LIVRE DEUXIÈME. — L. II
ut est fondé sur le très sacré Cœur de la souveraine Impératrice de l'univers ; et cela s'est fait non point par industrie des hommes, mais par un ordre particulier du ciel. Car, mardi dernier, Ms° de Bayeux, après pluieurs autres remises et difficultés. avait encore remis affaire à vendredi ; et au même jour, il fit dire que ce erait à mercredi, ce qui a élé ainsi accompli. Grâces éternelles en soient rendues à la très sainte Trinité, à
otre-Seigneur Jésus-Christ, à sa très précieuse Mère et à tous les Anges et Saints qui y ont contribué, et que bénis soient à jamais des plus saintes bénédiclions du Ciel tous ceux et celles qui y ont coopéré en quelque facon que ce soit.
"Pour actions de grâces, je suis d'avis, mes très chères Filles, que vous fassiez ce qui suit, à savoir : De réciter, fous les jours, durant une semaine, toutes ensemble, le Te Deum, L'Ave Cor sanctissimum, et chaque jour une des huitlitanies du très saint Cœur de la Bienheureuse Vierge, Qui sont à la fin du livre de la dévotion à ce même Cœur!, baprès l’oraison du Cœur, dire l’oraison de saint Joseph, Pelle de saint Gabriel, celle des saints Anges gardiens, et
celle de tous les Saints, qui est au jour de la Toussaint.
‘ommodité, en action de grâces à la très sainte Trinité, à lésus, au très saint Cœur de sa glorieuse Mère, aux Anges “aux Saints, et pour M: de Bayeux, pour vos fondateurs Hbienfaiteurs, et pour tous ceux et celles qui y ont conbué. l
De plus, il me semble que vous devez écrire quatre éttres de remerciement : 1. à M° de Bayeux, 2. à M. le Président de Langrie, 3. à M** la Présidente, 4. à M°*° de à Porte à qui vous avez de très grandes obligations Je rie notre chère Sœur de Saint-François Xavier d écrire
M: Le livreintitulé : La dévotion au très saint Cœur de Marte, publié MAutun en 1648, réédité à Caen en 1650.
ces quatre lettres. Surtout je vous conjure de com mencer maintenant, à bon escient, à vivre comme de vé ritables Filles du très saint Cœur de la Mère de Dieu. C'est en l'amour sacré de ce Cœur que je suis et serai éternellement, mes très chères Filles, |
‘Tout vôtre, JEAN EUDES, Prêtre Missionnaire.
:P.S,] — Attendez à chanter solennellement le 26 Deum, que M. Mannoury et M. de Langrie soient à Caen mais en allendant ne laissez pas de le réciter, comme Î est dit en cette lettre.
A la Sœur Marie de l'Assomption Eustache de Taillefer Le Bienheureux l’engage à se préparer à sa Professions
De Paris, ce 11 mars 1651.
MA TRÈS CHÈRE FILLE
Jésus, le très saint Cœur de Marie, soit le nôtre pot jamais !
C'est bien mon désir que vous fassiez profession plus tôt. et si cela était en ma disposition, il serait dé} fait ; mais il est nécessaire que vous ayez des Religieus®l avec vous auparavant ?, et vous en aurez bientôt. Demet rez donc en paix jusque-là, ma très chère Fille, et vo préparez à cetle sainte aclion.
Je prie Notre-Seigneur et sa très sainte Mère qu'ils vot