LIVRE PREMIER. — L. XVI
Mdont vous devez recommander beaucoup la lecture et la pratique à ceux que vous avez à diriger ; esprit d'amour, d'estime et de respect pour l'Église et pour tout ce qui lui Mappartient, comme aussi pour tous les Ordres religieux (Mqui sont dans l'Église. car nous devons avoir un esprit | catholique, c’est à-dire universel, qui embrasse, qui [Mhonore et qui aime tout ce qui est de Dieu et pour Dieu: Met nous ne devons rien mépriser et haïr que le péché et nous-mêmes ; esprit enfin d'oraison et de piété, pour bien faire toutes nos actions dans l'esprit, c’est-à-dire dans | les dispositions avec lesquelles Notre-Seigneur a fait les | siennes.
Étudiez-vous tant que vôus pourrez à entrer dans cet esprit, avec la grâce de Notre-Seigneur, et à le donner aux autres par voire exemple, par vos prières, par vos en- Miretiens et par les méditations, lectures et autres exermcices. Surtout demandez à Dieu qu'il vous donne l’es- Mprit de douceur, et veillez sur vous particulièrement en l'ce point, afin de vous faire aimer et gagner les cœurs, pour y mettre ensuite ce que Dieu nous donnera à cette
Gardez cette lettre et la relisez quelquefois.
A M. Mannoury à Coutances. Sur la mission de Corbeil,
[Corbeil, 18 mai 1651.]
“Tous nos frères de Corbeil embrassent leurs frères de D. Notre cher frère M. Jourdan a la fièvre. Nous sommes iciparmi un peuple duræ cervicis, mais la mission | . laissera pas d'en gagner plusieurs.
(F Martine, 1. 4, n. 53.
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LETTRE XVII‘ ‘4
A. M. Mannoury. Sur la mission de Bernay.
[2 juin 1651.
Nous partons demain pour Bernay, pour y commencer la mission dimanche. Il me semble qu'il sera bon que M. Saché vienne à cette mission ; mais faites-lui faire trois jours de retraite auparavant.
LETTRE XVIII
A. M. Mannoury, pour lui demander des ouvriers pour la mission de Bernay.
(Bernay, juin 1651.]
qui commence par où les autres finissent : nous y avon$ une grande disette d'ouvriers. Je craignais que nous n #
très cher frère M. de Montagu est malade, depuis dis manche au matin, d’une fièvre continue, et M. Jourdan est toutoccupéauprès delui. Hâtez-vous de nousfairevenim M.Saché. Nepourriez-vous point vous passer de M. Le Mesle 1 afin qu'il nous vint aider ? Je laisse cela à votre disposi tion. Écrivez à M. de Saint-Gervais, pour le prier insta n° ment de nous envoyer quelques-uns de ses bons ouvriers! en cette mission ; mais pourtant priez-le de ne nous en
voyer point que de ceux que nous avons déjà vus. | ® 4