Cest le grand Office composé par le B. J. Eudes
On chante le Veni Crealor avant que de commencer la
4 Messe conventuelle. Le Célébrant l’entonne et les Sœurs «le poursuivent alternativement, ou bien les Prêtres font
un chœur et les Sœurs l’autre ; puis le Célébrant dit le verset Æmitte Spiritum tuum, etc.,'et l'oraison Deus qui “corda fidelium, etc. A la fin de la Messe, il entonne aussi le Te Deum, qui est poursuivi alternativement comme le
… Veni Creator, et à la fin il dit le verset Penedicamus Pa-
trem., etce.,et les oraisons Omnipolens sempilerne Deus, qui “dedisti famulis, etc., et Deus cujus misericordiæ non est
numerus, elc., en aclion de grâces qu à tel jour la Congré- - gation a été établie !.
La veille de ce jour, à l'Obéissance du midi, l'Assis tante a soin d'avertir les Sœurs de se confesser et communier à l'intention de gagner l'Indulgence concédée aux Religieux et Religieuses à la principale fête de leur Ordre, selon l’extrait de la Bulle de Paul V, laquelle Indulgence
“les Sœurs peuvent gagner ; et pour cet effet, on la tient exposée-au chœur, afin qu'elles la voient. Ce jour on ne
M chante point None ©.
1. Par la Lettre d'institulion de M£° d’'Angennes, évêque de Bayeux,
du S février 1651. — « A la fin du Ze Deum, on donne le baiser de paix. » 2° Coutumier, 1, p. 11 Ce baiser de paix se donne comme à la Visitation : « Les Sœurs se tiennent chacune en leur place, tour-
nées les unes vers les autres. L'Assistante prend le baiser de paix de la Sfpérieure, lui faisant un enclin dévant et après, puis elle le «donne à celle qui est proche d'elle, et ainsi consécutivement elles se le donnent l’une à l’autre. La première des Professes de l’autre chœur le prend aussi de la Supérieure, faisant tout de même qu'il a été dit de l’Assistante. Toutes observent de se faire un enclin devant et après en se le donnant. La première dit: « Ma Sœur, priez Dieu pour moi »; l’autre répond : « Ma Sœur, Dieu nous donne sa paix. » Mais à la Supérieure elles disent : «Ma Mère, priez Dieu pour moi » ; et elle leur répond : « Ma Fille, je vous reçois en paix. » 1€" Coutumier, I], p. 76. Le 2° Coutumier prescrit de se mettre à genoux
our recevoir la paix de la Supérieure. I, p. 78.
2. C'est le texte de la 1°° édit. du Coutumier. Dans la seconde édibon, il est dit que les Sœurs pourront continuer le grand Office pendant l'Octave, « si elles n'aiment mieux dire le petit Office abrégé
“ qui a été approuvé pour cette Congrégation par plusieurs savants
© ra
sans octave. L'on chante le Wagnificat des L. Vêpres, ete Nunc dimittis à Complies. L'on ditle Ze Deum à Matines sur le ton de la psalmodie, et l'Office double... .
Toute notre Congrégation doit avoir une dévotion par-
ticulière à ce Saint, et en célébrer dignement la fète. On
la chôme. La Supérieure fait l'Office, et l’on tàche d'avoit prédication.
Si l'on fait la procession à quelque oratoire de ce Saint, l'on chante ses Litanies. Lorsque cette fête esttransférée: l'on fait la même solennité que le jour de Ja fête...‘
Le 20 mars. Saivr JoacniM. L'on en fait commémort tion 2.
Prélats. » {Il a été approuvé aussi par le Saint-Siège, en même temp que les grands Oflices des SS. Cœurs de Jésus et de Marie). — Onn£ tarda pas à s'en tenir à ce dernier parli, à cause de la difficulté à se procurer l'Ecriture occurrente qui ne se trouve que dans le Bré viaire. — 11 y est dit aussi que « l’on expose le Saint-Sacrement dè les premières Vêpres, sans rien chanter, si ce n'est la coutume des lieux » ; qu'après Complies, « on chante les Litanies du Sacré Cœur de la sainte Vierge ; ensuite se fait le Salut » ; que « le jour de là fêle on expose le Saint-Sacrement dès l'Oraison du matin »; que tous les jours de Octave. « on expose le Saint-Sacrement avant Complies, on chante le Nunc dimittis à Complies et les Litanies du Sacré Cœur de la sâinte Vierge, ensuite on fait le Salut, auquel wr chante chaque jour ure des Hymnes de l'Office, la Prose ow quelque Antienne convenable, avec les versels et oraisons propres de la fète, y ajoutant le ÿ. Memento Congregationis, et l'oraison Defende pou la Congrégativn » ; que « quand l'Uctave est entière, on chante l& messe avec la Prose ou le Trait le dernier jour, et que ce jour-là on chante Vèpres, et aussi les A/{eluia et le Laudate Dominum après le Salut. (C'est le grand A{/eluia que le Bienheureux avait coutume dé faire chanter à la fin des Missions.) On y lit, en manchette, que « pendant les trois jours de retraite [préparatoire], les oraisons ex traordinaires se font sur le sujet de la fête, ainsi que celles da soir durant l'Octave », et que « les domestiques et les penitentes gardent cette fête. » 2e Coutlumier, 1, p. 8-12. k
1. 1“ Coutumier, I, p. 8 ; le 2° Coulumier reproduit ce texte danS un ordre un peu différent. t %
2, 1 Coutumier, M, p. 9, — « On en fait mémoire, à moins que
\ Le 5 juillet. On fait mémoire des JoIFS DE LA SAINTE Mere (en cas qu'on ne l’ait pu faire le samedi non occupé après l'Octave de Pâques). L'intention de la sainte ommunion doit être de remercier Dieu de celles qu'il a “données à la sainte Vierge, tant en la terre qu’au ciel, et “de lui demander par son intercession de mettre notre “joie à faire sa sainte volonté !.
