de pauvres malades qui sont tout couverts de plaies et d’ulcères, desquels il faut avoir grande compassion, et ne s’indigner jamais contre eux, non Plus qu'un sage médecin qui aurait à traiter un malade frénétique et furieux, lequel lui dirait des injures, et
cela avec patience et compassion. En suite de cela :
—…. {. La première chose qu'il faut faire pour travailler à la guérison du malade, c'est-à-dire à la conversion du “pécheur, c'est de l’exciter doucement à découvrir ses
Mhlaies, en l'excusant autant qu'il se peut, en le plaignant, n tâchant d'entrer dans son esprit et dans ses sentiments !, et en le traitant avec grande bénignité.
9, Quand il a découvert ses plaies, il faut les laver avec
et les autres armes puissantes et terribles de la parole de Dieu, pour combattre contre le péché en général, et pour le foudroyer et écraser dans les âmes. Mais lorsqu'il va parler et “communiquer en particulier avec quelque pécheur pour le con- Mvertir, il doit mener avec lui la douceur, la bénignité, la pa— “ience et la charité. Il doit regarder et traiter, etc. », comme
Qi ci-dessus.
Évidemment le Vénérable parle ici de lui-même, et le messager
ue lui envoie la très sainte Vierge pour lui donner cette instruction, est autre que la sœur Marie des Vallées.
du vin chaud, pour en ôter la pourriture et l'ordure c'est-à-dire qu'il faut lui ouvrir son cœur et ses entraillé lui témoigner une très grande affection, et lui parler ae charité et cordialité, lui faisant voir qu’on l’aime vérit blement, et qu’on ne cherche rien que la gloire de Di et son salut. Comme aussi lui représenter le très ardet amour de Dieu, et ses excessives miséricordes envers pécheurs qui se convertissent à lui, et comme il a pa donné à saint Pierre, à saint Paul, à saint Augustin, 4 Madeleine, au bon Larron et à tant d'autres; et qu'ibest très facile, quand on le veut, de faire son salut, avec grâce de Dieu qu'il présente à tous.
3. Il faut prendre de l'huile avec une plume, ete oindre doucement les plaies du malade. La plume, ce l'Écriture sainte, sur laquelle il faut appuyer ce qu lui dit. L'huile, c’estl’exemple de Dieu, de Notre-Seigneu Jésus-Christ, de sa sainte Mère et de ses Saints, qu'illt faut proposer, conformément au sujet dont il est questio Par exemple, s’il est question d’exciter un homme pardonner et àse réconcilier avec ses ennemis, il fau lui mettre devant les yeux l'exemple de la charité Dieu, de Jésus-Christ, de sa bienheureuse Mère et des Saints vers leurs ennemis. Et ainsi dans les autres suje 4. Surtout! vous devez bien prendre garde de ne por jamais de vinaigre avec vous. C'est un précepte qui vous donne. Jamais de vinaigre, c'est-à-dire, jamais d' greur, toujours demeurer dans la patience et dans douceur, sans se fâcher jamais contre le malade, qu qu'il s'aigrisse et se fâche contre vous, voire mêml quand il vous injurierait et outragerait.
5. Sitout cela ne fait rien, il faut l’exhorter de p Dieu et de lui demander grâce et force pour se vaine et pour se convertir, ou pour le moins lui faire troum
!« La sainte Vierge vous mande que vous preniez bien garde de x porter... » Avertiss. aux Conf.