La Maîtresse prendra tous les jours un temps conyenabl
De P.
Lorsqu'il sera besoin de changer, augmenter ou diminuer quelques-unes de ieurs pratiques, ou de leur faire … faire leurs exercices en d’autres heures qu'en celles qui … sont marquées, elle ne le fera que par l'ordre de la Su- : périeure. Quand il faudra permettre plus souvent ou …— retrancher l’usage des Sacrements, elle ne le pourra point faire de son autorité sans l'avis de la Supérieure, avec … laquelle elle conférera souvent des divers événements et … difficultés qui se rencontreront dans cet emploi, pour recevoir d'elle les lumières nécessaires à la conduite de ces … pauvres âmes!.
—…. Elle ne leur apprendra point aussi à faire l’oraison ni — à dire le saint Office, que par l’ordre de la Supérieure. Surtout qu’elle prenne soigneusement garde qu'il n'y “ait point de noises parmi elles, ni d'aversions, ni de ja- —….lousies, ni de mépris, ni de haïines les unes contre les autres, corrigeant et empêchant, autant qu'il lui sera possible, ces désordres qui sont la vraie peste de la vie à spirituelle et la perditiou des âmes ?.
pour leur faire le catéchisme, et quelques jours de la semaine elle leur fera une instruction familière sur les devoirs du Christianisme —ctles vertus nécessaires au salut. Elle pourra se servir de l'Évangile | “de la semaine ou autre sujet, les reprenant aussi dans ce temps-là de leurs défauts, et les corrigeant et encourageant, selon que l'esprit —…. de Dieu lui inspirera.
— « Quand les Maïtresses font faire les exercices spirituels aux Pénitentes, afin de leur en inspirer plus de respect, elles doivent avoir s'il se peut leur robe abattue, et se comporter d'une manière grave —et religieuse, sy maintenant toujours tant qu'il se pourra. On ne a saurait croire combien un extérieur modeste et religieux opère de « bons effets dans leurs esprits, et combien le contraire leur en produit de fâcheux et leur fait perdre le respect qu’elles doivent à leurs … Maïîtresses. » 2° Coutumier, I, p. 173-174. 4 4. « Elle tâchera de se dépouiller de ses propres idées et lumières, pour suivre celles de la Supérieure, et de se conduire suivant les “saints règlements et usages établis dans eet Institut pour le gouvernement des Pénitentes ; en quoi elle pourra être aidée par les avis … des Maitresses qui l'ont précédée, qu'elle pourra demander avec . humilité et franchise, si la Supérieure le juge nécessaire. » 2e Cou. k - tumier, I. p- 170.
…. 24« La Maitresse doit penser qu'un des meilleurs moyens porr
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Elle aura la clef de la porte des Pénitentes, si la Supérieure le trouve bon, le long du jour, pour sortir et entrer elle et sa compagne, quand la nécessité le requerra; comme aussi quand il sera besoin de faire sortir les Pé- « nitentes pour le service de la maison ou autre chose nécessaire. |
Elle fermera la dite porte tous les soirs, et en portera les clefs à la Supérieure. Ella gardera, ainsi qu'il est marqué dans les Constitutions, la clef de la porte qui donne de la chambre des Maïtresses dans le dortoir des Pénitentes, afin d'y pouvoir entrer s'il arrivait quelque | accident pendant la nuit. Mais hors cela, la dite porte de- | meurera fermée, sans qu'il lui soit loisible d'en faire son entrée ou sortie de matin ni de soir : laquelle clef ! elle doit porter à la cellule de la Supérieure en prenant les autres le matin, et la reprendre le soir en les rapportant’.
Quand les nr prendront leur réfection avec les Pénitentes, elles ne pourront leur distribuer ce qui leur est donné pour leur particulier. Il ne lui sera point loisible de leur donner rien d’extraordinaire, comme serait de leur faire faire des collations, ou leur donner des fruits; ou, quand elles sont incommodées, demander quelque chose de particulier à la cuisine ; ou de distribuer à quelquesunes le potage ou la portion qu'une autre aurait laissée, ou de leur permettre de les garder pour un autre repas, el semblables choses, sans la licence de la Supérieure, à laquelle elle aura recours avec grande confiance et fidélité. Et elle se gardera bien, en cas que la Supérieure ou quelque autre Officière lui refusät quelque chose, d'en
entretenir l'union qui est tant à désirer entre ces pauvres filles, c'est de ne donner aucune marque de préférence aux unes plus qu'aux autres ; cela serait la source de plusieurs jalousies, médisances et pé chés. » 2° Coutumier, II, p.170.
1. Nous avons déjà dit la raison d'être de ces mesures, dont M. Bo-
niface, agent du P. Eudes à Rome, dut prendre l'engagement pour obtenir l'approbation de l'Institut. Cf. p. 13 sq.
témoigner aucun ressentiment, spécialement devant les Pénitentes ; mais plutôt elle fera son possible, en compatissant à leurs faiblesses et infirmités, de les exhorter à se priver, pour l'amour de Notre-Seigreur, de tout ce - qu'elles pourront dénier à la nature.
