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La Supérieure dira le Benedicite, etc., devant sa place# les Sœurs tiendront les mains jointes et s'inclineront du rant la Bénédiction, et devant que de s’aller asseoir.
La Lectrice étant debout, les mains jointes, s'inclinant avec celle qui doit servir à table, dira : Jube, Domna, benedicere. La Supérieure répondra, Mensæ, etc. La Lec trice montera en chaire, où étant debout, les mains jointes dira : Zn nomine Domini Jesu Christi. Les Sœurs répons dront Amen.
Elle commencera sa lecture. La Supérieure donnera le signe, disant : Au nom de Dieu ; et les Sœurs déploieront: leurs serviettes. Elles ne laisseront point de places vides sinon aux deux bouts pour celles quimanquent, lesquelles baiseront la terre au milieu du Réfectoire devant que de s'asseoir, si c'est par négligence qu’elles viennent tard
S'il y en a quelqu'une qui soit trop délicate ou trop avide à manger, qu’elle fasse, en entrant, une bonne réso= lution, en invoquant la grâce de Notre-Seigneur, afin de se surmonter courageusement. Que la douillette consi dère le fiel qui fut présenté à Notre-Seigneur, au fort de ses plus amères douleurs. Que celle qui est trop avide pense aux abstinences et jeünes rigoureux des Pères du désert, et de tant d’autres Saints qui ont si puissammenb surmonté leur sensualité.
Qu’elles ne sortent point de table sans s’être mortifiées en quelque chose ; et que néanmoins elles usent sans scrupule ni cérémonie, des viandes qui leur seront don nées pour le soulagement de leurs infirmités, prenant in différemment de la main de Notre-Seigneur, tant en viandes comme en toutes autres choses, ce qu’elles ai meront, comme ce qu’elles n’aimeront pas, voire même à l’infirmerie ; et recevront ce qui leur sera donné avec actions de grâces, reconnaissant qu’elles ne méritent pas un si doux et charitable traitement.
Quand on fait les mortifications usitées (ce n’est que
quatre ou cinq à la fois), les Sœurs à qui on baise les
pieds, en avanceront un, s'inclinant un peu, etse tiendront “debout, et courbées quand c’est la Supérieure. A la fin, “Celles qui les auront baisés, retourneront au milieu du -Réfectoire baiser la terre, et retourneront en leurs places. Celles qui mangent à terre, ayant achevé, se tiendront à
‘genoux ou assises en la même place jusques au signe, lequel étant donné, elles baiseront la terre, et se tiendront en leur rang. Les jours de Fêtes et Chapitres, et en l’absence de la Supérieure, Assistante ou Commise, on ne dira point de coulpes ni d’avertissements.
Celle qui servira troussera sa robe, et ses grandes
manches jusques au coude, ceindra un devantier, et prendra sur la fenêtre du service l’ais chargé des portions. Elle fera l’enclin au milieu du Réfectoire, puis à la Supérieure, lui présentant sa portion, et toutes les fois qu'elle passera devant elle. Elle donnera la portion de VAssistante, et poursuivra le chœur de la Supérieure, puis celui de l’Assistante. Chacune prendra sa portion sans choix ; elles ne s’enverront rien de l’une à l’autre, excepté la Supérieure quand elle le jugera à propos.
M Celle qui servira prendra garde que rien ne manque aux Sœurs. À la fin de la première table, elle mettra les potages de la seconde. Les Sœurs seront fort tranquilles et propres au Réfectoire.
Durant le repas, on lira une fois l’année le Coutumier ebDirectoire, excepté celui de la Directrice et les mortications, et ce devant le temps de la visite ; el une autre fois dans la même année, la Préface des Règles, et une fois l'année les entretiens et les sermons selon les Fêtes ui échoient.
Après le repas, la Supérieure donnera le signe pour finir. La lectrice dira : Zu autem Domine miserere nobis, et toutes répondront : Deo gratias. Elle viendra avec celle qui Aura servi, laquelle abattra ses manches et sa robe, et 4 la terre au milieu du Réfectoire, feront l’enclin la Supérieure, et s'iront mettre à table.