ion, on y chante les Litanies de sainte Anne, ou bien on “les dit après Complies*.
“ Le 28 août. Saixr Aucusrix. L'on en fait la commémo- “ralion tout le long de l'Octave. Cette fête est du second
nnellement, comme il est marqué pour les grandes fêtes. On la chôme, et l'on a sermon si l'on peut*.
» Le 2 octobre. L'ANGE GARDIEN. On en fait mémoire. — Le dimanche dans l'Octave, on fait la procession à l'Ora- Loire des Pensionnaires, si ce n’est que la coutume des
on
1: 2° Coutumier, 1, p. 16. Le 1° Coutumier ne mentionne pas cette fête. On sait que le B. J. Eudes avait une grande dévotion aux joies de la sainte Vierge, et qu'il avait composé un office en leur honneur. m2. {= Coutumier, MI, p. 12. — « La procession se fait en l'appartement des Pénitentes. (En note : La Supérieure permet à quelquesnes des Religieuses de chanter l'Office à l'Oratoire des Pénitentes).
adulgence plénière à perpétuité accordée à toutes les personnes igieuses qui militent sous sa Règle. » J, p. 17.
Le 29 juillet. LA FÊTE DE SAINTE MADELEINE. L'on en
lieux la transféràt à un autre jour. On y chante les Lite nies du saint Ange gardien.
Le 20 octobre, SOLENNITÉ DU DIVIN COŒUR DE Jésus. On prend l'Office propre pour cette fête, qui est de première classe solennelle. On chante les I. Vêpres. On dit Maline à trois Nocturnes, observant ce qui est marqué pour fête du très saint Cœur de la B. Vierge, tant pour l'Office pendant l'Octave, que pour l'Exposition et la Bénédiction du Saint-Sacrement, excepté qu'on ne dit point le Ver Creator, ni le Te Deum après la Messe. Ce jour on donne le baiser de paix?. |
Le 1* novembre. LE JOUR DE LA ToussAINT... Tous les jours de l’Octave, on dit, après Complies, les Litanies des Saints, qui sont dansles diurnaux, desquelles onretranché tout ce qui est après le verset Omnes Sanctiet Sanctæ De après lequel on dit les trois Agnus Dei, et ensuite Je Lætamini in Domino. etc. et l'oraison Omnes Sancti etc*.
Le 21 novembre. LA FÊTE DE LA PRÉSENTATION DE NOTRE Dame. On fait... à la Messe les renouvellements en cette sorte. Après que le Domine non sum dignus est achevé, le Sœurs disent l’une après l’autre, avant que de recevoir 4
sainte Communion“, les paroles suivantes en voix in: telligible et posément : |
1. 2e Coutumier, 1, p. 19. Le 1‘ Coutumier, ne mentionne que Le « commémoralion ».
2. 2° Cout. I. p. 19. En manchette : « Les Domestiques et les Pé nitentes gardent cette fête. Pendant l'Octave à l'Oraison du soir, fait la méditation sur le sujet de la fête. » — Le 1* Coutumier me mentionne point cette fête du Sacré Cœur de Jésus ; nous en avons . la raison dans l’?ntroduction. Cf. Ory, Origines, pp. 155, 206. . 1er Coutumier, IL, p.15, et 2° Coutumier, 1, p.19. Dans ce derni@l
on . en manchette : « A 1 fin de l’oraison des I. Vêpres, on sonnë cinq coups pour avertir les Sœurs de venir en leur rang tirer es Béatitudes. La Supérieure dit auparavant le Vent Sancte, ou l'Ant Angeli, Archangeli, etc. »