En ce qui regarde leurs habits, linge et autres nécessi- “tés, elle suivra toujours l'avis de la Supérieure, et ne …— pourra, sans licence, demander aux Officières, comme à { la Robière, Lingère, Infirmière, Dépensière ou autres, de “quoi subvenir à leurs besoins. Et ce qui lui sera donné avec permission, elle ne le distribuera que par l’ordre de la Supérieure, qu’elle recevra aussi pour les fournir de fil, “de lacets, d’aiguilles et autres petites choses pour rac- * commoder leurs habits. tE Elle ne leur permettra point de rompre leurs habits et
|! 488 ; —linges, ni de se les donner ou changer les unes avec les
autres, que par ordre de la Supérieure. Elle suivra aussi ses ordres pour leurs ouvrages, et il ne lui sera point
… loisible de les occuper pour son service particulier, comme
serait pour raccommoder son voile ou sa robe, ni à faire quelque chose pour les Sœurs ou Pensionnaires de la | Communauté.
| Elle sera soigneuse de demander, aux Obéissances, ce “qu'elle aura à faire venir de la ville pour les Pénitentes, Met de même aux Officières ce qui dépendra de leurs ‘charges : et elle ne pourra rien demander hors ce tempsà, sans congé.
Elle usera d'une grande humilité et déférence envers ésa Compagne, qui réciproquement tâchera de se rendre Mrecommandable en cordialité, soumission et respect. | Elles prendront bien garde de ne jamais avilir ou con-
trarier le sentiment l’une de l’autre, ni de s’attirer l'ami- | tié particulière de quelqu'une ; mais elles tâcheront de
“aire en sorte que leur union et bonne intelligence maintienne la paix entre celles qui sont sous leur conduite. A quoi servira encore qu'elles ne s'amusent point à écouter
les rapports où plaintes qui leur pourraient être faites, mais soutiennent toujours le parti de la bonne estime” qu'elles doivent avoir l’une de l’autre : ce point étant l'un des plus importants pour ne rendre pas inutile le fruit” qu'elles doivent faire dans leur saint emploi.
Il ne sera pas loisible à la seconde Maîtresse de leur imposer des pénitences, sinon pour réparer leurs fautes sur-le-champ, en l'absence de la première Maîtresse. Elle ne les doit pas non plus entretenir en particulier, ni les instruire pour l’oraison ou la confession, ou pour d’autres sujets, sans l’ordre de la Maîtresse ; et même, quoique la Maîtresse le veuille bien permettre, elle ne doit pas y donner les mains, mais s’en excuser avec une franche et sincère humilité. ñ
Si quelques-unes s'adressent à elle pour leur faire acheter quelque chose ou le demander aux Officières, même pour leurs ouvrages, elle en doit toujours donner avis à la Maïtresse, afin de suivre l'ordre qu'elle lui marquera, ce qu'elle tâchera d'observer fort exactement.
Si les Maïîtresses jugent à propos de leur faire la lecture»
1. « Il est très nécessaire que la Maïtresse et ses compagnes édis fient les Pénitentes par une grande exactitude à remplir tous leurs. exercices de communauté aux heures marquées, ainsi que par leur intime union entre elles, de sorte qu'elles n'aient qu'un même cœun et une même volonté. C’est pourquoi elles se garderont sur toutes, choses de donner dans le piège que ces sortes d’esprits tendent le plus souvent à celles qui les gouvernent, qui est de blämer à chacune séparément la eonduite des autres Maïtresses, en flattant celles à qui elles parlent sur leurs grâces et leurs talents particuliers, comme s'ils étaient de beaucoup supérieurs à ceux des autres, et tâchant par ce moyen de les désunir et de rendre leur conduite suspecte l’une à l’autre, ce qui est un des plus grands maux qui puissent ar— river. Pour y remédier et l’éviter efficacement, que la Maîtresse ne souffre jamais que les Pénitentes lui parlent mal de ses aides ni d'au= cune autre Religieuse. S'il en arrivait néanmoins quelque sujet ap parent, elle doit user d’une grande prudence et charité pour couvri adroitement l’imperfection de sa Sœur, et leur apprendre en même temps combien grande est l'estime et le respect que les Religieusesm se portent mutuellement. » 2° Coutumier, I], p. 174.
4 leurs livres d'année, ou de leur en prêter queiqu'un ‘én particulier, autre que ceux qui sont marqués dans leurs règlements, elles en demanderont permission à la Supérieure.
La Maîtresse se comportera pareillement à l'égard de celle qui sera employée, conformément aux Constitutions, daider au gouvernement des Pénitentes et à leur montrer des ouvrages, avec une telle prudence qu'elle tâche de la faire respecter et obéir par elles, en sorte qu’elle se puissereposer sur elle en son absence et celle de sa Compaägne. À quoi servira qu'elle ne lui fasse aucune repréhension, devant les Pénitentes, sur les imperfections qu'elle pourrait commettre soit en parlant ou autrement, Vains qu'elle tâche de les couvrir adroitement, afin de la | maintenir en bonne estime, se réservant de lui en donner tavis dans le particulier avec douceur et charité. Et de plus, elle saura qu'il ne lui est nullement permis de se Wservir de cette Sœur, sous quelque prétexte que ce soit, pour faire aucune commission ni en recevoir du dehors, | soit pour le particulier ou pour le général des Pénitentes ; mais elle renverra le tout à la Supérieure ou à l'Économe, puisque, suivant les Constitutions, il ne se doit faire aucun message que par leur ordre, n'était que la Supérieure commit une Économe particulière pour ce quartier- R, laquelle en ce cas devrait avoir l'argent appartenant aux Pénitentes.
1- Ce sont les livres de piété qui sont accordés à chaque Sœur | pour une année.