‹ Œuvres comple?tes du venerable Jean EudesChapitre 31 sur 394 · D. DE CHAR · texte numérisé non relu

D. DE CHAR

Si on traite différemment en viandes celles qui sont délicates par l’accoutumance passée, cela ne doit pas fàcher les autres qui, par une autre accoutumance, sont ren” dues plus fortes, ni ne leur doit pas sembler injuste:

Et qu'elles ne les estiment pas plus heureuses de quoi elles mangent ce qu’elles-mêmes ne mangent pass; mais que plutôt elles se réjouissent en elles-mêmes dece qu'elles sont plus robustes qu'icelles, et peuvent ce qu'icelles ne peuvent pas. |

Et si on donne quelque chose en viandes, en‘habits;-en lit, en couvertes, à celles qui viennent d'entre les délica tesses du monde au Monastère, dé plus qu'ôn ne donnes

celles-ci auxquelles on ne donne pas ces particularités doivent penser combien celles-là se sont-démises de leur vie mondaine pour venir à la monastique, quoiqu'elles ne puissent pas arriver jusques à "la sobriété et" frugalité des autres qui sont de plus forte complexion: Et celles-ci qui sont plus vigoureunses, ne se "doivent pas troubler si elles voient que, plulôt. par support“ét compassion que par honneur, celles-là recoivent de meilleures portions, afin que celte détestable perversité, n'advienne, que, au Monastère, où tant qu'il se peutles riches sont rendues laborieuses, les pauvres soient faites délicates. D .

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