‹ Œuvres comple?tes du venerable Jean EudesChapitre 143 sur 394 · DE N.-D. DE CHARITÉ. — C. LII · texte numérisé non relu

DE N.-D. DE CHARITÉ. — C. LII

rieure impose en ces termes, ou semblables : Je commande au nom du Saint-Esprit, ou sous peine de péché mortel. Maïs la Supérieure ne doit faire tel commandement, que pour des choses de très grande importance, et ce par écrit, s’il se peut.

« 4, Quand le Père spirituel ou l'Évêque commandent ou défendent quelque chose sous peine d’excommunicalion majeure, qui soit encourue par la transgression même.

.« 5. Quand on transgresse absolument la Règle ès

vœux essentiels de chasteté ou pauvreté, ou de la vie

. régulière ; comme il arriverait, donnant, ou‘prenant,

ou gardant chose notable sans congé, rompant la clôture, quittant tout à fait l’habit, et semblables.

« 6. Quand on viole la Règle avec scandale, et en sorte que la conséquence apporte manifestement quelque grand préjudice au Monastère.

« 7. Quand on fait quelque manquement en la Règle par quelque désordonnée passion, comme par exemple de n’aller pas au Chœur aux heures marquées, par une grande négligence et paresse, de manger hors du re-

pas par une grande avidité et friandise, de rompre le

silence par colère, et autres semblables ; bien que tels péchés ne soient pas souvent mortels, (comme il appert), ce n’est pas la Règle ni les Constitutions qui en ce cas causent le péché, ains les circonstances qui de leur nature les causeraient en toutes autres occasions ; car ce serait toujours péché aux séculiers mêmes de

faire ce qui est péché en soi, de laisser ce qui est requis

au salut, d'enfreindre quelque loi par mépris, de violer les vœux, de scandaliser le prochain, de se relâcher à quelque passion désordonnée.

« La Règle donc, et, comme il est dit, beaucoup moins les Constitutions, n'obligent nullement à péché d'ellesmêmes ; mais les Sœurs craindront pourtant toujours de les violer, si elles se ressouviennent que leur voca-

de Charité, « ce sont leurs Règles et Constitutions, ès-

« qui par quelque signalé bienfait auront obligé le Monas

tion est une grâce très particulière, de laquelle il it dra rendre compte au jour du trépas, et qu’elles: portent gravée enleur mémoire la sentence du Sage : Qui néglige sa voie sera tué !. Or la voie des Sœurs » de Notre-Dame

quelles elles doivent marcher de vertu en vertu, jusques à ce qu'elles voient leur Époux éternel en Sion et partant, qu’elles y cheminent sagement et soigneu sement, sans se fourvoyer ni à droite, ni à gauche. »

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