‹ Œuvres comple?tes du venerable Jean EudesChapitre 300 sur 394 · LETTRE LXXXV · texte numérisé non relu

LETTRE LXXXV

À. M. de Bonnefond à Rome, qui lui avait annoncé la 4 concession d'Indulgences pour là Confrérie du divin Cœur de Jésus dans la chapelle du Séminaire de Cou-

[27 novembre 1674.)

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ler cette affaire ! Que tout lé Paradis redouble ses prières ; our la conservation et la sanctification de notre très saint re le Pape ! Que Jésus et Marie vous fassent parfaitehent selon leur Cœur, mon très aimé frère, et qu'ils vous Spirent et conduisent si-bien, que vous fassiez, s'il est ossible, pour les autres muisons, ce que vous avez fait our la maison de Coutances.

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“|. D'après Martine, le P. Eudes rapportait en cet endroit « tout “que [cet enfant infidèle] avait fait et dit contre lui, et ce qu'il avait de son côté pour le faire rentrer en lui-même, sans y avoir pu réusr ». Le nom du coupable ne nous est pas connu d'une manière cere. Peut-être s'agit-il d’un clerc minoré, nommé Aude, dont le * Eudes se servit quelque temps comme secrétaire, et qui eee les es du Bienheureux sur Marie des Vallées à M. Dufour, abbé d’Aul- , qui s’en servit pour publier contre lui l’odieux libelle dont il, question dans la lettre du 12 décembre à M. de Bonnefond. * Costil, Annales, 1. 7, n. 21.

. Le P. Eudes fut, en effet, pris d’une fièvre continue qui ne dura dix jours, mais qui ne laissa pas que d'être dangereuse. Cf. tine, 1. 7, n. 41.

LETTRE LXXXVI'

A M. de Bonnefond, à Rome. Sur un libelle diffamatoi & publié contrelui. ;

[12 décembre 1674.

Me voici dans une nouvelle persécution, plus sanglante que toutes les autres ; c'est que mes grands bienfaiteurs Messieurs de la nouvelle doctrine ont fait imprimer un lis belle contre moi, qu'ils ont distribué par toute la France et dans toutes les communautés de Paris, sur les ‘écrits que j'ai faits de la Sœur Marie ?, qui est plein de fausse: tés, de calomnies et de toutes sortes de marques de leur passion. Ils me chargent de treize hérésies, c'est-à-dire de l’arianisme, du nestorianisme, du monothélisme, du jansénisme, par rapport à quatre propositions condams= nées, etc. La cause de leur colère est que je m'oppose partout à leurs nouveautés, que je soutiens hautement là foi de l'Église et l'autorité du Saint-Siège, et que j'ai brülé un livre détestable qui a été fait contre la dévotion à la sainte Vierge, à la fin duquel on dit qu'il ne faut point la prier, non plus que les autres Saints, et qu'elle n’est point Mère de Dieu, quoique pourtant elle soit appelée Mère de Jésus. C’est un abbé du pays de M. de Sainte-Ma rie*, quiest l’auteur de ce libelle #, avec ane autres -

1. Fleurs primitives; tome 1, 1. 2,;n. 38. Martine! L 7, n.38, ré de cette lettre, mais sans en citer 18 texte. 7 Marie des Vallées.

. M. Faucon, dit de Sainte-Marie, était originaire du bourg même d’Aulnay.

4. L'auteur du libelle en question était M. Dufour, abbé d Ans 1 « Il n'est pas aisé, dit Martine, 1. c., d'exprimer le tort que cette malheureuse pièce fit à la réputation de cet homme apostolique. L: vie solidement vertueuse et édifiante qu'il avait toujours menée, s& piété éclatante, son zèle pour le salut des âmes, les grands biens qu’il avait faits dans les missions, tout cela fut terni et presque en* tièrement détruit. Sa réputation si certainement établie ne put teni

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