LIVRE PREMIER. — L. XXV HA
alium doces, te ipsum non doces*, et pour imiter le Sauveur et accomplir en vous ces paroles : Cœæpit facere et docere?. Je vous conjure donc d'observer fidèlement, pour Pamour de sa très sainte Mère, ce qui suit :
« Qu'on ne manque jamais à faire une heure d'oraison le tin, tous ensemble, devant le Saint-Sacrement, excepté régents et les préfets qui n'en feront qu'une demi-
jours.
— Que les prêtres célèbrent tous les jours la sainte Messe, ec préparation auparavant, une grande application et “récollection en la disant, et une action de grâces non pré- Cipitée après l'avoir dite ; etque ceux qui ne sont pas prêtres l’entendent ou la servent tous les jours avec les ispositions intérieures et extérieures qui sont requises. ee Que les communions se fassent avec soin, aux jours
Que les régents aient beaucoup de respect et de soumission pour le directeur qui leur sera donné, et qu'il ait grande charité, douceur et vigilance pour eux.
… Que chacun fasse tous les jours un quart d'heure de ‘lecture. spirituelle dans l’Écriture sainte, dont on rapti portera un passage le soir dans la conversation ; et que “les régents la fassent dans le saint Évangile, afin d'en aprendre les principales maximes et de les imprimer dans le cœur de leur écoliers.
“Que la conférence spirituelle et les humiliations se sent en chaque semaine, en la manière accoutumée. Que tous les samedis, en l'honneur de l'humilité de otre-Seigneur et de sa très sainte Mère, il y en ait deux ui aillent à la cuisine y laver quelque partie de la vais-
. Rom. I], 21. — 2. Aet. 1,1.
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Qu'en chaque semaine, on fasse diner un pauvre avec la Communauté.
Que le silence soit exactement gardé aux lieux et aux heures prescrits.
Que, hors le temps de la conversation, onne perde point de temps à s’entretenir les uns avec les autres. Qu'on n'entre point dans la chambre d’un autre sans permission ou nécessité ; et que personne ne permettel aux écoliers, soit pensionnaires, soit internes, d’entre dansla sienne. | Qu'on ne mange jamais hors le réfectoire, sinon en cas de maladie, ni hors le temps du repas, que par nécessité et avec permission, nien ville, que rarement et ave® licence.
Que l’uniformité soit gardée très exactement au boire etau manger, dans les habits et en toutes choses. x Que toute singularité et propriété soit bannie de læ communauté, comme une peste très pernicieuse. Qu'on ne recoive rien des écoliers ni de personne, pour se lapproprier, soit argent De messe, soit linge, habits, beurre, fruits etc., mais qu'on le mette aussitôt entre le: mains du Supérieur ou de l Économe. 1 Qu'on ne donne ni prête rien de la Communauté, sans. la permission du Supérieur, à peine d’être traité et pun de larcin, comme dans le cas précédent.
Que la charité et cordialité fraternelle soit conservée très soigneusement, et que chacun se garde de tout ce qui la peut blesser en paroles ou autrement ; et s'il arrive quelque chose de contraire, qu’on ne laisse point passer la journée sans réparer sa faute et sans se réconcilier avec son frère.
Qu'on avertisse par esprit de charité le Supérieur, des défauts des particuliers, auxquels on ne pourra remédie autrement ; et qu'on soit disposé à être aussi averti des
‘siens, et à recevoir l'avertissement avec esprit d'humilités et de soumission, sans s'excuser nise justifier; et que l'on
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