De la sainte Communion
ee petites filles de la sainte Vierge se doivent mont fort affectionnées à la sainte communion ; maïs ell
ne se contenteront pas, si elles sont bonnes, de le témt gner de paroles, ains elles tâcheront de s’y disposer p des saintes pratiques et dévotes aspirations. | Trois jours devant les bonnes fêtes auxquelles ell devront communier, après qu'elles en auront témoig le désir, la Maîtresse ler pourra donner une vertu à pi tiquer ou une imperfection à surmonter, à toutes € semble ou à chacune en particulier, selon leur besoin, quoi elles lui rendront compte. | Elle leur fera aussi faire des dévotes aspirations, comm les suivantes : |
O Père éternel, montrez-nous votre miséricorde, et no donnez l’auteur de notre salut.
O Père souverain, est-il possible que vous me oi dans trois jours votre Fils bien-aimé ? .
0 bonté infinie, hé ! que pourrai-je faire pour me prépa à loger votre adorable Majesté ?
Mon Dieu, recevez, s’il vous plait, les désirs de mon cœ Je voudrais avoir tout l'amour, toute la pureté et toutesi vertus des Anges et des Saints, non pour*mon intérêt, m pour vous en glorifier, très doux hôte que mon âme dé et souhaite. 2: |
Venez, à feu divin qui consommez toutes choses ; ven, brûler et consommer en moi tout ce qui vous déplaît.
0 Dieu d’amour, vous à moi, et moi à vous !
O grandeur infinie, venant à moi, vous vous oubliez vous-même : hé ! faites que je m° (OMIS de moi pour êtr vous.
O divin Soleil, venez éclairer lesténèbres de mon cœur.
entrée au monde. Hélas ! mon âme qu'est-ce autre chosq qu'une pauvre : étable ? Je vous supplie donc d'y venirfa une nouvelle naissance. È EN
LES PETITES SOŒURS ‘ 337
À Venez; la joie et l’allégresse du ciel et de la terre, venez “bannir de mon cœur toute vaine tristesse.
Venez, Ô feu divin, venez, à pain de vie, venez enflammer
et vivifier mon cœur.
Le matin qu’elles doivent communier, elles tächeront, dès qu'elles seront éveillées, de réitérer quelqu’une de “ces aspirations ; ou bien elles diront:
Bénis soient les jours auxquels Notre-Séigneur est né, mort
et ressuscité ; et béni soit célui-ci auquel j'espère qu'il ré-
m nouvellera en moi sa très sainte naissance, $a passion et sa
ii “résurrection. 0 mon doux etcher Sauveur, que ce soit pour iôtre gloire.
Celles qui font l’oraison, en feront un quart-d’heure, le soir, dès la veille, ainsi que le matin et le soir du jour de la communion, sur ce sujet où sur le mystère qui se cé- Lulèbre ; et celles qui ne font pas encore l’oraison, on léur fera employer les dits quarts d'heure en quelques prières vocales en latin ou en francais.
» Pendant la sainte messe des jours de communion, après Mie Confiteor, elles diront le petit chapelet de douze Ave | Maria, pour demander la faveur de la très sainte Vierge, et qu'elle les présente à son Fils ; et s’il n’est pas achevé là l'Évangile, elles l'achèveront après le Credo. Puis elles IMdiront, pour offrir à Dieu leur communion, en l’union du Saint Sacrifice :
O grand Dieu tout-puissant, recevez ce saint Sacrifice du MGorps et du Sang précieux de mon Seigneur Jésus-Christ votre Fils bien-aimé, que je vous offre par les mains du Prêtre, à la plus grande gloire de votre divine Majesté, à l'honneur de “liglorieuse Vierge Marie, de tous les Æsprits angéliqués, de tous les Saints et Saintes, en action de grâces de tous les “bienfaits que j'ai reçus de votre main libérale, et en satisfac- Mon: de tous mes péchés. Donnez-moi, mon Dieu, en vertu: de Iuté divin mystère,les vertus qui mé manquent et toutes lés “choses qui me sont nécessaires pour aëécomplir votre sainte volonté. ;
Ayez pitié de votre Église, et l’assistez toujours de noi velles lumières de votre Esprit ; ayez pitié de tous ceux pour lesquels vous avez répandu votre sang précieux ; convertissez les misérables pécheurs ; ramenez à votre sainte foi les héré: tiques et les schismatiques ; illuminez les infidèles, afin qu'ils vous connaissent; secourez, mon Dieu, ceux qui sont en quelque nécessité et tribulation ; assistez mes parents et amis: Répandez surtout, mon Dieu, votre esprit d’humilité, de charité et de sainte simplicité sur cette chère Communauté, et versez votre sainte grâce sur notre Mère et nos Maïitresses»
Enfin, mon Dieu, je vous demande pardon, grâce et miséricorde pour moi, pour tous mes prochains, pour les fidèles trépassés, et pour tous ceux qui m'ont fait quelque déplaisi auxquels je pardonne de tout mon LE et pour tous en gé= néral. :
O mon Dieu ,Je vous offre votre Corps et votre Sang précieux je vous offre tout ce que vous avez voulu faire et endurer po , notre salut, et cette communion que je désire faire en l'unior de votre divin amour.
