LIVRE DEUXIÈME. — L. VIII
“ne devrait pas persévérer en la grâce, est plus néanmoins que de délivrer toutes les âmes du purgatoire. Mettez-vous devant les yeux ces saintes filles qui quittent leur pays, passent les mers et s’en vont parmi … les Canadiens, où elles sont tous les jours au milieu de mille dangers pour gagner quelques âmes à Dieu.
Je connais une personne de votre sexe, une fille faible, “timide et fragile comme vous, qui a demandé à Dieu, pendant plusieurs années, avec des ardeurs incroyables, M de souffrir les peines épouvantables de l'enfer pour un “temps, afin d'en préserver quelques âmes méchantes “pour l'éternité ; et Dieu lui fit souffrir pour ce . des
Après cela, mes très chères Sœurs, ne devrions-nous | pas mourir de confusion, à la vue de nos faiblesses et Mlächetés ? Les moindres difficultés nous abattent, les plus “petites peines nous découragent, les plus faibles tentations nous surmontent, des mouches nous sont des éléphants ; nous nous attristons de ce qui devrait nous réjouir, nous tremblons où il n’y a aucun sujet de “craindre ! Nous voulons bien jouir des avantages de la Msainte Religion, mais nous n'en voulons point les croix ; mous nous imaginons que la dévotion consiste dans une. vie oisive et sans travail. Oh ! que nous nous trompons Hourdement ! Toute dévotion qui ne va point à renoncer A à soi-même, à ses volontés et à ses satisfactions propres, et à porter sa croix et suivre Jésus dans la voie par lauelle il a marché en cherchant les âmes égarées, n'est “qu'une pure illusion et tromperie.
Ne savez-vous pas, mes très chères Sœurs, que le grand LLchemin pour aller au ciel, c’est le chemin de la eroix, et qu'il n'y en a point d'autre que celui-là, et que les véri-