‹ Œuvres comple?tes du venerable Jean EudesChapitre 289 sur 394 · MES TRÈS CHERS ET TRÈS AIMÉS FRÈRES · texte numérisé non relu

MES TRÈS CHERS ET TRÈS AIMÉS FRÈRES

nais sa bonté qui est sans bornes, ne s’arrêtant pas là, a passé bien plus outre, en nous donnant son propre Cœur

ils À même Congrégation ; car, quoique jusques-ici nous n’ayons

D 1. Martine, ]. 7, n. 21.

… 2. Costil, Annales, 1. 7, n. 33; Recueil de Caen, Lettre 70. Nous donnons le texte des Annales.

pas célébré une fête propre et particulière du Cœur adorable de Jésus, nous n'avons pourtant jamais eu intention de séparer deux choses que Dieu a unies si étroitement ensemble, comme sont le Cœur très auguste du Fils de. Dieu et celui de sa bénite Mère : au contraire, notre des sein a toujours été, dès les commencements de notre Congrégation, de regarder et honorer ces deux aimables Cœurs comme un même Cœur en unité d'esprit, de sentiment et d'affection ainsi qu'il paraît manifestement en la Salutation que nous disons tous les jours au divin Cœur de Jésus et de Marie, comme aussi en l’oraison et en plusieurs endroits de l'Office et de la Messe que nous célébrons en la fête du Cœur sacré de la même Vierge.

Mais la divine Providence qui conduit toutes choses avec une merveilleuse sagesse, a voulu faire marcher la fête du Cœur de la Mère avant la fête du Cœur de Jésus, pour préparer les voies dans les cœurs des fidèles à la véM néralion de ce Cœur adorable, et pour les disposer à obte= nir du ciel la grâce de cette seconde fête, par la grande dévotion avec laquelle ils ont célébré la première. Car, encore que celle-ci ait été combattue d'abord par l'esprit | du monde, qui ne manque jamais de s'opposer à tout ce. qui procède de l'esprit de Dieu, aussitôt, néanmoins, qu’elle commenca à paraitre aux yeux de ceux qui font profession d'honorer particulièrement la très sainte Mère de Dieu, ils la regardèrent avec joie, l'embrassèrent avec ardeur, et l'ont célébrée depuis plusieurs années avec” beaucoup de ferveur; et aujourd'hui elle est solennisée par toute la France, et en plusieurs Ordres et Congrégationss religieuses, avec tant de bénédictions, qu'il y a sujet d’espérer qu'elle se célébrera un jour très solennellement par tout l’univers. 12 |

C'est cette ardente dévotion des vrais enfants du Cœur de la Mère d'amour, qui l’a obligée d'obtenir de son Filss bien-aimé cette faveur très signalée qu'il fait à son” Église, de lui donner la fête de son Cœur royal, qui

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