ji l'élévation £
Je vous adore, mon Sauveur, qui avez couvert sous ce voile votre corps, votre sang, votre âme et votre divinité. O Dieu et mon Roi, encore que je ne vous voie pas clairement il me suffit de savoir ue vous êtes ici pour vous vénéren
k . x - . } vous et vous en moi. Très doux Jésus, puisque vous: veneze ma pauvre âme avec vos sacrées plaies, je vous supplie de
de vos pieds, je vous demande la douceur etl’humilité ; parles plaies de vos saintes mains, l’obéissance et la persévérance;
votre ardente charité, afin que, vous aimant et vous obéi sant constamment en cette vie, je vous aime éternellemer das la gloire. Amen.
# Après l’Agnus Dei, elles pourront dire :
O Pain de vie, je m'approche de vous confidemment, “croyant que votre bonté suppléera à mes défauts. Je reconnais et avoue que j'en suis indigne à cause de mes péchés; mais, ô mon Dieu, je vous en demande très humblement pardon, etÿ espère «en la douceur ineffable de votre très bon Cœur. Mon aimable Sauveur, je désire me convertir entièrement à yous et imiter vos vertus. Je vous adore et reconnais pour mon Dieu, et me réjouis de la miséricorde que vous allez exercer envers moi.
Après avoir dit le Confiteor et le Domine non sum di- “ynus, elles se tiendront humblement abaissées devant Dieu, et leur esprit attentif à quelques bonnes affections, “ou bien elles pourront répéter quelques-unes des aspirations susdites, attendant que leur rang vienne, auquel elles iront avec gravité et modestie, faisant les cérémoknies comme nos Sœurs.
L Elles tiendront la tête droite et ferme pour recevoir Ja Sainte Hostie, ouvrant médiocrement la bouche, et laissant doucement humecter ce pain de vie, pour l’avaler le (plus tôt qu'il se pourra, mais avec grand respect, évitant detle faire toucher aux dents ni au palais. L’ayant dedans leur cœur, elles s’entretiendront amoureusement
lavec lui par telles ou semblables paroles :
Voilà, mon âme, le Seigneur, voilà celui que tu désires. ‘oh! ! que tu seras heureuse si tu peux à jamais demeurer avec lui ! Hé ! d’où me vient ce bonheur que mon Seigneur e vienne visiter ?
| | Béni soit celui qui est venu à moi du haut des cieux, sans que je. l'aie mérité.
MO: trésor inestimable, qui ne s estimerait riche de vous avoir Trouvé et de vous posséder ? Mais quel malheur pour moisi MHeperds ces richesses ! Mon Dieu, ne permettez pas qu'un tel ie m'arrive ; mais faites-moi encore cette grâce [que je @ dise paroles qui ne vous soient agréables, que je n'’aie | 3 volontaires qui ne tendent vers vous, que je ne fasse ctions ui n’imitent les vôtres, et que ma conversation soit
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conforme, autant qu'il me sera possible, à la vôtre très saïnt Ce me sera un témoignage assuré, si je vis de la sorte, vous avoir dignement recu, qui m’excitera davantage à 1 aimer, et me donnera espérance de la gloire éternelle.
Elles pourront encore dire quelques Oraisons sur sujet, selon que la Maîtresse leur dira ; ou bien faire peu d'oraison, s’entretenant doucement avec Notre-Se gneur, et excilant en soi une vive créance quec'est lui est en nous ; ensuite de quoi il se faut porterrà des ac d'amour, d'humilité, d’adoration, d'action de grâces de confiance. |
Durant ce jour,elles offriront à Dieu toutes leurs bon actions pour rendre grâces du grand bien qu'elleso reçu, et elles seront plus retenues que de coutumes souveuant de la majesté de celui qui est descendu da leur cœur, auquel elles diront souvent: « Aujourdh Seigneur, vous êtes venu à moi ; aujourd hui vous a renouvelé en moi votre sainte Passion. »
On n'oblige point nos chères petites Sœurs à taire raison. Néanmoins, quand leur dévotion les portera désirer de la faire, au moins depuis l'âge de douze a on leur permettra quelquefois, et même tous les jot à celles qui, depuis l'âge de quatorze ans, auront sainte affection de s'exercer à cette occupation angéliqu pour se disposer à faire davantage quand elles seront Noviciat.
Je VI. DIRECTOIRE POUR LES CONFESSEURS