‹ Œuvres comple?tes du venerable Jean EudesChapitre 249 sur 394 · LIVRE PREMIER. — L. XXI · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. — L. XXI

LE

laumône, que l’on y voie des chiens, ou des personnes

tout xotre cœur, pour entrer dans ces sentiments etpour les mettre en pratique, pour l'amour de notre très aimable Jésus et de sa très digne Mère.

- C'esten l'amour sacré de leur très saint Cœur que jevous embrasse tous en particulier, avec un nouveau désir de ous servir en toutes les manières que je pourrai. Embrassez-vous les uns les autres en ce même amour, Corde n agno et animo gaudenti. Je me donne tout à eux pour vous, et tout à vous pour eux, en qualité de votre très in-

“digne serviteur et très affectionné confrère,

J&AN EUDES, prêtre missionnaire de la Congrégation de Jésus et Marie.

3 LETTRE XXI‘ É À M. Le Mesle, Sur ses persécutions.

115 juin 1654.

“Je remercie de tout mon cœur notre très adorable Jésus sa très aimable Mère de la croix qu'il leur plait de nous donner. C'est l'unique trésor de la terre, le souverain bien ès vrais enfants de Jésus et Marie, la source de toute nédiction, la gloire et la couronne, l'amour et les dédes vrais chrétiens. Je parle selon l'esprit, et non selon les sens.

Martine, 1. 4. n. 74; Costil, Annales, 1. 2, n. 24. Cette lettre fut te à l’occasion des dispositions hostiles que les adversaires du nheureux avaient réussi à mettre dans l'esprit de Me Servien, emment transféré du siège de Carcassonne à celui de Bayeux.

Adorons donc, très cher frère, bénissons, louons, glo= rifions et aimons de tout notre cœur la très aimable vo: lonté de notre bon Dieu, qui dispose toute chose en Je meilleure manière, et qui sait bien tirer sa gloire dt péché même, qui est le plus grand de tous les maux. Di sons de toute l'étendue de notre âme : Je bénirai le Seis gneur en tout temps. Le Seigneur est mon secours : je mn craindrai point ce que me feront les hommes. Il est vrai q si le Seigneur ne bâtit lui-même la maison, c'est en vai que travaillent ceux qui veulent l’édifier ; mais aussi es il véritable que si le Seigneur ne détruit lui-même | maison, c'est en vain que travaillent ceux qui veulent détruire. Après tout, que la volonté de Dieuse fasse. est le Seigneur, que ce qui lui plaira s'’accomplisse.…

Au reste, fortifions-nous dans le Seigneur et dansdk puissance de sa vertu, persuadés que notre travail n'es point inutile dans le Seigneur. Jetons toutes nos ir quiétudes dans son sein, parce qu'il prendra soin de nous Ce n'est pas à nous qu'ont affaire ceux qui nous tra versent, c'est au Roi et à la Reine ducielet de la terre, qü sauront bien dissiper tous leurs desseins, quand il sera temps. Cependant il faut faire de notre côlé toute que nous pourrons pour les affaires de notre Maître, demeurer en paix. N'oublions pas surtout de bien prié pour ceux dont il plait à Dièu se servir pour no châtier, comme pour des bienfaiteurs.

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