‹ Œuvres comple?tes du venerable Jean Eudes (volume 4)Chapitre 284 sur 309 · XXXII. — Ne permettre point aux enfants de commu · texte numérisé non relu

XXXII. — Ne permettre point aux enfants de commu

- nier, qu ils ne soient bien instruits auparavant, et pour « cette fin les renvoyer aux catéchismes, et les remettre à

communier en la communion des enfants qui se fait à la fin de la mission.

XXXIIT. — Ne parler jamais, ni directement ni indirectement, ni expressément ni tacitement, ni en général ni en particulier, à qui que ce soit, des péchés qu'on a entendus en confession ; non pas même au pénitent hors le confessionnal, si ce n’est par sa permission libre et volontaire, ou que lui-même en parlät le premier, ou qu'il füt nécessaire d’en conférer avec d’autres, auquel cas il faut observer quatre choses : 1. Que ce soit par la permission du pénitent, si on le juge expédient. 2. Qu'on n'en confère point avec ceux qui n’en peuvent donner la

résolution ; mais avec le Supérieur seulement, ou quelque autre qui sera désigné par lui à cette fin. 3. Qu'on ne donne point à entendre qu’on sache la chose par voie de. confession. 4. Qu’on en communique de telle façon, en tel temps, en tel lieu et avec telles circonstances, que celui de qui on prend avis ne puisse avoir aucune occasion de connaître ni même de soupconner le pénitent.

XXXIV. — Enfin, étant sortis du confessionnal, il faut . nous jeter derechef aux pieds de Notre-Seigneur, pour lui demander pardon des péchés de ceux que nous avons entendus, comme aussi des fautes que nous y avons faites ; le remercier des grâces qu'il nous y a données, et. qu’il a données aux âmes par notre entremise ; le prier qu'il supplée à nos défauts, et qu’il accomplisse dans ces âmes les desseins de sa bonté.

Offrir aussi à la bienheureuse Vierge Mère de Dieu, aux Anges et aux Saints, toutes les âmes que la Providence divine nous a adressées, les priant de les offrir à notre Sauveur, et de le supplier qu'il exerce pleinement ses miséricordes sur elles, et qu'il ne permette pas qu'il y en ait aucune qui périsse.

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