Recuerl de Caen, Lettre
Si toutes les autres étaient dans cet esprit, elles seraient | véritablement les filles de Notre Dame de Charité. | Ce m'est une douleur trèssensible den'être point présent au sacrifice de ma très chère Fille‘; je serai pourtant en esprit, el vous sacrifierai avec mon Sauveur, dans son" grand sacrifice que je vais offrir pour vous, pour le supplier, et sa très sainte Mère aussi, de suppléer à mon défaut, et d'assister pour moi à votre sainte profession et" de vous faire tout à fait selon leur divin Cœur. C'est en ce Cœur très aimable que je serai éternellement malgré tout l'enfer, à vous et à toutes mes vraies Filles. Le tout vôtre, JEAN EuDEs, Prêtre Missionnaire de la Congrégation de Jésus et Marie.
LETIREXES
A la Sœur Marie de Sainte-Agnès des Champs. Æ Le Bienheureux la console sur ses peines.
Votre lettre, ma très chère Fille, me touche beaucoup plus sensiblement que je ne puis dire, à raison des peines que vous souffrez. Ne vous laissez pourtant point « aller au découragement, mais mettez votre confiance en notre très bénin Sauveur et en sa divine et très bonne Mère et la nôtre, qui vous aiment infiniment et qui sau-
1. « Comment se fait-il que le P. Eudes, présent à Caen, n'assista pas à la profession de Sœur Marie de l'Enfant-Jésus ? Nous l'ignorons. M Sa lettre porte les traces d'une peine intime, qui ne fait que mieux ressortir son attachement à sa chère Communauté. » Ory, Origines, P: 150, ?
2. Recueil de Caen, Lettre 44 ; Costil, Annales, 1. 6, n. 6, {