‹ Œuvres comple?tes du venerable Jean EudesChapitre 251 sur 394 · LIVRE PREMIER. — E. XXII ”. A · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. — E. XXII ”. A

fins suivantes, à savoir : 1. à l'honneur de tous les -desseins de Dieu sur la Sœur Marie, et de tout ce qu’il est en elle ; 2. en actions de grâces de toutes les faveurs qu'il lui a faites et qu'il nous a faites par elle ; 3. en satisfaction etréparation de tous les manquements que nous avons commis à ce sujet; 4. pour l’accomplissement de toutes les volontés de Dieu en cet ouvrage; 5. pour demander sa divine Majesté qu’il nous donne part à son esprit, qui est un esprit de haine extrême contre le péché, d'amour très pur vers Dieu, de dégagement entier de soi-même et de toutes choses, de soumission totale à la très adorable volonté de Dieu, d'amour très ardent pour la croix, de rès grand mépris de soi-même, d'une haine irréconciable auregard de l'honneur, d'affection très particulière pour le mépris, la confusion et l’ignominie, mais surtout dune incomparable charité, bonté, douceur et mansuéde au regard du prochain, qui faisait qu’elle prenait

e demander à Dieu ces vertus, et de s’étudier diligemment à les pratiquer. Au reste, les intentions susdites de ès soixante-sept messes, n’empêcheront pas qu'on ne les dise aussi pour les intentions principales qui vont à la lécharge de la sacristie.

“Je n’ai pas oublié aussi M!° Obègne t.

pe Parmi les bienfaiteurs du Séminaire de Lisieux, M. Costil signale M Ozenne, de Lisieux « qui, dit-il, a toujours été regardée comme Ja mère de cette communauté, pour l’avoir assistée dans ses plus llressants besoins, et lui avoir fait plusieurs dons considérables, llutre une somme de 900 livres pour la fondation de trois messes | :

ar semaine, et qui a voulu être inhumée dans la chapelle, pour Yoir plus de part au bien qui s’y fera à jamais ». Annales, Ï. k, 32. Nous pensons que c’est de cette demoiselle qu'il est question inslalettre du P. Eudes, et qu'au lieu d'Obègne, que donne le Reeil de Caen, il faut lire Ozenne.

Je salue très affectueusement, j'embrasse de tout mon cœur tous nos chers frères.

Écrivez, s’il vous plaît, une lettre à ceux de Coutances Je les ai laissés en grande affliction, spécialement M. de Montagu', mais j'ai été contraint de venir ici pour une af faire pressée et importante dont je vous écrirai peut-être bientôt. .

Je salue à tout respect et affection M. le Promoteur ?, eb suis corde magno.,

Très cher frère, | JEAN EUDES, prêtre missionnaire.

J'éubliais à vous dire que presque tous les habitants de Caen disent hautement que la Sœur Marie est une sainte, même ceux qui la méprisaient durant sa vie.

LETTRE "XX HI À la Communauté de Lisieux. Sur la mort de M. Le Duc“ [Lingèvres, 18 avril 1656.]

Ce m'est une très sensible affliction que lamort de notre bon et tres aimé frère, M. Le Duc; car un bon prêtre es! un trésor inestimable dans l'Église, dont la privation ne peutêtre assez regrettée. C'était un excellent ouvrier, à qui Dieu avait donné beaucoup d'excellentes qualités, et il en

rut au Séminaire et lui légua ses livres et ses autres meubles. Co til, Annales, 1. 4. n. 32.

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