CHAPITRE XXX
Se donner de garde, en faisant le caléchisme, de ne dé-
| courager jamais les enfants ; mais au contraire les exciter Let animer toujours, louant ceux qui répondent bien, et ne faisant jamais de confusion à ceux qui ne répondent
pas comme il faut, mais plutôt les excusant, et leur
aidant quand ils hésitent et qu'ils ont peine à parler.
Quand on fera le catéchisme tous les jours, comme Von fait dans la mission, donner des prix à ceux qui les:
auront mérités, une fois ou deux au plus la semaine, à Wa fin du catéchisme. Quand on ne le fera qu'aux di- “manches et aux fêtes, en donner à chaque fois.
Le catéchisme étant achevé, faire chanter les commandements de Dieu et de l'Église, ou bien le Pater, PAve et le Credo tournés en français, ou quelque autre Cantique spirituel. Car cela sert à occuper la place des chansons mondaines et à élever les cœurs à Dieu.
N'être jamais plus d'une heure en tout le catéchisme, Sans comprendre le temps qui doit être employé à chanter les choses susdites.
Après chaque catéchisme, il est bon d'entretenir un moment les enfants hors l’église, pour les préparer au catéchisme suivant. On ne doit toutefois jamais parler aux
Milles en aucun lieu séparé ou retiré, mais publiquement
et à la vue de tous.
Outre le catéchisme auquel on enseignera ce qui est contenu dans le livre du Catéchisme de la Mission, il est bon d'en faire encore un autre pour les petits enfants, dans lequel on leur apprendra à bien faire le signe de la croix, à dire le Pater, l'Ave, et les autres choses dont ils
. seront capables.
… Les prières du matin et du soir que l’on fait dans les missions étant très utiles et très nécessaires à tous les
Léhrétiens, Messieurs les Pasteurs feront une œuvre très
agréable à Dieu, s'il les font faire dans leurs églises, du moins pendant l’Avent et le Carême, aux dimanches et aux fêles, et aux heures qu'ils jugeront plus convenables,.
et plus commodes pour les serviteurs et servantes et autres pauvres gens. Car c’est pour ceux-là principalement que l’on fait cet exercice. Mais on doit donner cette commission à quelqu'un qui s'en acquitte bien, c’est-àdire qui les fasse avec dévotion et ferveur, prononcant* distinctement et animant bien ce qu'il dira. Car tout ce que l'on fait, de quelque nature qu'il puisse être, mais. spécialement en public, ou il s’en faut bien acquitter et de telle sorte que cela porte fruit et édification, ou il ne le faut point du tout entreprendre.